![]() |
||
| (c) Kyu-Sok Choi / Extrait de "Corée" | ||

Un an après la parution de Japon (sous-titré « Le Japon vu par 17 auteurs ») dans sa collection « écritures », Casterman reprend la même formule pour nous servir un Corée (ou « La Corée vue par 12 auteurs ») — et une couverture presque à l’identique, des auteurs mentionnés en arc de cercle jusqu’au duo « enfant + animal » pour l’illustration. Les choses changent un peu à l’intérieur, puisqu’on n’y trouve pas d’autre fil directeur que l’alternance auteur occidental / auteur local, contrairement au précédent volume où les histoires étaient organisées autour d’une lente remontée vers le Nord de l’Archipel.
Du côté occidental, pas forcément de surprise — les auteurs sont un peu moins « en vue » que ceux qui étaient du voyage nippon, mais il faut se rendre à l’évidence que le dépaysement cède le pas devant ces univers narratifs déjà plus ou moins établis. Bouzard ou Mathieu Sapin ont beau être en Corée, ils signent avant tout du Bouzard (tendance autobio gentiment surréaliste) et du Mathieu Sapin (personnages barrés et une bonne dose d’absurde), se contentant d’y rajouter l’étonnement face à l’altérité.
Par contre, la découverte est du côté des régionaux de l’étape, puisque, contrairement à Japon qui ne recelait qu’un seul auteur encore non publié en France, [1] quatre des six auteurs coréens du recueil sont dans ce cas — l’occasion de repérer des coups de patte (Doo-Ho Lee, Hee-Jae Lee) ou d’apprécier des voix prometteuse (Ki-Hyun Byun, Chaemin).
Comme pour le précedent volume, on reste avec un objet un peu étrange, une anthologie qui n’arrive pas à choisir sa voie malgré (ou à cause de) ce désir pas vraiment affirmé de témoigner, de faire du reportage, que l’on pourrait rapprocher de la série de L’Association (... en Egypte, ... au Mexique, et ... en Inde) — mais récits de voyage côtoient ici de pure fictions, livrant un assemblage disparate sans ligne directive claire. Peut-être faudrait-il faire le trajet inverse, avec la France vue par les Coréens ou les Japonais, confrontée à une sélection d’auteur occidentaux essayant de restranscrire l’essence de leur pays, histoire de rétablir un certain équilibre.
Mais en attendant, et alors que l’on se plait à évoquer hybridations et métissages, ces deux volumes restent avant tout des illustrations d’incommunication, chacun restant bien sagement de son côté.
[1] Little Fish, par ailleurs très peu publié au Japon également.
|
#01
|
Mon cher XaV, une fois de plus, nos deux cerveaux n’en font qu’un (voir ici)
|
|
par jbastide le 5 janvier 2007
| Répondre à ce message
| |
|
>01
|
par Juste moi... le 23 janvier 2007
| Répondre à ce message
|
Alors que les préparatifs de Noël rentrent dans leur dernière ligne droite, le Festival d’Angoulême continue son compte à rebours (plus que 37 jours) et vient d’annoncer la liste des nominés au Concours Révélation Blog 2009. Trente sélectionnés parmi plus de quatre cents candidats, qui vont d’abord être soumis à un vote public (à partir du 1er Janvier 2009), suite à quoi le jury fera son choix parmi les plus plébiscités. Verdict le 30 Janvier prochain, en plein Festival...
Juste à temps pour les fêtes, les Suisses de B.ü.L.b comix viennent d’inaugurer leur nouveau site, au design délicieusement minimaliste. Présentation de la maison et des auteurs, détour dans les coulisses de la fabrication, exploration du catalogue, tout y est — et on peut même commander en ligne, pour ceux qui voudraient compléter leur collection de petites boîtes alphabétiques. Joyeux Noël.
Deux prix de plus viennent agrémenter cette fin d’année. D’une part, après les rebondissements habituels (listes de 15 nominés, puis de 5 finalistes), l’ACBD a finalement désigné le lauréat de son Grand Prix de la Critique, à savoir Tamara Drewe de Posy Simmonds (Denoël Graphic). L’intéressée devrait recevoir le trophée durant le prochain Salon du Livre à Paris en Mars prochain.