Kokoro no Kanashimi by Nishioka Keishi
In an exotic language Published by Seirinkogeisha
Review by Xavier Guilbert in November 2005
Translated in November 2007

“The sadness of the heart” — quite a theme for this collection from the Nishioka Keishi (litterally, brother-sister), explored along a dozen of strange little stories, driven by a peculiar narration.
At first glance, one could think of it as childish, from the fragile art with its “flat” perspectives and the care given to patterns, and a narrative build of simple sentences and emotions listed without flutter. Here, the characters seem striken with amnesia, from this man who finds out his wife houses a snake in her mouth, to this little girl who wakes up a morning to discover she turned into a ghost, or to this other man who come back home to find five children who might be his.

There is some questionning, some quest for meaning, but without a real motivation, it is more “shô ga nai” that prevails (the Japanese equivalent to “mektoub”), an apathetic and resignated acceptance. Each one of those short stories leads to a generally cryptic conclusion, having more to do with Koans than with life teachings, but always leaving a vague feeling of uneasiness.
It might have to do with those characters without identity except for a barely existent self, looking like long-limbed dolls, floating more than moving in a environment that is alien to them. Silences of incommunicability, quest for happiness but surrounding apathy, everpresent uncertainty, distance from things — for those characters who do not know how to live, the shadow of their mortality often remains the sole reality, undeniable as well as inescapable.

Obviously, Kokoro no Kanashimi is hard to pin down to a genre — at the same time suprising, unsettling and cristalline. A book on its own, that leaves us wanting to discover more.

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L’auteur d’American Splendor et l’une des figures emblématiques de l’autobiographie en bande dessinée, Harvey Pekar s’est éteint hier à 70 ans. Il laisse derrière lui son « grand œuvre », chronique personnelle illustrée tour à tour par R. Crumb, Spain Rodriguez ou encore Joe Sacco, entre autres noms remarquables. En 2003, il avait été incarné à l’écran par Paul Giamatti.
Coupés du Monde
12 juin 2010
Aux flâneurs de la capitale réfractaires aux sirènes du ballon rond, les jours qui viennent s’annoncent riches en horizons à explorer. Pour commencer, Thomas Ott s’expose du 11 juin au 17 juillet à la Galerie Martel (17 rue Martel dans le 10e). Ensuite, histoire de continuer à célébrer les XX ans de l’Association, Benoît Jacques prend la suite de Nine Antico et de Grégoire Carlé et « s’installe » du 15 juin au 17 juillet à Super-Héros (175 rue St Martin dans le 3e). Enfin, on pourra aller admirer le travail de Dominique Goblet & Nikita Fossoul et Aurélie William Levaux du 18 juin au 18 juillet au Monte-en-l’Air (71 rue de Ménilmontant / 2 rue de la Mare dans le 20e).
Ah oui, et puis sinon, il paraît qu’il y a aussi quelque chose au Palais de Chaillot jusqu’au 28 novembre... alors bonne(s) visite(s).
Joli mois de Mai
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Avis aux amateurs : ce mois de mai promet d’en éblouir plus d’un.
Tout d’abord, du côté de nos voisins Suisses, on pourra aller goûter à l’édition 2010 du Festival Fumetto (à Lucerne, du 1er au 9 mai), qui propose un superbe plateau d’expositions consacrées à Jack Kirby, Emmanuel Guibert, François Avril, Thomas Ott, Chihoi, Nicolas Mahler, Brecht Evens, ou encore Nadia Ravicioni. L’ensemble du programme détaillé est disponible sur le site du Festival.
Et pour ceux qui seraient plutôt parisiens, ils pourront toujours tourner leurs regards du côté de la Galerie Martel, qui exposera du 5 mai au 5 juin des originaux de R. Crumb.
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