
Il est des couvertures qui se remarquent de loin. Et l’on ne peut pas dire que celles de Futari H (« Du sexe à deux ») avec leur jaune criard et une série de demoiselles très légèrement (dé)vêtues soient particulièrement discrètes. Un simple coup d’oeil, et l’on sait déjà que ce manga se rangera sur l’étagère des livres à lire d’une seule main, dont l’intérêt est inversement proportionnel au tour de poitrine de ses héroïnes.
A l’intérieur, on retrouve toutes les conventions du genre — graphiques bien sûr (des pin-ups de début d’épisode au style de dessin si caractéristique) mais également narratives, chaque chapitre comportant le minimum requis d’une scène où les personnages font la « bête à deux dos ». Parfois, les apparences sont trompeuses.
L’auteur prévient d’ailleurs le lecteur sur le rabat de couverture : « Ceci n’est pas un manga de cul, mais un manga qui pense au cul ». Et sous-titrée Step Up Love Story (sic), cette série déjà longue de 15 volumes est en fait un intelligent manuel (pratique) d’éducation sexuelle — le tout régulièrement entrecoupé de diagrammes, statistiques, vues en coupe et autres fiches récapitulatives.
L’histoire centrale est toute simple, et est résumée par le court texte en (mauvais) anglais que l’on trouve sur la couverture du premier volume : Makoto et Yura ont vingt-cinq ans, sont tous deux vierges, se rencontrent par agence matrimoniale, et se marient. La série va donc les suivre au fil de leur apprentissage, bénéficiant des enseignements de toute une galerie de personnages secondaires, le tout sur un ton simple et léger.
Le résultat en est un objet étrange — intelligent, souvent drôle, toujours informatif, et malgré les apparences, presque totalement dépourvu d’érotisme. D’abord, il faut bien dire que les vues en coupe (présentes autant pour éviter la censure japonaise que dans un but pédagogique) ne sont pas ce qu’il y a de plus « glamour ». Mais surtout, que ce soient les commentaires de l’auteur (qui se moque gentimment de ses personnages) ou bien les précisions techniques ou statistiques qui viennent émailler les passages les plus explicites, l’ensemble se retrouve quasi systématiquement sur un plan didactique plutôt qu’érotique.
Sur la couverture du 15e volume tout récemment paru, un bandeau annonce fièrement « 10 millions d’exemplaires vendus ». Alors qu’une étude de l’Organisation Mondiale de la Santé révélait en début d’année que 60% des Japonais pensaient que la pillule contraceptive protégeait des MST, on ne peut que souhaiter que (comme l’indique la couverture) ce « New comic for all love love core generation !! » fasse des émules ...
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#01
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Superbement décrit et tout à fait vrai, à mon avis l’auteur de ce texte a compris la subtilité de ce manga. Je conseillerais aux "novices" ou aux mecs trop pressés et trop fièrs d’eux de lire ce manga qui, pour moi,pourrait tout à fait faire office de "bible" aux nouveaux venus (hommes, femmes) dans le monde du sexe. Le sexe n’est pas "dégeu" mais tout à fait plaisant et plutôt un relaxant. C’est bien connu : "Faites l’amour, pas la guerre !"
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par caroline le 7 avril 2006
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>01
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salut a tous, je confirme les dires de Caroline , moi je suis marié et un enfant et je trouve ce manga très réaliste et très bien fait, je le conseille a tous pour parfaire leurs sexualités et s’amusés, un bon manga rigolo pour nos cheres banbins qui goûts en ce moment les plaisirs du fruit défendu :)
voila moi j’aime et ma femme aussi....super et pas vulgaire très important....
par Eric le 16 juin 2006
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#02
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J’ai remarqué ce manga en me baladant dans une librairie, je l’ai acheté comme sa pour découvrir. J’ai été surprise. Je trouve cela trés drôle, et enfin une sorte de petit guide sexuelle avec des stats japonaises et françaises. J’en ai déjà 4 tome, et je pense demain acheté un autre tome... peut être pas acheté tous les tomes non plus.... Le petit hic, est que les maladies sexuellement transmissibles ne soient abordés ainsi que les moyens de contraception, comme le fait que Makoto met 2 capotes, alors que mettre 2 capotes fragilisent encore plus la capote....A lire tout de même
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par Noctenbule le 12 septembre 2006
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#03
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Lorsque j’ai eu 15ans, mes amis m’ont offert le volume1 symboliquement ! L’adolesecence c’est génial ! je le vis très bien et plus que jamais le sexe enfin la sexualité plutôt nous attire. C’est pourquoi je ne me suis jamais sentie honteuse de lire cela, j’ai parfois rougis, mais surtout j’ai appris et j’ai souri... pas vulgaire, pas porno, juste amusant instructif et puis Makoto a une bonne bouille) |
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par Espéria le 5 décembre 2007
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Figure emblématique du New Yorker (auquel il collabora pendant presque soixante ans), Saul Steinberg est un génie déterminant de l’illustration et du dessin. Evénement rarissime, la rétrospective itinérante Saul Steinberg : Illuminations prend résidence du 6 Mai au 27 Juillet dans les murs de la fondation Henri Cartier-Bresson, à Paris. L’occasion de (re)découvrir toute l’étendue d’un talent multiforme.
L’édition 2008 de Périscopages (« septièmes rencontres de la bande dessinée d’auteur et de l’édition indépendante ») se tiendra à Rennes du 16 Mai au 8 Juin 2008. Invités de marque au programme, Benoît Jacques, Nylso, Alice Lorenzi, le collectif Misma et Vincent Fortemps qui auront tous droit à une exposition et des rencontres — ces dernières s’inscrivant dans le cadre des deuxièmes assises de la bande dessinée indépendante, entre le 4 et 7 Juin.
Montrée à plusieurs reprises dans des festivals prestigieux, la superproduction des Requins Marteaux Entre 4 planches est désormais visible sur Internet. Un récit doublé d’une fable sociale, tour à tour poignant, haletant et inquiétant dans les coulisses de l’industrie de la bande dessinée, un monde décidément sans pitié. Quand le septième art rencontre le neuvième, ou l’inverse.