
Broken Fender, c’est le comics de Josué Menjivar. Un auteur que je conseillerais à tous ceux qui aiment un certain pinceau épais (en vrac, Mazzucchelli, Matt Madden, Lin Lucas, etc.)
L’une des particularité de Menjivar, c’est qu’il situe souvent ses récits à un certain niveau de l’échelle sociale, chez les sans-voix, chez les sans-familles, sans-argent ou chez les sans-amours.
Sinon, Broken Fender en est tout juste à son deuxième numéro. Ce qui veut dire que Menjivar est encore en train de se chercher, et ça se voit. À partir de là, c’est une question de goût. Moi, j’adore voir un auteur naître sous mes yeux. Quand j’achèterai le numéro 3, je serai plein d’espérances. Est-ce qu’il est allé dans cette direction ? J’espère qu’il n’ira pas dans celle-là, j’aime moins ...
Au sommaire de ce numéro, on remarquera IOWA, sans doute sa plus longue histoire à ce jour. Un instant dans la vie d’un gamin incapable de prendre sa vie en main, ou sans doute trop jeune pour cela. La journée, il traîne avec une bande de copains qui agresse des gens dans la rue pour leur piquer leur argent. À la maison, c’est son père, consommateur de crack, qui lui pique son argent... Résumé comme cela, cela pourrait être empli de pathos, alors que c’est simple, touchant, émouvant et sans effet renforcé.
Alors que les préparatifs de Noël rentrent dans leur dernière ligne droite, le Festival d’Angoulême continue son compte à rebours (plus que 37 jours) et vient d’annoncer la liste des nominés au Concours Révélation Blog 2009. Trente sélectionnés parmi plus de quatre cents candidats, qui vont d’abord être soumis à un vote public (à partir du 1er Janvier 2009), suite à quoi le jury fera son choix parmi les plus plébiscités. Verdict le 30 Janvier prochain, en plein Festival...
Juste à temps pour les fêtes, les Suisses de B.ü.L.b comix viennent d’inaugurer leur nouveau site, au design délicieusement minimaliste. Présentation de la maison et des auteurs, détour dans les coulisses de la fabrication, exploration du catalogue, tout y est — et on peut même commander en ligne, pour ceux qui voudraient compléter leur collection de petites boîtes alphabétiques. Joyeux Noël.
Deux prix de plus viennent agrémenter cette fin d’année. D’une part, après les rebondissements habituels (listes de 15 nominés, puis de 5 finalistes), l’ACBD a finalement désigné le lauréat de son Grand Prix de la Critique, à savoir Tamara Drewe de Posy Simmonds (Denoël Graphic). L’intéressée devrait recevoir le trophée durant le prochain Salon du Livre à Paris en Mars prochain.