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Couronnant le palmarès de l’édition 2007 du Festival d’Angoulême, le prix du meilleur album fait déjà débat : son tort principal, c’est d’être un manga — NonNonBâ de Mizuki Shigeru, edité par Cornélius.
De nombreux journalistes de la presse généraliste n’ont visiblement pas lu le livre et se sont bornés à « chroniquer » cet album en reprenant mot pour mot la prière d’insérer préparée par l’éditeur — qu’ils ont parfois assortie de commentaires un peu vagues ou hors-sujet. Mais ça n’est pas le cas de tous, et quand bien même, les titres des articles et des brêves ne brillent pas par leur pertinence, et mentionnent moins l’œuvre ou l’auteur que leur origine : « Angoulême distingue un maître du manga » ; « le Prix du meilleur album pour un manga » ; « Le Festival de la BD d’Angoulême consacre l’Argentin José Munoz et le manga », où José Muñoz est une personne, mais le livre de Mizuki devient « le manga » en général — c’est pourtant le seul à avoir été primé parmi les huit manga sélectionnés ; « Angoulême gaga du manga » — on note le babil, toujours si facilement appliqué à la bande dessinée : bédé, gaga, bébé, caca.
Certains vont jusqu’au pléonasme et précisent : « manga japonais ». On pourrait en effet avoir des doutes, puisque de nombreux libraires, induits semble-t-il en erreur par une saisie ambiguë de la base de données des NMPP (qui, si on lit un peu vite, attribue la paternité de 3, rue des Mystères à Jean-Louis Capron, l’auteur de l’adaptation), font courir une rumeur : Mizuki Shigeru serait en réalité un auteur français qui, par opportunisme commercial, se serait lancé dans le créneau du faux-manga. Il est intéressant qu’une idée aussi saugrenue (Mizuki a cinquante ans de carrière au Japon) surgisse alors que les « faux manga » — enfin, les bandes dessinées franco-belges d’inspiration graphique ou thématique japonaises — n’ont jamais été si nombreux.
Comme on voit, les mentalités évoluent lentement : en parlant d’un grand livre, on devrait pouvoir considérer son origine voire son support (une bande dessinée) comme autant d’informations anecdotiques. Le rappel de l’origine de NonNonBâ ne relève pourtant pas de l’anecdote, car le Japon reste mal vu : on a parlé des japonais comme de copieurs, on les a traité de fourmis, on s’étonne de leurs lubies et de tous les décalages qui les séparent des occidentaux sur quelques questions telles que le rapport à l’autorité, le patriotisme ou encore la morale sexuelle. L’affligeant Le ciel lui est tombé sur la tête, dernier tome des aventures d’Astérix, est là pour nous rappeler la mauvaise réputation qu’a la création dessinée japonaise auprès de certaines générations : qualité médiocre, violence gratuite et marketing agressif.
La nippophilie qui anime les jeunes dans la plupart des pays occidentaux depuis près d’une décennie n’arrange rien à l’affaire, la jeunesse ayant toujours inquiété, si ce n’est paniqué, les anciens jeunes. Et cela s’étend naturellement aux œuvres que consomment les jeunes, potentiellement dangereuses puisqu’il est admis (sans la moindre preuve) [1] qu’une personne plus jeune que soi manque de « filtres » et subit l’influence des fictions (les « plus vieux que soi » étant quant à eux suspectés d’être incapables d’admettre la nouveauté).
L’influence des manga fait partie des motifs d’inquiétude récurrents : violence, sexe, relativisme moral, c’est à se demander si un lecteur de bande dessinée japonaise a la moindre chance de ne pas finir fou, criminel ou adepte d’une secte bouddhiste. Ce portrait est assez savoureux si on le compare à la réalité qu’a le phénomène « manga » chez nous : des jeunes filles romantiques avec des lunettes, des premiers de la classe mauvais en sport ou bien des rêveurs installés près du radiateur et de la fenêtre, des jeunes gens qui apprennent une langue orientale tout seuls pour passer ensuite leurs nuits à sous-titrer artisanalement des films d’animation, des « nerds » qui cousent des costumes de Chevaliers du Zodiaque pour aller chanter les génériques de leur enfance... Je ne sais comment sont les amateurs de manga au Japon, mais ici, ils ne sont pas spécialement turbulents, ils sont a priori moins inquiétants que les habitués de certaines tribunes du Parc de Princes. [2]
Quoiqu’en pense la presse, NonNonBâ n’est d’ailleurs pas un manga réservé au « otakus » [3] : l’album figurait dans le tiercé de tête des albums en lice pour le prix du public, remporté in fine par Pourquoi j’ai tué Pierre, par Olivier Ka et Alfred. [4]
Les journalistes s’inquiètent de la réaction du public, ils disent aimer NonNonBâ (ils ont du moins accepté le « buzz » qui, depuis quelques mois en faisait le manga de l’année) mais ils craignent que son origine ne fasse scandale. Ce sont de grands inquiets, nos journalistes, toujours prompts à parier sur la bêtise et le racisme du public dont ils sont pourtant les principaux éducateurs. L’été dernier, ils s’inquiétaient de voir Harry Roselmack au poste de présentateur du journal télévisé de TF1 : il est « noir », qu’allait dire le public ? Toute la presse a présenté ce fait comme une révolution, avant de s’étonner du bon accueil populaire finalement reçu par ce présentateur. Et si, finalement, il n’y avait qu’eux pour trouver anormal qu’un présentateur soit noir et qu’une bande dessinée primée soit japonaise ? D’ailleurs, ne nous répètent-t-ils pas assez que plus d’une bande dessinée sur trois publiée en France est un manga ?
L’affaire se complique (revenons à Angoulême) si l’on considère le silence assourdissant que NonNonBâ suscite dans la communauté des amateurs de manga. Que ce soit sur les forums ou dans les webzines, les rares mentions du livre concernent, semble-t-il, son prix, 29€, trop cher pour un public habitué à des publications respectant des standards assez stricts en termes de qualité d’édition (médiocre), de format (petit), de circuit de distribution (neuf ou occasion, mais pas collection) et bien entendu de prix (6 à 8€).
Il en va d’ailleurs ainsi de tous les manga édités par Cornélius — on a même pu lire ici où là que l’éditeur s’accaparait des livres de Tezuka, les confisquait à la communauté des amateurs de mangas pour qui des livres à 14€ comme Hato ou Prince Norman semblent complètement hors de portée. L’idée d’une édition de qualité est loin d’avoir fait son chemin parmi les mangaphiles, et on pourra s’en rendre compte en feuilletant la maladroite édition « de luxe » du Bouddha de Tezuka Osamu sortie par les éditions Tonkam.
Les japonais, eux, sont dans un autre état d’esprit : la NHK (télévision publique japonaise) prépare depuis des mois un documentaire sur Cornélius qui, malgré son poids industriel négligeable, a réussi à obtenir l’estime (et la signature) d’auteurs tels que Charles Burns, Dan Clowes, Robert Crumb ou encore Mizuki Shigeru, et à offrir en retour à ces derniers les livres impeccables que leur talent méritait.
Il est intéressant que chez nous — et cela dépasse la question des manga — l’ambition en bande dessinée, en termes de qualité d’édition autant que de qualité artistique, soit souvent considérée comme une posture élitiste. En quoi la médiocrité est-elle démocratique ? En ces temps de bonnes résolutions pour l’année nouvelle, rappelons-nous plutôt ce que proposait feu Jean Vilar : « première classe pour tout le monde ! ».
[1] Depuis les années 1950 et la campagne anti-comics du Dr Wertham, la mauvaise réputation de la bande dessinée n’a jamais pu être efficacement contredite. On a bien expliqué que la bande dessinée n’empêchait pas de lire, au contraire (les gros lecteurs de bande dessinée sont des gros lecteurs tout court) et que les enfants n’ont pas vraiment de problème avec la fiction (non, aucun gamin fan de Superman ne s’est jeté du haut d’un immeuble en pensant pouvoir voler), mais rien n’y fait, les études, les démentis, les preuves de qualité artistique ou littéraire, même admises par le public le plus large (Maus, Persépolis, etc.), ne sont jusqu’à présent jamais arrivés jusqu’aux cerveaux du public, y compris bédéphile.
[2] Ségolène Royal, en décembre dernier, expliquait à Fukushima Mizuho — présidente du parti social-démocrate — que la mauvaise condition de la femme au Japon était à son avis la conséquence de l’influence des manga. Il faut dire que sur ce dossier, la candidate du parti socialiste (qui a le mérite d’être, de tous les politiques, la seule à s’être intéressée aux programmes diffusés pour les enfants) a toujours été victime des vieux clichés relatifs à la bande dessinée comme de ceux qui concernent le Japon : sa ligne à ce sujet n’a pas dévié depuis Le ras-le bol des bébés zappeurs, son best-seller des années 1990 qui avait été la cause directe de la disparition des productions animées japonaises à la télévision — et peut être la cause indirecte du succès de l’édition papier de Dragon Ball. Espérons que, en tant que présidente de la région Poitou-Charente, elle se fera offrir un exemplaire de NonNonBâ.
[3] Les Otakus sont des monomanes qui ne sortent littéralement plus de chez eux, occupés à assouvir leur passion pour une starlette, une collection de jouets ou, bien sûr, les mangas.
[4] Article de Mélanie Papillaud in Sud-Ouest, édition du 28 Janvier 2007.
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Cher Jean-Noël, Je partage entièrement votre point de vue et me désespère que les clichés aient décidément la vie dure. Combien de fois n’a-t-on pu lire des formules douteuses du type "Bang ! scrute le péril jaune". J’ai été alpagué à Angoulême par certains professionnels me reprochant d’avoit manqué de nuances en rédigeant un article intitulé "De la misère ordinaire du critique BD" (dans L’Eprouvette n°3) Les réactions journalistiques suite au sacre de Mizuki m’enlèvent tout remords Les infos relatives à cet auteur ne manquent pourtant pas, il suffit de savoir utiliser Google. Quel journal a pris la peine de dire que NonNonBâ n’est pas un ènième manga tombé du ciel mais l’oeuvre d’un créateur immense dont le rayonnement dépasse le cadre de la bande dessinée ? Un artiste qui a derrière lui une oeuvre immense qui occupe dans l’histoire du manga une place équivalente à celle qu’occupe Franquin dans l’histoire de la bande dessinée francophone ! |
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par Erwin Dejasse le 2 février 2007
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>01
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Bonjour Erwin, Bonjour Du9.
C’est sûr que le sort journalistique de NonNonbâ a de quoi rendre triste.
Mais tout n’est pas non plus à désespérer ; il faut arrêter ce défaitisme totalitaire. Chronicart (certes c’est ma paroisse), les inrocks, Du9 mais aussi bien d’autres journaux en ont parlé avec beaucoup de soin et d’intelligence. Même Marie Colmant sur Canal + était très enthousiaste. D’ailleurs, Animeland s’est fendu ce mois-ci d’un excellent article sur Mizuki (Certes c’est Julien Bastide, crème de la crème de la culture manga...). Bref, si vous avez plus que raison de vous battre contre le populisme industriel et la chute de la valeur « esprit » dans l’opinion et la critique, il faut quand même rappeler que les bonnes initiatives sont nombreuses, elles aussi.
S. du aaablog, fan de Mizuki, fan DU9
par S. du aaablog le 2 février 2007
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Bonjour à tous, Je prépare actuellement un mémoire sur la présentation de la bande dessinée dans la presse généraliste qui m’a conduit à découvrir cet article (en retard). Ce type de phénomènes qui est, je crois, symptomatique, n’apparaît que lors de recherches minutieuses. Les journalistes se gardent évidemment bien d’en parler et il faudrait sans cesse comparer les sorties mois par mois des éditeurs avec les critiques des journalistes pour voir, en creux, les bons livres qui n’apparaissent pas. Si vous avez d’autres anecdotes de la sorte étayant ces considérations (de même que sur la qualité de la critique bande dessinée), merci de me contacter. J’ai évidemment lu avec grand intérêt l’article d’Erwin Dejasse dans l’Eprouvette 3 et aimerait compléter au maximum celui-ci. N’hésitez pas à me contacter dans ce cas par e-mail, cela me serait très utile. A bientôt peut-être. Bien cordialement. Charles/
par Charles A le 2 juillet 2008
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#02
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Bien aimé cet article, c’est vrai que la couverture médiatique de l’événement laisse songeur. Je précise juste, par rapport à cette phrase : « Ségolène Royal, en décembre dernier, expliquait à Fukushima Mizuho - présidente du parti social-démocrate - que la mauvaise condition de la femme au Japon était à son avis la conséquence de l’influence des manga. » C’est totalement accessoire, mais en fait elle n’a pas dit cela - elle n’a pas établi un tel lien de cause à effet, quand bien même elle a effectivement parlé de la condition de la femme au Japon, et de la représentation parfois humiliante de celle-ci dans les manga. Si le propos ne brille ni par son originalité, ni par sa finesse, la différence est tout de même notable. Bonne continuation ! |
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par GP le 2 février 2007
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>02
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C’est plutôt une anecdote pour moi et il ne s’agit pas de taper sur la candidate socialiste : je ne pense pas qu’un seul de ses adversaires dirait des choses plus intelligentes sur les mangas ou la bande dessinée en général, ou le japon peut-être même, mais c’est un symptôme d’actualité qui montre bien l’idée, très répandue, que les œuvres ont une influence directe sur leurs lecteurs (alors que c’est le contraire, avant tout les œuvres sont les produits de sociétés), idée qui ouvre la porte à la censure. Pour être très juste, je n’ai trouvé aucune citation journalistique directe du propos de Ségolène Royal ou du contexte précis.
par Jean-no le 2 février 2007
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Je pense que le plus grave dans la consécration de NonNonBâ vient surtout de l’incapacité de la "communauté manga" a comprendre ou à avoir anticipé le phénomène. Selon moi l’ouverture dont elle se targue n’est plus d’actualité.
Je me souviens par exemple avoir essayé de me procurer le livre dans une grande boutique parisienne spécialisée dans la vente de mangas. Le vendeur complètement incrédule lorsque je lui citais le nom du bouquin (vous êtes sûr que c’est un manga ?) m’a à peu près considéré avec autant de bienveillance que celle dont faisait preuve les bien-pensants au début du succès des japoniaiseraies en France.
De même si Animeland tente également de se rattraper avec enfin un véritable article, cela ne me ferra pas oublier que dans son guide annuel "le magazine qui se prend pour un institution" avait bien du mal à trouver un réel intérêt à l’oeuvre. Plus grave encore, des critiques comme "le desin manque de saveur" nous ramène une fois de plus plusieurs années en arrière à l’époque des "mangas mal dessinés avec des personnages aux grands yeux".
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par Florian le 5 février 2007
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>03
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Tu as tout à fait raison Florian. En tant que Libraire, j’ai plus de facilités à vendre NonNonbâ aux lecteurs de Franco-belge qu’aux lecteurs de japonais. Quant aux premiers commentaires de Animeland, il ne sont pas non plus trop étonnants. Ce magazine se spécialise de plus en plus dans le divertissement adolescent moderne, et NonNonbâ ne colle pas trop à ce profil là.
par S. du aaablog le 5 février 2007
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#04
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Intéressant article. Cependant, rien de nouveau sous le soleil (levant ? - humour débile, désolé), on a eu droit à la même chose, dans une moindre mesure, lorsque Taniguchi a reçu un prix en 2003. Assorti des désormais traditionnels "le manga c’est de la vraie BD" et autres condescendances d’ignares... La presse n’a jamais été à la hauteur lorsqu’il s’agissait de parler de BD, et à fortiori de manga - c’est juste par soucis d’éviter la polémique que je ne rentrerai pas dans le lard de la paroisse du monsieur du AAA dont les papiers tiennent davantage de l’engouement branchouille que de la critique (je généraliserai à l’ensemble de la profession). Sinon, pour rebondir sur une réflexion (de Florian) qui me semble très pertinente : " Je pense que le plus grave dans la consécration de NonNonBâ vient surtout de l’incapacité de la "communauté manga" a comprendre ou à avoir anticipé le phénomène. " En effet je suis convaincu que la "communauté manga" (pas top le terme, mais faute de mieux ^^) prends le manga par le mauvais bout, trop attachée qu’elle est à une esthétique et à une apparence. Aux codes graphiques bien entendu (quoi qu’on en disent, le stéréotype est toujours sur le devant de la scène, encore davantage avec tous ces bouquins "comment dessiner façon manga ?") mais aussi comme le fait remarquer Jean-Noel dans son article à un format standardisé (qui n’est qu’un standard de fait) et en exclu tout ce qui dépasse. Pour la même raison qui vont lire un manhwa de chez Tokebi en le prenant pour un manga ils ne jeteront pas un oeil à un manga édité par Cornélius. Idem des lecteurs de franco-belge, qui se laisseront surement tenter par un "Quartier lontain" (bardé de prix, en sens de lecture traditionnel et finalement très occidental dans sa narration) ou un manga édité par Cornélius ou Ego comme X, mais qu’on ne verra guère farfouiller au milieu des bouquins de Kana. =^..^= |
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par Epikt =^..^= le 6 février 2007
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Alors que les préparatifs de Noël rentrent dans leur dernière ligne droite, le Festival d’Angoulême continue son compte à rebours (plus que 37 jours) et vient d’annoncer la liste des nominés au Concours Révélation Blog 2009. Trente sélectionnés parmi plus de quatre cents candidats, qui vont d’abord être soumis à un vote public (à partir du 1er Janvier 2009), suite à quoi le jury fera son choix parmi les plus plébiscités. Verdict le 30 Janvier prochain, en plein Festival...
Juste à temps pour les fêtes, les Suisses de B.ü.L.b comix viennent d’inaugurer leur nouveau site, au design délicieusement minimaliste. Présentation de la maison et des auteurs, détour dans les coulisses de la fabrication, exploration du catalogue, tout y est — et on peut même commander en ligne, pour ceux qui voudraient compléter leur collection de petites boîtes alphabétiques. Joyeux Noël.
Deux prix de plus viennent agrémenter cette fin d’année. D’une part, après les rebondissements habituels (listes de 15 nominés, puis de 5 finalistes), l’ACBD a finalement désigné le lauréat de son Grand Prix de la Critique, à savoir Tamara Drewe de Posy Simmonds (Denoël Graphic). L’intéressée devrait recevoir le trophée durant le prochain Salon du Livre à Paris en Mars prochain.