
Dans la préface de son livre, Emmanuel Guibert raconte comment il a rencontré Alan Cope alors que celui-ci avait 69 ans et comment une grande amitié est née. Alan Cope aurait pu mourir sans que nous ne sachions jamais rien de lui, mais Guibert en avait décidé autrement avant même la disparition de son ami.
La guerre d’Alan est donc le récit en images de la vie d’Alan, la vie non pas d’un héros édifiant, mais d’un de ces milliers de héros anonymes qui furent envoyés sur les plages de Normandie pour libérer l’Europe.
Plutôt que de faire un remake du Jour le plus long, Guibert s’attache à décrire le quotidien d’un jeune GI, restant en cela sans doute très proche du récit oral que lui faisait Alan des années plus tard. Ce premier tome ne propose donc nulle action spectaculaire, évite soigneusement tout effet de pathos ou d’héroïsme d’Epinal pour se concentrer sur la simple humanité du personnage. Du reste, le lecteur suit ici l’entrainement en Amérique du soldat, et il faudra sans doute attendre le prochain tome pour découvrir avec le héros la réalité de la guerre.
Le projet de Guibert nous touche d’abord par sa simplicité, et on ne peut s’empécher de penser à Maus de Spiegelmann même si bien sûr le propos est, pour le moment, loin d’être aussi grave.
Le choix du noir et blanc, ainsi que le format de la collection Ciboulette (i.e. un demi-format A4) servent particulièrement le propos, et on peut espérer que le lecteur lambda de bandes dessinées passe outre la méfiance traditionnelle que lui inspire L’Association (un truc d’intellos mal dessiné, c’est bien connu) pour se lancer dans la lecture d’un ouvrage émouvant et précieux.
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c’est un réel plaisir que de lire "la guerre d’Alan" ! très beaux dessins, graphisme, un récit simple, sensible et touchant de par justement sa simple vérité
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par Anne le 14 décembre 2005
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Moué... je ne vous suis pas du tout. Il faut être honnête, c’est très chiant,
voir soporifique. Je m’y suis remise à 3 fois, je n’ai toujours pas fini le tome 1.
Le dessin se contente d’illustrer sans aucune surprise les souvenirs d’Alan :
sous "je conduisais un char", Mr Guibert dessine un char, sous "j’écoute de la musique",
Alan est assis et écoute de la musique. Au final, on se demande si c’est bien neccessaire de Lire et regarder les dessins.
Cela ferait par contre un excellent outil pédagogique pour l’apprentissage du Français.
par Paulette le 17 mai 2007
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A l’occasion de l’édition 2012 du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême, ARGH Association et Entre les cases proposent l’exposition « D’ici de là-bas », qui propose une géographie de la bande dessinée à hauteur d’artiste. Le commissariat en est assuré par Pierre-Laurent Daures (copinage inside). Rendez-vous est donné au 18 boulevard Pasteur (face au Pavillon Jeunes Talents) à Angoulême, du 26 au 29 janvier.
Ami lecteur, lectrice mon Amour, l’occasion était trop belle. Non seulement du9 s’apprête à faire peau neuve, mais voici que Cornélius (ami et admiré de longue date) vient d’installer ses nouveaux bureaux non loin d’Upian, notre habilleur officiel. Alors, histoire de fêter l’événement sous le regard bienveillant des deux parrains, sept auteurs viennent s’illustrer du 9 au 30 décembre prochains sur les murs de la galerie Since (211 rue Saint-Maur, Paris Xe) : Ludovic Debeurme, Nadja Fejto, Grégory Mardon, Fanny Michaelis, Hugues Micol, Giacomo Nanni, Benoît Preteseille — dignes représentants de cette nouvelle bande dessinée que Cornélius s’attache à découvrir et à faire connaître. Vernissage prévu le 9 décembre à 19h.
Du 16 au 18 novembre 2011, le groupe de recherche sur la bande dessinée ACME organise le colloque international « Figures indépendantes de la bande dessinée mondiale : tirer un trait/tisser des liens », qui se tiendra à l’université de Liège (Place du XX août 7, 4000 Liège). Les trois journées de réflexion porteront sur les aspects historiques, thématiques et économiques des structures éditoriales qui relèvent ou se réclament entre autres dénominations de « l’indépendance ». Programme détaillé des interventions ici.