40075km comics, Collectif
En français Publié chez L’Employé du Moi
Chroniqué par Loleck en mars 2007

Vingt dieux, le gros bidule. Par où l’attraper ? Par les chiffres ? Comme le premier recopieur de dossiers de presse venu ? Bon, d’accord : en échange de vos vingt-neuf euros et cinquantes centimes, on vous remettra un fort volume de deux cents millimètres par quatre cents, et quarante millimètres d’épaisseur, accusant mille sept cents quinze grammes à la pesée, et proposant sous sa couverture prune sombre à longs rabats les travaux de soixante-douze auteurs, soit quatre-vingt cinq récits sur cinq cents quatre-vingt dix pages ; récits eux-mêmes sélectionnés à partir de plus de trois cents propositions de planches publiées entre mars deux mille cinq et juillet deux mille six sur le site web du collectif (dont le nom, rappelons-le, fait directement référence à la circonférence de notre bonne vieille planète à l’Equateur, c’est-à-dire précisément quarante mille soixante-quinze kilomètres). Vous noterez que je veux bien recopier des chiffres, mais en toutes lettres, on n’est pas des sauvages.

Un pareil opus force le respect, à commencer par le respect mêlé de crainte que lui vouent les poignets du lecteur qui aurait l’idée saugrenue de le compulser à bout de bras. On s’installera donc au contraire devant un espace dégagé et propre, car la reliure dure et la couverture molle favorisent une lecture à plat (ce qui constitue la première et la plus évidente des manières de distinguer ce gros pavé de son grand oncle le Comix 2000, dont la couverture était rigide). Le lecteur économe, qui choisira de grignoter la chose par petits récits ponctuels, pourra aisément le faire durer des mois. J’en connais certains qui n’ont toujours pas fini leur Comix 2000, justement. On reconnaîtra, par ailleurs, qu’il y a parfois du bon sens à adopter cette technique nonchalante : ces gros volumes peuvent être indigestes.

Bien sûr, le recueil est doté d’une unité thématique (« le voyage et par extension tout déplacement d’un point à un autre », dit la préface), et ce thème est conforme au projet annoncé par le titre : il s’agit de faire le tour de la terre, comme l’annonçait le système des « bornes kilométriques » par lesquelles les lecteurs du site web pouvaient distinguer un récit qui leur avait plu, et comme le confirme la provenance des auteurs du recueil — beaucoup de franco-belges, bien sûr, mais aussi des auteurs venus de la lointaine Amérique ou de l’Asie mystérieuse, ce qui donne au tropisme autobiographico-nombriliste des européens le label de mondialisation heureuse et d’ouverture culturelle qui eût pu leur faire défaut aux yeux de lecteurs aigris ou soupçonneux (car il faut être aigri ou soupçonneux pour risquer l’hypothèse que, peut-être, la fascination exclusive pour ses propres chaussettes, élevées au rang d’œuvre d’art par le seul fait qu’on les croque au bic sur son blog, ne constitue pas la voie royale vers une authentique ouverture artistique à l’autre).

Bref, on aura compris que j’ai des réserves. Je m’autorise donc une précaution liminaire : il y a des pages aimables et charmantes dans ce gros livre, et tout ce que je vais dire ne les oublie pas, et ne les annule pas. Simplement, ce n’est pas hélas avec l’envie de parler d’elles que je sors de la lecture de ce pavé (et pourtant, j’ai pris mon temps, croyez-moi).

Au départ, cette idée de tour de la terre était plutôt séduisante. Comment faire le tour de cette chose ? Comment prendre la mesure du monde ? Et cette question, chez nous autres modernes, est toujours une question de mouvement (depuis Descartes et Newton, la mesure du monde passe par la définition des lois du mouvement) : il y avait une logique, donc, à traiter de « tout déplacement d’un point à un autre » ; et il y avait un intérêt à voir cette question classique traitée dans des formes nouvelles. Cet intérêt, hélas, est en partie démenti par la publication du recueil.
Qu’on ne se méprenne pas : j’avais aimé de nombreux récits publiés sur le site 40075km.net, et plusieurs se retrouvent dans le livre ; ainsi mon problème n’est pas de contester la sélection, mais la publication. Un livre n’est pas un giga-fanzine. Cercler le monde demande mieux qu’un recueil. Il y a des planches intéressantes, surprenantes, belles, intelligentes, qu’il était agréable de lire en deux ou trois clics ; on se remplissait d’images en quelques bouffées, et on partait ensuite les expirer plus loin, parfois en y repensant, comme un bon goût reste en bouche. Une fois fixées sur la masse des pages, arrêtées par la colle et la couv, le lisse et le carré, c’est autre chose.
Je le répète, ce n’est pas un fanzine : un livre d’un kilo sept, ça va durer, rester, s’installer dans une étagère, ça ne va pas s’évaporer. Il faut du fond, de la structure : il ne s’agit plus de prendre la mesure du monde d’un coup d’œil, en rafales, par touches successives et foisonnantes (le site donnait cette impression de bruissement, de transformation permanente), il s’agit de s’imposer comme livre. Quand je bloque quatre centimètres de rayonnage pour un gros livre qui va probablement durer autant que moi ou à peu près, j’ai besoin de savoir pourquoi je le fais ; et il faudra que je le sache encore en le relisant demain, ou après-demain, ou dans dix ans.
Je ne dis pas que les planches sont mauvaises (il y en a), je dis que l’ensemble ne fait pas un livre, et que le prétexte de la circonférence terrestre ne fait qu’éclairer tragiquement cet échec, en révélant entre le tour du monde et celui des nombrils un divorce qui était moins frappant quant on papillonait entre les planches en ligne. Sur papier, finie la légèreté des images picorées : elles sont maintenant juxtaposées, immobiles, et sous l’unité thématique du prétexte on est désormais plutôt frappé par le formalisme un peu répétitif d’une littérature de genre qui s’essouffle.

Littérature de genre en effet que cette bande dessinée qui laboure éternellement les mêmes territoires, ceux qui étaient encore il y a quinze ans des friches courageusement explorées, et qui sont désormais rebattues et revues.
Fascinée par sa propre audace des années 90, toute prise dans le grand totem de la résistance à la commercialisation obscène de la décennie précédente, la bande dessinée ne cesse de rejouer sa propre éclosion. Elle mime sans arrêt le grand commencement, le retour purificateur aux choses vues, aux histoires vraies, donc aux choses vues par soi, aux histoires de soi-même. Dans la route vers la maturité ouverte au début des années 90, on connaît désormais par cœur les cent premier mètres, les débuts, le grand réveil de la spontanéité ; alors on innove spasmodiquement, comme bloqué dans cette perpétuelle innovation, et sa répétition même lui interdit désormais d’innover en quoi que ce soit. La routine des thèmes fait écho aux routines des traits.
C’est leur accumulation qui les annule : la répétition de ces observations à ras d’ego, à hauteur de sommier, à fleur de peau mais jamais plus loin ne parvient pas à se faire passer pour une figure du monde, parce que leur fraîcheur répétée finit en naïveté un peu balourde, surjouée. Tous ces auteurs semblent partager la certitude que la spontanéité, que ce soit celle d’un récit tendu vers la pure restitution descriptive du quotidien, ou celle d’un dessin qu’on s’acharne à libérer de toute entrave et de tout apprêt, est la seule voie possible en bande dessinée.
Qu’on raconte sa boulangère ou ses rêves, ses vacances à l’étranger ou ses paysages les plus intimes, c’est toujours de la broderie sur soi, et jamais — ou rarement — la « question classique » que j’évoquais tout à l’heure. Forcément, il faudrait assumer définitivement le statut de littérature. Avoir une mémoire, un jugement instruit des codes, des formes et des traditions. On en peut pas subvertir ni transgresser des règles qu’on ignore ; il faut digérer le passé pour avancer, or trop de planches de 40075km comics sont sans passé et sans mémoire.

C’est presque drôle : on avait rejeté la bédé de genre, et on se précipite dans la fabrication d’un nouveau genre de bédé, aussi étriqué à sa manière que les dizaines de séries historiques de Glénat ou les productions les plus stéréotypées de Soleil et de Delcourt. On fuit tout académisme, mais c’est pour tomber dans sa version la plus stérile : un formalisme sans distance, fait de trait naïf, de montage plat, de cadrage unique, d’esthétisme abscons et creux à force de profondeur surjouée ; tout cela compose une charte formelle pour le minimalisme commode qui répond dans le dessin aux automatismes des récits.
C’est qu’en parallèle en effet le récit de soi s’étale dans des formes conventionnelles à force de ne pas vouloir l’être, de sorte que dans les récits aussi l’autofiction ou l’autobiographie deviennent académiques par refus obstiné de tout académisme. Bref, à force de ne pas avoir de mémoire de sa propre histoire, la bande dessinée finit par bégayer des innovations qui n’en sont plus. Les générations se superposent, et s’il a des successeurs Jean Bourguignon est toujours Jean Bourguignon, comme dans Fondu il y a dix ans ; idem pour Rémi Lucas, Gilles Rochier, ou David Scrima.
Scrima, tiens, bon exemple : vous lisiez Nerfs de famille à la fin des années 90 ? Eh bien Louise va bien, elle grandit, elle va sur ses sept ans, pages 554-559. Le quart d’heure warholien dans sa version fanzine. Il y a un fétichisme de l’intime, du proche, du ressassement de soi, auquel je suis parfois prêt à préférer le fétichisme en résine à la Leblond-Delienne.

A l’arrivée (car j’ai lu, scrupuleusement, les presque six cents pages, et je répète que, prises individuellement, plusieurs m’ont plu, sans qu’aucune ne parvienne à elle seule à sauver l’ensemble du livre), je doute sérieusement qu’il faille souhaiter la généralisation de ce passage de la publication en ligne vers la publication papier. Je me demande même, à ruminer ce petit goût d’étriqué que laisse en bouche toute cette spontanéité créative, si la véritable leçon de cette lecture n’est pas un projet inverse : il y a des tas de romans qui seraient bien mieux en ligne. Et puis ça permettrait à bubu75 de dire en direct à Christine Angot que ce qu’elle fait, c’est trop de la balle. La reconnaissance, ça compte.

Ah, une dernière chose : inutile de me dire que je suis méchant, ou injuste, ou blasé, ou simpliste. Je fais mon boulot de critique, or la critique, rappelez-vous, c’est fait par d’aigris jaloux qui ne savent pas dessiner (sans compter que c’est aisé, tandis que chacun sait que l’art est difficile). Si vous n’êtes pas d’accord avec mon sentiment, je vous autorise donc solennellement à considérer que je suis méchant, injuste, simpliste et blasé par aigreur, et on n’en parle plus.

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9 RÉACTIONS
#01
40075km comics
Mission accomplie, Critixman ;-)
par jbastide le 16 mars 2007 | Répondre à ce message
#02
40075km comics

Pour faire un parallèlle, j’ai ressenti dernièrement un malaise du même genre à la visite de l’exposition "les peintres de la vie moderne" au centre Pompidou. Pour présenter le gigantesque fond photographique récemment donné par la caisse des dépots, le commissaire d’exposition (mais certains aiment à se faire appeler curateur pour faire international, ou mondial !) avait décidé de jouer sur l’accumulation. Ainsi des murs gigantesques recevaient des dizaines de photos sur toutes leur surfaces, dans des pièces aux dimensions variables. J’ai été personnellement dégouté de ce dédain pour les artistes, au profit du scénographe/muséologue qui s’est fait valoir en vedette.

Curieux phénomène : la juxtaposition pléthorique d’expérimentations et d’avant gardes en tout genre rend anecdotique la démarche de leurs auteurs. Ainsi noyés dans la masse, et indépendants de la durée du processus de la démarche des artistes, toutes les extravagances ressemblent à de simples tics. Et la singularité de chacun est effacée par la mise en perspective factuelle, transformant l’histoire de l’art en histoire de la mode (ou des tendances).

Bref, je ne lis de toutes façons jamais les ouvrages collectifs, surtout les thèmes imposés. Sûrement pour les mêmes raisons...

Mael

par mael le 16 mars 2007 | Répondre à ce message
#03
40075km comics
Ce bouquin est franchement inintérressant. Au moins ça fait l’unanimité.
par S. du aaablog le 16 mars 2007 | Répondre à ce message
>03
40075km comics
Passons sur la réponse de AAABLOG qui n’entend rien semble-t-il à la critique construite de cette article. Je me permet juste de signaler que je ne pense pas que le projet de ce livre fût à ce point de couvrir le monde (de la bd). il est vrai toutefois qu’on assiste au renforcement d’un genre et de tous ces travers, l’histoire d’une génération ? Je trouve intéressante la question de la publication papier/en ligne soulevée par l’auteur. Quel place prend et va prendre à l’avenir ce type de lecture ? en ligne c’est plus léger c’est sûr, mais tellement bref, que reste-il de ce site aujourd’hui d’ailleurs ?
par bouba le 19 mars 2007 | Répondre à ce message
>03
40075km comics

Curieux peut-être que ce soit ce livre-ci plutôt qu’un autre qui récolte cette critique... Outre qu’elle pourrait s’appliquer à bien d’autres, l’analyse, pourtant, est fondée. Ce qui était intéressant en tant que nouveauté voici une dizaine ou une quinzaine d’années, montre ses failles, à présent qu’on a apprivoisé et normalisé l’idée de son existence, et surtout que ses mécanismes ont eu une tendance générale à se stériliser, se simplifier, se réduire à de moins en moins de substance (jusqu’à n’être "plus" qu’une ouverture à l’intimité, qui, face à une certaine bd "vieille école", peut paraitre un bien, mais qui peut aussi sembler bien insuffisante dans un contexte nouvellement réapproprié en tant qu’"artistique").

Ce qui était intéressant en tant que première étape, si elle en reste à cette première étape, ne vaut effectivement guère plus que n’importe quel genre sans cesse ressassé sans que plus personne, pour finir, ne connaisse ou ne se souvienne des raisons de son existence.

Le constat est donc sans doute juste, et la barre à redresser. Car il faut cependant souligner que ce constat n’annule aucunement la totalité des travaux parus dans cette "catégorie" qui ne devrait pas en être une : mais on peut en revanche se demander si dans l’ensemble ce qui parait aujourd’hui est ce qu’il y a à retenir (cf l’entretien neaud/menu dans l’éprouvette 3, à propos de la rapide transformation en un genre uniforme de démarches à la base diverses et diversement justifiées).

par Un inconnu le 20 mars 2007 | Répondre à ce message
40075km comics

Déjà merci pour cette longue critique. Enfin quelque chose de dense et complexe qu’on doit lire à tête reposée. (C’est ce que j’ai fait) Je suis assez d’accord avec un commentaire précédent : ta critique d’une certaine production indépendante actuelle ne s’applique vraiment pas selon moi dans sa totalité à 40075. Non tu n’es pas aigri, ni méchant, ni injuste, rassure toi. Si je peux parler au nom de l’employé du moi, nous avons voulu figer sur papier un moment de la vie du site en rassemblant une gamme de récits la plus large possible tant au niveau de la narration que du traitement, autour du thème du déplacement. A t’on réussi ou pas je ne sais pas. Maintenant c’est sûr qu’il y a pas mal de récits tournant autour du quotidien, de l’autobiographie,... Tant mieux ! je m’y reconnais. Mais on est loin encore il me semble de cette autobiographie molle, sans danger, sans risque, sans mémoire ni distance (dixit toi) qui pourrit le net sous forme de blog bd sur lesquels l’auteur "bd" et ses copains se replient chaudement à coups de commentaires et de smileys.

Donc OUI pour rehausser la barre de l’autobiographie (cfr un autre commentaire ci dessus), pour construire des récits, une oeuvre,... tout ce que tu veux (an tant qu’auteur, je me sens très concerné par ça). Mais OUI aussi en parallèle pour plus de critiques encore plus denses, complexes et nuancées.

>03
40075km comics
J’avais envie de répondre à Loleck, et puis de relire ce pavé de critique autosuffisante m’a soudainement fatigué, aussi je suis content de n’être passé sur ce site qu’une seule fois, et d’autant plus de ne pas y revenir. Mais peut-être suis je un sauvage ?
par Albert le 2 avril 2007 | Répondre à ce message
>03
40075km comics
Non, cher Albert, tu n’es surtout pas un sauvage. Un sauvage ne vit pas sur un piédestal et dans l’autosuffisance qu’il met dans la chronique des autres, il parcourt et affronte son monde, y dialogue à sa manière, c’est sa beauté, c’est sa force, tu es l’inverse, exactement.
par Raoul Jules le 2 avril 2007 | Répondre à ce message
>03
40075km comics
Monsieur Raoul Jules, ce message ne voulait peut-être pas marquer un forme de mépris envers Loleck, mais hurler à sa manière et à la face du monde ce drame quotidien de milliers d’hommes et de femmes ne pouvant agir car prisonnier du carcan « gravitique » d’un canapé en croûte de porc obligeant à regarder la Une ou la Six entre deux coussins imprimés « léopard », ultimes emblèmes fragiles, dérisoires et émouvants de ce monde « sauvage » qui nous montrerait, pour peu encore, où se trouve l’essentiel. :)
par Bobby Bob Bobo le 3 avril 2007 | Répondre à ce message
BRÈVES
Circulations
12 novembre 2008
Ce Vendredi 14 Novembre à 17h, l’Université François-Rabelais de Tours accueille Pierre Fresnault-Desruelles pour une conférence intitulée « Bandes dessinées. Le creusement des surfaces ou comment circuler dans les images ».
Pour ceux qui l’ignoreraient, Pierre Fresnault-Desruelle est professeur à l’Université de Paris-I où il enseigne la sémiologie, et est l’un des pionniers des études sur la bande dessinée, son ouvrage le plus récent sur le sujet étant Images à mi-mots. Bandes dessinées, dessins d’humour aux Impressions Nouvelles.
La conférence, en présence de Marc-Antoine Mathieu, sera suivie d’un débat. Rendez-vous amphithéâtre 1, porte Z (quai des tanneurs).
Compte à rebours
22 octobre 2008
A cent jours très exactement de l’ouverture des réjouissances, le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême a révélé hier sa sélection officielle pour le cru 2009, comptant 56 titres auxquels il faut rajouter les 8 titres de la sélection du patrimoine, et 20 titres dans la sélection jeunesse. On en sait également plus sur le programme, avec expositions, spectacles et rencontres — le tout détaillé sur le site officiel.
(Sans parole) et musique
17 octobre 2008
Toujours attachée à son univers de métamorphoses aux échos oniriques, Sylvie Fontaine vient de sortir Miss Va-Nu-Pied aux éditions Tanibis. Et histoire de célébrer dignement cet ouvrage muet, elle propose pour l’occasion une séance de signature accompagnée d’une performance en duo avec le saxophoniste François Corneloup. Cela se passera le Jeudi 23 Octobre prochain à partir de 19h30 à la librairie MK2 Quai de Loire, Paris 19e (métro Jaurès ou Stalingrad pour nos amis métropolitains).
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