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| (c) Lewis Trondheim, Joann Sfar & Manu Larcenet - Extrait de "Un donjon de trop" | ||

La série Donjon n’en finit pas de se ramifier : après la série originelle, nommée Donjon Zénith (3 albums), nous avons eu droit à la série Donjon Crépuscule, qui se situe 100 albums après Zénith, et Donjon Potron-Minet, qui se situe 100 albums avant Zénith.
Sfar et Trondheim réinventent donc le principe belge de la série en le poussant dans ses retranchements les plus fous : le lecteur s’attend donc à 300 albums, en trois séries autonomes mais quand même liées, qui se répondent et se complètent.
300 albums ? Non, bien plus en fait, avec la sortie de cette nouvelle sous-série, Donjon parade, qui se situe entre le t1 et le t2 de Donjon Zénith. Oula, ça fait mal à la tête, tout ça.
Attendez, l’idée n’est pas seulement de faire 300 et quelques albums, mais de les faire dessiner par des auteurs différents. Zénith par Trondheim, Crépuscule par Sfar, Potron-Minet par Blain et Parade par plein d’auteurs différents.
Donjon est donc un monde qui se décline à l’infini, et en cela il dynamite complètement le vieux principe de la série, mais aussi le genre archi-balisé de l’héroic fantasy auquel il appartient.
Pour le premier Donjon Parade, Sfar et Trondheim ont proposé à Larcenet de dessiner une brève histoire (32 pages) rigolote et sans prétention, qui raconte l’arrivée d’un donjon concurrent dans le monde de la série.
Alors oui, c’est assez rigolo et sans prétention et c’est peut-être ce que l’on reprochera à cet album : il n’est pas raté en ce sens qu’il remplit parfaitement son rôle de divertissement, mais on est loin de la richesse et de la profondeur — jamais chiante — de Potron Minet ou Crépuscule.
Larcenet remplit son contrat, les dessins sont gentiment rigolos , et Sfar et Trondheim imaginent une histoire doucement délirante qui n’est pas sans rappeler les histoires courtes de Goscinny dans Iznogoud. Alors voilà, on n’est certes pas déçus, mais pas franchement emballés.
A l’occasion de l’édition 2012 du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême, ARGH Association et Entre les cases proposent l’exposition « D’ici de là-bas », qui propose une géographie de la bande dessinée à hauteur d’artiste. Le commissariat en est assuré par Pierre-Laurent Daures (copinage inside). Rendez-vous est donné au 18 boulevard Pasteur (face au Pavillon Jeunes Talents) à Angoulême, du 26 au 29 janvier.
Ami lecteur, lectrice mon Amour, l’occasion était trop belle. Non seulement du9 s’apprête à faire peau neuve, mais voici que Cornélius (ami et admiré de longue date) vient d’installer ses nouveaux bureaux non loin d’Upian, notre habilleur officiel. Alors, histoire de fêter l’événement sous le regard bienveillant des deux parrains, sept auteurs viennent s’illustrer du 9 au 30 décembre prochains sur les murs de la galerie Since (211 rue Saint-Maur, Paris Xe) : Ludovic Debeurme, Nadja Fejto, Grégory Mardon, Fanny Michaelis, Hugues Micol, Giacomo Nanni, Benoît Preteseille — dignes représentants de cette nouvelle bande dessinée que Cornélius s’attache à découvrir et à faire connaître. Vernissage prévu le 9 décembre à 19h.
Du 16 au 18 novembre 2011, le groupe de recherche sur la bande dessinée ACME organise le colloque international « Figures indépendantes de la bande dessinée mondiale : tirer un trait/tisser des liens », qui se tiendra à l’université de Liège (Place du XX août 7, 4000 Liège). Les trois journées de réflexion porteront sur les aspects historiques, thématiques et économiques des structures éditoriales qui relèvent ou se réclament entre autres dénominations de « l’indépendance ». Programme détaillé des interventions ici.