![]() |
||
| (c) Terry Moore / Extrait de "Strangers in Paradise" | ||

Bon. Qu’est-ce que je pourrais dire sur SiP, moi ? A part que c’est bien, que c’est super bien, même ... Que c’est vachtement super bien ? Le mieux, c’est que vous alliez l’acheter. Tout de suite. Et puis, prévoyez de casser votre tirelire, parce que vous allez voir, c’est dur de résister ensuite, et d’attendre avant d’acheter les recueils qui vous manquent.
Le problème, c’est qu’après, on ne sait pas vraiment comment en parler. Soit on commence à tout raconter, et là, on en a pour des heures. Et puis, on en parle forcément moins bien que le livre lui-même, c’est sûr. Alors, on finit toujours par dire la même chose : « c’est super, lis-le ».
Vous voulez quand même que je vous en dise un peu plus ? Vous êtes sûr ? Vous ne vous êtes pas déjà rué dans la librairie la plus proche pour lire « the real thing », plutôt que de continuer à perdre votre temps avec ces cyber-critiques ?
En quelques mots, Strangers in Paradise, c’est comme un bon sitcom. Mais en mieux. Il y a quelques personnages que l’on retrouve au fil des épisodes, il y a des situations très drôles et des moments plus tragiques, et de temps en temps un détour délirant dans l’univers d’une série voisine.
Pour les personnages principaux, c’est facile. Il y en a trois. Francine, David et Katchoo. Francine, c’est la brune mignonne, tendance généreuse. A mi-chemin entre Courtney Cox et Jennifer Connelly. Sympa, marrante, un peu naïve. David, c’est le garçon du groupe. Trop romantique pour son bien, il écrit des poèmes. Des lettres d’amour. Parce qu’il est amoureux. Mais qu’il n’a pas de chance. Parce qu’il est amoureux de ...
Katchoo. Katchoo, c’est la blonde. Ah, Katchoo ... Katchoo, c’est simple. C’est une nana de rêve. Tout le monde l’aime. David et Francine. David ou Francine ? C’est là tout le problème. Katchoo ne sait pas vraiment. Et Katchoo, non, ce n’est pas son vrai nom. Son vrai nom, c’est Katrina Choovanski. Mais ça, c’est une autre histoire ...
L’histoire ... vous voulez vraiment que je vous parle de l’histoire ? Vous ne préfèreriez pas allez lire la série, vous êtes sûr ? Parce que cette série, elle a un avantage : ça marche du tonnerre avec les filles. Elles adorent. Elles deviennent fans. Et après, il y en a même qui vont dans les magasins de comics pour acheter leur dose bimestrielle de SiP, là où on trouve le plus souvent des types aux cheveux longs et aux jeans sales en train de baver devant la couverture du dernier Witchblade.
Bon, donc, pour revenir à l’histoire ... Ben quand ça commence, c’est simple : Francine a des problèmes avec son copain, Freddy, qui la trompe et lui ment. Alors, Katchoo va aller venger son amie. Pendant ce temps, David, qui a rencontré Katchoo, en est tombé amoureux, et puis ... Non, vraiment, il vaudrait mieux que vous lisiez tout ça. Si, si. Surtout que là, c’est juste le premier épisode, et il y en a encore une quarantaine derrière, alors si je dois tout vous raconter, on n’a pas fini.
Qu’est-ce que je pourrais dire, sinon ? Ah oui, que Terry Moore dessine super bien. Que ses personnages n’ont pas des formes improbables qui défient les lois de la gravité, mais qu’elles sont sensuelles et réalistes. Qu’il est capable de montrer un personnage qui vieillit ou qui prend quelques kilos de trop sans en faire un vieillard ou une obèse. Qu’un personnage peut se raser la moustache, et qu’on le reconnait encore.
Et puis, en plus, Terry Moore ose plein de trucs. Il ne se limite pas à la bande dessinée. Il y a des poèmes, des chansons. Des passages où l’histoire devient un roman illustré. Il y a même un passage où c’est Jim « Image Comics » Lee qui dessine. Et tout ça, ça marche. C’est super.
Voilà. Je ne comprends vraiment pas pourquoi vous êtes encore là, à lire cette critique. Franchement, qu’est-ce qu’il vous faut ? Puisque je vous dis que c’est bien ...
A l’occasion de l’édition 2012 du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême, ARGH Association et Entre les cases proposent l’exposition « D’ici de là-bas », qui propose une géographie de la bande dessinée à hauteur d’artiste. Le commissariat en est assuré par Pierre-Laurent Daures (copinage inside). Rendez-vous est donné au 18 boulevard Pasteur (face au Pavillon Jeunes Talents) à Angoulême, du 26 au 29 janvier.
Ami lecteur, lectrice mon Amour, l’occasion était trop belle. Non seulement du9 s’apprête à faire peau neuve, mais voici que Cornélius (ami et admiré de longue date) vient d’installer ses nouveaux bureaux non loin d’Upian, notre habilleur officiel. Alors, histoire de fêter l’événement sous le regard bienveillant des deux parrains, sept auteurs viennent s’illustrer du 9 au 30 décembre prochains sur les murs de la galerie Since (211 rue Saint-Maur, Paris Xe) : Ludovic Debeurme, Nadja Fejto, Grégory Mardon, Fanny Michaelis, Hugues Micol, Giacomo Nanni, Benoît Preteseille — dignes représentants de cette nouvelle bande dessinée que Cornélius s’attache à découvrir et à faire connaître. Vernissage prévu le 9 décembre à 19h.
Du 16 au 18 novembre 2011, le groupe de recherche sur la bande dessinée ACME organise le colloque international « Figures indépendantes de la bande dessinée mondiale : tirer un trait/tisser des liens », qui se tiendra à l’université de Liège (Place du XX août 7, 4000 Liège). Les trois journées de réflexion porteront sur les aspects historiques, thématiques et économiques des structures éditoriales qui relèvent ou se réclament entre autres dénominations de « l’indépendance ». Programme détaillé des interventions ici.