Nicolas Presl
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Nicolas Presl
Entretien par Xavier Guilbert en février 2009
En trois ouvrages en autant d’années, Nicolas Presl a confirmé ce que l’on pressentait à la lecture de son Priape. Plutôt que de constituer un appauvrissement, le choix de l’exercice particulier du muet lui permettait de tisser des récits aux échos nuancés et complexes. Ou comment, sans rien dire, se constituer un langage. Xavier Guilbert : Je viens de lire Fabrica, ton dernier ouvrage paru chez Atrabile. C’est ton troisième livre, et c’est encore un récit (...)
Fabrica
Chroniqué par Jessie Bi en février 2009
Après l’antiquité, la renaissance, voici les temps modernes, dans un de ces vieux futurs en « isme » du XXème siècle où les cheminées des usines se confondent avec les bouches à feu des canons. La fabrique, avec ses trois entrées comme une cathédrale, voit venir et repartir au son de ses sirènes, ses ouailles laborieuses dédiées au culte des divines machines qu’elle abrite. L’usine tourne comme la roue du temps ou du destin, et comme eux s’impose à tous. Cause (...)
Divine Colonie
Chroniqué par Jessie Bi en février 2008
Au siècle d’or, en Espagne, un jeune prince ne met pas des mots sur ce qui donne à ces rêves les formes du cauchemar, mais une série d’images sous la forme d’un triptyque, que l’on referme non pas comme un livre mais bien comme une fenêtre. Il l’ouvre et s’y perd en contemplation, expliquant et donnant corps non verbal à un pulsionnel qui s’ignore entre Eros et Thanatos au pays d’une foi catholique omniprésente. Il y entend/voit, entre (...)
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Entretiens
Nicolas Presl | février 2009
Chroniques
Divine Colonie de Nicolas Presl | février 2008
Fabrica de Nicolas Presl | février 2009
Priape de Nicolas Presl | octobre 2006
BRÈVES
Splendor No More
12 juillet 2010
L’auteur d’American Splendor et l’une des figures emblématiques de l’autobiographie en bande dessinée, Harvey Pekar s’est éteint hier à 70 ans. Il laisse derrière lui son « grand œuvre », chronique personnelle illustrée tour à tour par R. Crumb, Spain Rodriguez ou encore Joe Sacco, entre autres noms remarquables. En 2003, il avait été incarné à l’écran par Paul Giamatti.
Coupés du Monde
12 juin 2010
Aux flâneurs de la capitale réfractaires aux sirènes du ballon rond, les jours qui viennent s’annoncent riches en horizons à explorer. Pour commencer, Thomas Ott s’expose du 11 juin au 17 juillet à la Galerie Martel (17 rue Martel dans le 10e). Ensuite, histoire de continuer à célébrer les XX ans de l’Association, Benoît Jacques prend la suite de Nine Antico et de Grégoire Carlé et « s’installe » du 15 juin au 17 juillet à Super-Héros (175 rue St Martin dans le 3e). Enfin, on pourra aller admirer le travail de Dominique Goblet & Nikita Fossoul et Aurélie William Levaux du 18 juin au 18 juillet au Monte-en-l’Air (71 rue de Ménilmontant / 2 rue de la Mare dans le 20e).
Ah oui, et puis sinon, il paraît qu’il y a aussi quelque chose au Palais de Chaillot jusqu’au 28 novembre... alors bonne(s) visite(s).
Joli mois de Mai
30 avril 2010
Avis aux amateurs : ce mois de mai promet d’en éblouir plus d’un.
Tout d’abord, du côté de nos voisins Suisses, on pourra aller goûter à l’édition 2010 du Festival Fumetto (à Lucerne, du 1er au 9 mai), qui propose un superbe plateau d’expositions consacrées à Jack Kirby, Emmanuel Guibert, François Avril, Thomas Ott, Chihoi, Nicolas Mahler, Brecht Evens, ou encore Nadia Ravicioni. L’ensemble du programme détaillé est disponible sur le site du Festival.
Et pour ceux qui seraient plutôt parisiens, ils pourront toujours tourner leurs regards du côté de la Galerie Martel, qui exposera du 5 mai au 5 juin des originaux de R. Crumb.
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(un gaufrier immuable de trois par quatre cases) M’enfin ! Quatre par quatre !
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