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| (c) Lewis Trondheim / Extrait de "Le Syndrome du Prisonnier" | ||

Il y a quelque chose de symptomatique dans Les Petits Riens. Quelque chose qui relève de la misère de la création contemporaine chez les anciens pionniers de l’alternative francophone. Dans le cas de Lewis Trondheim, la déception n’en est que plus grande, surtout dans le registre autobiographique. Revenir à son premier essai, Approximativement, c’est se souvenir qu’il inspirait à une introspection authentique et fondamentale. Un équivalent des Confessions de Jean Jacques Rousseau ou de L’Âge d’Homme de Michel Leiris, où la quête identitaire s’accompagnait de mille inventions pour adapter le langage.
La couverture, à titre d’exemple, relève du génie. A la question centrale du « comment se peindre ? », Trondheim proposait une solution unique pour l’époque, à contre-courant. Il agglutinait dans un tableau des dizaines d’avatars, où chacun n’incarnait qu’une facette de son tempérament, mais où l’ensemble formait l’autoportrait total. Derrière le grotesque, ce dessin revendiquait une vraie vision d’autobiographe. Quelqu’un affirmait pour la première fois l’impossibilité de réduire un individu à un icône, bravant les courants de pensé majoritaires incarnés par Art Spiegelman et son totem souris de Maus. Killofer reprendra l’invention quelques années plus tard, et filera le procédé sur un album entier. Un nouvel outil de langage était né.
Aucun vestige de ce génie passé, ni de ses intentions, n’a survécu dans Les Petits Riens. Avec le temps, le créateur du neuvième art s’est lentement mué en un Philippe Delerm mou et rassurant. Quelle chute ! Du coup, ces deux extrémités d’une même œuvre n’ont rien en commun si ce n’est qu’elles habitent, chacune à leur manière, la mentalité de leur auteur à une époque donnée. Approximativement, c’est la contre-culture, le goût du risque artistique (écriture automatique), la torture de formes narratives, le recours systématique à l’invention graphique et le dégoût pour tout ce qui repose sur la virtuosité esthétique. Les Petits Riens, c’est l’académisme (une forme standard et une mise en scène nourrie de gimmicks), l’éloge du vide et de l’anecdotique (« un livre avec beaucoup de pas grand-chose » comme le rappelle le quatrième de couverture) et le repli dans la joliesse graphique (avec pour objectif le perfectionnement à l’aquarelle). Faire du beau à défaut d’être inventif, l’oiseau se mord la queue en produisant lui-même ce qu’il conspuait il y a dix ans encore.
Que le bébé soit parti avec l’eau du bain passe encore. Mais que l’on se juche sur la baignoire en faisant croire que rien ne s’est passé, là c’est trop. Voila, précisément, le symptôme détestable des Petits Riens de Lewis Trondheim. Faire, à la manière d’un Guy Delisle avec Chroniques Birmanes, semblant de s’inscrire dans une continuité qui, finalement, n’existe plus.
Evidemment, la dialectique derrière ce revirement n’est pas très originale. Car pour cultiver un vieux public auquel l’on a plus rien à offrir, l ’éventail des possibles est finalement restreint. Reste que jouer la carte de la connivence avec le lecteur est la solution la plus facile et la plus laide du monde. Et en autobiographie, les effets explosent au visage. Objet d’une introspection pertinente et sincère, l’oiseau s’est mué en une marionnette vide, un acteur à la Louis de Funès rejouant à l’infini le spectacle attendu.
On se prend alors à se remémorer Désœuvré, dernier fragment d’une confession sincère où le désir de résister à l’aisance et la notoriété était encore ardent. Mais ce temps là parait révolu. Car plus qu’en conscience, c’est avec un poil de cynisme ostentatoire que Trondheim se dirige désormais vers l’automatisme le plus commercial (l’aveu dans le titre, dans le quatrième de couverture). Certes, certains gags marchent encore, mais le cœur et l’âme, eux, ont déserté depuis longtemps.
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#01
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Ce livre est la preuve, s’il en est, que le travail d’éditeur ou de directeur de collection ne se limite pas à publier des "jolies choses", et que la continuité est parfois un vilain défaut. Lewis Trondheim nous montre que, seul aux commandes de Shampoing, il ne dispose pratiquement plus d’appareil critique. Chez d’autres ce livre ou celui de Guy Delisle n’aurait jamais vu le jour sous cette forme, c’est d’autant plus dommage qu’il y a tout de même des choses intéressantes dans cette collection un peu trop lisse. Comme vous le dites le titre résume la situation, et c’est à la fois bien réel et triste.
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par Antoine le 7 décembre 2007
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#02
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par Un inconnu le 8 décembre 2007
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Citez vos sources ? Comprends pas. Le lien pointe sur une interview qui date du mois de janvier, dans laquelle Trondheim ne parle (évidemment) pas de ce livre...
par Loleck le 8 décembre 2007
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Pour ma part, cher inconnu, je vous conseillerais bien de prendre le temps de lire plus attentivement. Sincèrement, à part Trondheim et autobiographie, qu’y a t-il de commun entre ces deux papiers ? Rien me semble-t-il. Chronicart se focalise clairement les tenants de l’amélioration technique du dessin. Moi je m’attache à démontrer à travers des exemples concrets l’évidage artistique de son écriture. Je vois d’ailleurs très mal Trondheim dépeindre son travail sous le même angle en public, de même que je ne l’ai jamais entendu commenter ici ou ailleurs son autorepresentation, sujet central et très détaillé de cet article. Après, si vous faites référence aux commentaires sur le changement de dessin ou le travail sur les formes s’il vous plait, n’insultez pas mon intelligence ! Franchement, est-il besoin de lire une interview pour le constater à la lecture de ses livres ? Si vous voulez la vérité, la seule information reprise dans la presse est sa volonté de s’améliorer à l’aquarelle. Or cela ne venait pas de Chronicart, mais de Canal BD, publiée deux mois avant.
par Jeanine Floréani le 8 décembre 2007
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Des fois, c’est à se demander si les gens n’ont pas de la semoule dans le cerveau. Mais quel est le lien entre la critique du dessus et cette interview qui fait que une lèche pas possible à Trondheim. Je vous le dis, je ne connais pas chronicart, mais un journaliste qui parle des petits riens avec ces mots : "quête perpétuelle de renouvèlement, évite les piège, démarche d’auteur....qui ose dire des choses comme (je copir/colle les questions qui se suivent) On sent chez vous une volonté viscérale de ne pas tomber dans la routine...Comment trouver la force de se renouveler en permanence ?...Il semble que vous ayez également besoin de contraintes pour créer... ", ça ne me donne pas envie de croire dans ses avis.
Si vous voyez des rapports entre les deux, que ce soit dans le sujet ou dans le jugement, expliquez les mieux parce que là, ça saute pas aux yeux du tout.
par Un inconnu le 8 décembre 2007
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#03
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Je vous trouve abusivement violent avec ce livre.
Apres tout ce n’est "que" le recueil d’un blog. Lu au jour le jour c’est interessant, bien fait et avec des fulgurances, meme si ce n’est certainement pas ce que Trondheim a fait de meilleur. J’imagine que lu d’une traite ca doit etre lassant. Mais certainement pas "commercial", a moins que vous ne trouviez scandaleux qu’on édite en dur des planches écrites pour un autre support.
De plus Trondheim a t il jamais été l’autobiographe de génie que vous décrivez en le comparant à Rousseau ? Approximativement etait quand meme très impersonel avec un cadenassage de toute donnée privée, un peu un anti-Fabrice Néaud, dont le journal me semble plus honnete, novateur et hardcore que tout ce qu’a pu faire Trondheim en autobio.
Trondheim a continué à me surprendre ces dernières anées avec Alieen, la nouvelle pornographie, ou Nico Shark. Comme Sfar avec Klezmer ou Blain avec Gus. Et je ne comprends pas comment on peut y voir des symptomes de "misère" créatrice, à moins d’utiliser le prisme des querelles doctrinales d’ "anciens pionniers de l’alternative francophone".
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par Julien H le 11 décembre 2007
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>03
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Oui, je le crois. Il n’a certes pas inventé le genre comme Rousseau. En autobiographie, d’une certaine manière, il n’y aura jamais deux Rousseau. Néanmoins, Les Confessions et Approximativement, de même que l’Âge d’homme de Michel Leiris que je cite juste après, s’organisent autour de la même question, inaugurale : « Comment se fait-il, que mon moi, ayant atteint l’âge d’homme, soit ainsi fait et pas autrement ? », pour citer ce dernier. Parmi les exemples de réponses qu’il partage avec Rousseau, je pense à cette case où suspendus le temps, petit et grand Lewis se font face avec cette question au dessus d’eux : « Comment est ce que moi, un garçon timide et réservé, ai-je pu prendre la tête de cette armée de gniards et pourquoi ai-je été le seul à voir le danger ». Impossible pour moi de ne pas y voir un écho à cette autobiographie fondatrice que sont les Confessions, et dans laquelle Rousseau avoue s’être pour beaucoup lancé dans le récit intime pour se soulager de l’obsession d’un vol qu’il commis enfant, avant d’en accuser autrui. « Ce poids est donc resté jusqu’à ce jour sans allégement sur ma conscience, et je puis dire que le désir de m’en délivrer en quelque sorte a beaucoup contribué à la résolution que j’ai prise d’écrire mes confessions »
Je ne suis pas d’accord. Car je ne juge pas l’autobiographe sur ce qu’il a à raconter, mais sur la manière dont il a choisi de le transmettre. Je préfére que l’on me confesse intéligemment le vol d’un ruban plutot que betement le suicide d’un proche. Neaud et Trondheim ont tous deux inventé un langage, ou du moins des outils de langage, qui n’existaient pas. En partant du même constat en plus : se peindre à travers une représentation allégorique ne mène nulle part. Ensuite, chacun a proposé sa solution, brillante selon moi dans les deux cas. Fabrice Neaud, en refusant la stylisation au profit d’un réalisme appuyé, s’est clairement positionné contre, une certaine manière de se regarder en bande dessinée. Chez Fabrice Neaud, le discours sur le moi à l’intérieur de l’autoreprésentation est remplacé par une autre configuration qui, dans un jeu de spatialisation narratif, vise à représenter, par l’expérience du cheminement imposé au lecteur, la cartographie d’un moi complexe. A travers un schéma de juxtaposition, d’association entre images de sa vie privée et images référentielles (artistiques, métaphores….), Neaud inscrit dans les dessins de la mémoire, de l’imaginaire individuel et collectif, les traits signifiants de son identité. C’est une approche phénoménologique de soi : je suis un alliage de composants, trouvables dans la société ou la nature. Du coup, dans son Journal, Fabrice Neaud n’est rien si ce n’est un artiste, un homo, un chômeur, un galérien, un provincial…. Une vraie vision, portée par un langage unique, repris plus tard par Squarzoni, qui remplacera les champs lexicaux (art, …) pour y apposer ceux qui le concernent (la politique, les medias, les stars…). Car tous deux ont pour but un langage vindicatif, de la confrontation, avec le lecteur. Trondheim, lui, est clairement plus proche de Michel Leiris. Il est joueur préfère pervertir l’outil de l’autoreprésentation. Alors que Michel Leiris se lancera par écrit dans la description froide de son physique comme si elle pouvait être utile à saisir qui il est réellement, Trondheim se crée un totem vide de sens. Un oiseau dont on ne connaîtra pas l’espèce. Il le vide d’autant plus que Approximativement ne cesse de revenir cette affirmation : impossible de me réduire à une seule représentation de moi. Pourtant, des représentations de lui, il y en a puisqu’il est présent dans 86% des cases pour reprendre la postface du livre. Après, je ne me lancerai pas trop plus loin dans l’analyse des indices (comme le regard ou fermé chez Trondheim, très porteur de sens semble-t-il). Mais il y a bien une démarche en marche, un langage en train d’être crée.
par Jeanine Floréani le 11 décembre 2007
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par Bidule le 11 décembre 2007
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Il nous semble plutôt que Lewis a créé le pseudo de Frantico afin de pouvoir laisser libre cours à ses sinistres travers sans que la marque déposée Chevalier des Arts et des Lettres Trondheim ne se ternisse de tâches de caca. Aussi n’est-ce pas un paradoxe de prôner le renouvellement par la voie même de la dégénérescence ? Il n’y a pas à tuer Trondheim, il est mort depuis bien longtemps ; sans jamais avoir été le héraut de la Contre Culture qu’on veut bien dépeindre, il fut quand même jadis mal à l’aise avec sa propre bourgeoisie, tandis que maintenant, mode oblige, il l’assume totalement. Et on préfère toujours la droite lorsqu’elle est complexée. Même si Chabossy a eu quelques mérites dans l’enfance au niveau du renouvellement de la forme (bien que soit généralement de la réccupération, de l’importation, de l’affadissement), on pouvait sentir le démago en puissance dès ses premiers petits pipis (ne citons comme exemple que la première mouture de Slaloms...). Quel est le but esthétique de Chabossy ? Se flatter l’égo. De la drague facile page après page. Du clin d’oeil. Il n’y a pas à s’émouvoir de ses revirements ; afin d’être déçu, il a fallu d’abord être dupe.
par L’AG de Rennes 2 le 13 décembre 2007
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Je me demande quelle tête ferait Leiris en découvrant “Approximativement”. En fait, non, je la vois très bien. Par contre, je ne vois pas bien celle de Trondheim plongé dans la lecture de "L’âge d’homme". "Les petits riens", ce sont des pages, toutes de même format. Ce sont des variations minimales à partir d’un thème qui, comme le titre le suggère, n’a aucune prétention d’ouvrir de vastes horizons. "Less is more" ? Si Lewis en reste là, ce sera déjà bien. Il aura évité le pire de l’autobiographie (le génie "en direct"). S’il élague davantage avant de rassembler tout ça, ce sera peut-être mieux. Mais l’essentiel pour le lecteur, reste le moment d’attente avant l’apparition d’une nouvelle page - moment qui peut faire monter le désir et donc le risque d’être déçu (la déception n’étant pas sans goût). Le net est un meilleur cadre pour ce processus d’apparition-disparition. C’est un bien meilleur espace pour la mémoire d’oubli.
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par Christian Rosset le 12 décembre 2007
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Haha haha, excellent. Je me doutais bien que cela devait arriver. Je me doute fort que Leiris ne serait pas autant fasciné par l’oiseau déplumé de Trondheim que par les figures de Lucrèce et Judith. Mais je me plais à penser que la bande dessinée fut un vrai bol d’air poétique pour le genre. En ce déportant, dans le dernier tiers du XXeme siècle, l’autobiographie s’est vraiment enrichie de nouvelles formes de langage, notamment lorsqu’il s’agit d’ériger sa petite statue ou de se mettre « en ordre de parade », pour reprendre la formule consacrée de G. Gusdorf. Si Trondheim, Spiegelman ou Neaud ont inventé des formes, pourquoi ne pas les comparer à leurs ancêtres ?
par Jeanine Floréani le 12 décembre 2007
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Madame Jeanine Vous demandez que l’on n’insulte pas votre intelligence... Quelle prétention ! Le papier que vous signez est détestable. Comme vous n’exposer qu’un avis personnel sans aucun argument autre que de goût (notament sur la laideur morale de Lewis) vous ne pouvez avoir tort... C’est somme toute, la voie de la facilité ... Pourquoi pas ? Mais alors, pourquoi reprocher exactement à l’auteur ce que vous étalez vous même à longueurs de phrases ?? Le jour où vous vous cognerez 100 pages de critique de talent pour parler de cent pages de bandes dessinées que vous n’aimez pas, je serai votre premier lecteur. Malheureusement, c’est loin d’être le cas... Votre prose, vos raisonnements, vos pseudos arguments sont convenus, dégueulasses, malhonnêtes et revanchards... Vous voyez, on peut tous faire son chaud (ou sa chaude) en étant insultant (e) et approximatif (ve). Vous ne différez guère de vos prédecesseurs que par la vindicte à la mode de vos propos qui ne sont qu’un cache misère hype. Bises. Manu Larcenet |
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par manu Larcenet le 18 décembre 2007
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>06
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Résumons l’"article" : Lewis Trondheim auteur d’Approximativement est un génie. Continuer de publier son blog chez Shampooing est immoral et abject. Madame Floreani, votre point de vue sur la production éditoriale actuelle mérite sans doute d’être développé quelque part, mais le prétexte de votre contribution est assez symptomatique d’une forme de critique : l’humeur égocentrique bien enrobée. Encouragements pour la suite, il y a surement quelque chose la dessous. Bref, même si votre "futur premier lecteur" est prêt à se taper 100 pages de critique de talent, épargnez-nous cela.
par G le 20 décembre 2007
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Bonjour M. Larcenet, Je ne sais que vous répondre, si ce n’est merci d’avoir laissé votre sentiment. Bonjour, Monsieur G. je vous cite :
Je n’ai pas usé des concepts de « morale » et « d’abjection ». Je ne les utilise justement pas car je suis loin d’avoir tranché avec l’héritage de Serge Daney, et donc du travelling de Kapo décrit par Rivette, pour bien cerner d’où partent ces idées d’ « abjection » et de « morale » dans la critique moderne.
Pour parler de ce livre, j’ai dit laid et facile. Ce n’est pas la même chose. Quant à la critique non égocentrique, je ne comprends pas ce que c’est. Je ne vois pas l’intérêt d’écrire sur des livres si ce n’est pour se confronter, personnellement, à eux. A moins que l’on ne parle de produit et non plus d’Art.
par Jeanine Floréani le 20 décembre 2007
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#07
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Bonjour à tous
Je voudrai apporter ma pierre au moulin
la démarche de Jeannine est tout à fait honnête et peut être maladroite.
La critique de ce livre fait parti d’une idée plus générale sur la production littéraire dans son ensemble. Je vais, dans ces quelques lignes, essayer de défendre le propos de mon amie et de casser la gueule au rétorqueur.
Il y avait de l’espoir dans la publication d’approximativement, il y a de la lassitude dans la publication des petits riens. Comme dans la sortie d’un Album de Mac Cartney ou du nouveau Caetano Veloso. l’un s’embourbe, n’existe pas, se promène dans la vie en sifflotant aux oreilles de ses admirateurs passés que leur vie s’est arrêtée avec la mort de Lennon. Il soufflotte : "Je n’ai rien à dire et vous n’en ferai rien". L’autre Le brésilien, le veloce continue de chercher, continue d’écouter autour et pas dedans ou derrière. Il nous propose des choix multiples, un monde complexe. Avec celui ci on ne s’endort pas, on ne se soumet pas à la mollesse, on se réveille on se bat. On ne reste pas prisonnier avec l’auteur de ses doutes et son égo.
"Ouvre nous des portes Lewis !", voilà comme je lis la chronique de Jeannine
LE DESSIN DOIT NOUS MONTRER LE MONDE BORDEL,
PAS LE FOUTRE AU CONGÉLO
"Ouvre nous des portes Larcenet !", voilà ce que je te propose n’enfonce pas les portes ouvertes. Tu es sans doute de la même gauche que moi, tes propos le confirme mais il faut dépasser le discourt attendu, il faut des personnages complexes, des idées qui nous chamboulent.
II faut nous foutre des coup de poings dans la gueule d’idées nouvelles sinon à quoi bon. Qu’est ce qu’il nous reste ? la sociale démocratie molle, l’ouverture boboland, pire la victoire de la droite décomplexée.
etc.. etc... On a besoin d’ouvrage qui ouvre la gueule à la lionne révolution.
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par jean.tigre le 26 décembre 2007
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>07
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Ha, ha, ha... Mettez des pierres dans votre moulin (CRAC !), et un tigre dans votre ouèbe : GRRR !... Beaucoup de mots sur beaucoup de pas grand-chose...
par Cher le 26 décembre 2007
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#08
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Bonjour, ben moi mon petit avis personnel c’est que les chroniques/critiques de Jeanine Floreani sont certes pas tendres mais plutôt intelligentes et construites. Alors bon ça me ferait certainement un peu mal à l’ego de me faire démonter par elle (démonter dans le sens propre) (bon un peu figuré aussi) (elle dégomme quand-même pas mal), mais si c’est foutu avec autant d’arguments que dans les 3 textes qu’elle a publiée ici ben je ça me ferait peut-être bien réfléchir un peu. Enfin je dis ça mais si ça se trouve je me vexerais tout vert et j’enverrais des invectives bien senties à grands coups de lakritikétézé pour garder la face. Ou alors on pourrait faire un concours de dessin. Ah merde mais du coup ça serait pas du tout sûr que je gagne. Euh, un bras-de-fer alors. Contre les filles on gagne souvent au bras-de-fer. Enfin tout ça pour dire que c’est pas tout les jours que des gens prennent leur temps pour réfléchir et dire des choses intéressantes sur ce médioum, alors ça serait dommage que Jeanine arrète sous prétexte qu’il y en a qui l’engueulent. Notez que je pense pas que ce soit son intention, vu ses réponses ici même. Bref, la bise. |
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par Ibn al Rabin le 28 décembre 2007
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#09
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Bonjour Jeanine, de mon côté, je comprends tout à fait qu’on n’aime pas ce livre, qu’on le trouve fade par rapport à Approximativement. Par contre, je trouve mensonger qu’on y trouve là une recette fade d’Approximativement. Justement non. C’est autre chose. Et je trouve aussi dommage qu’il y ait derrière cet article plein de bonne foi, un procès d’intention. J’ai commencé ces pages, pour moi seul, durant 4 mois. Ensuite, j’ai décidé de les rendre accessibles à tous et gratuitement via mon blog. Et si des lecteurs veulent acheter le livre, ils le peuvent. Pourquoi vouloir comparer l’incomparable ? Me mesurer à Rousseau ou à qui-sais-je ? Voir mon évolution en autobiographie est une chose. Encore faudrait-il replacer les enjeux qui sont derrière ces livres... Les Petits Riens sont des petits riens. C’est pour moi une récréation, rien de plus. Je pourrais tout à fait me remettre dans la lignée d’Approximativement. Mais justement, je n’aime pas les redites. Vous êtes déçue par ce livre. Je le comprends. C’est un excellent livre pour lire aux cabinets. On y pioche quelques pages pour des petits plaisirs et voilà. Pour la philosophie ou l’expérimentation, mieux vaut aller voir ailleurs. Ça, c’est une critique qui se vaut. Mais ne venez pas me prêter des intentions qui ne sont pas les miennes, c’est moralement malhonnête. Et en plus indigne de vous. Vous m’avez déjà prouvé que vous êtes capable de bien mieux. Bon réveillon. PS Je ne répondrai pas à votre justification, mais je la lirai avec un grand soin. |
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par lewis trondheim le 28 décembre 2007
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>09
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Merci à vous Lewis pour cette mise au point, il est évident que vous écraser sous les références de Leiris et Rousseau (qui écraseraient bien du monde) n’est pas forcément très judicieux. Merci de cette mise au point (très équilibrée, sensée et pondérée) qui devrait à peu près clore le débat : si les petits riens sont des petits riens, pourquoi s’acharner à voir là une démission de l’auteur Lewis Trondheim ?
Rappelons deux choses simples : d’abord qu’effectivement cela est né sur un blog, je suis personnellement régulèrement le blog de Lewis T. je vois donc publiées online l’une après l’autre ces "notes en bande dessinée" ; pas forcément transcendantes ? mais elles ne cherchent pas à l’être ! (que l’auteur ait raison ou pas de publier systématiquement tout ce qu’il produit, c’est une autre question... qui le regarde) ; ensuite, enterrer l’auteur et essayer de l’enfermer dans son oeuvre passée est une erreur, Lewis Trondheim peut encore nous donner de belles surprises. Ne vendez pas déjà les plumes de l’oiseau, il a encore beau ramage !
Quant à "du9", c’est là un bien beau site, dont je suis aussi lecteur régulier, espérons qu’il ne s’enfonce pas dans un acharnement personnel, que bien d’autres sites ou forums de bande dessinée connaissent...
Pour ma part et pour conclure, je souhaire longue vie et production à Lewis Trondheim et à "du9" !
par TrTr le 29 décembre 2007
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Bonjour Monsieur Trondheim. Tout d’abord, merci beaucoup d’être venu poser un commentaire. Pour vous répondre : En effet, j’ai bien conscience que Les Petits riens n’est pas une photocopie affadie d’Approximativement. Je pense le présenter explicitement dans le second chapitre comme une nouvelle variation autour de l’écriture dit "intime". Mais ça reste de l’écriture intime. La figure centrale est la même, vous, le sujet est le même, votre vie. Seule la démarche change, car vous l’adaptez à chaque fois à vos nouveaux projets-besoin (En cela, vous êtes comme la plupart des autobiographes, vous attaquez à vous-même par différentes routes). La recette dont je parle, commence lorsque l’on revient à l’autobiographie non par désir d’écrire sur soi, mais parce que c’est un terrain devenu propice et facile à l’expérimentation d’autres projets.Peut-être intéressants, mais néanmoins sans rapport avec le sujet. Là, il n’y a plus d’enjeux autobiographiques, et ce genre devient, cela n’engage que moi, un prétexte fade, une retraite confortable.
Ce n’est pas le vide de fond, mais le vide d’engagement qui me gêne. Je me suis retrouvée déçue de voir que votre vie s’était tant normalisée, comme procédé d’écriture, que vous pouviez désormais investir ce territoire si vous aviez besoin d’un espace pour faire tout autre chose. Avec d’autant plus de légèreté et d’anecdotes que vous savez que vous n’êtes pas du tout là pour vous engagez. C’est certain, ces anecdotes satisferont sans trop d’efforts les aficionados qui ont l’impression de vieillir en votre compagnie. Je le sais j’en fais partie, et suis séduite à plein de pages. Néanmoins, cette critique, c’est une sorte de cri pour dire que je ne suis pas dupe. Que cette relation, que moi, les lecteurs, et vous, entretenons à travers ce livre que vous publiez, ne se nourrit que de vieilles habitudes, de vieux usages vidés de leur moelle. Replacer les enjeux, comme vous me le demandez, c’est ce que je pense ou espère avoir fait : je déplore que vous soyez satisfait qu’il n’y en ai aucun enjeu ou presque dans l’écriture ou dans la publication des Petits riens.
Je ne sais pas comment vous prenez vos décisions, ni même ce qui vous anime. La seule chose que je commente, c’est vos nombreuses déclarations sur Les Petits Riens. L’idée d’une pleine conscience de vos décision y apparaît, dans ce cas, quasi évidente. Vous projetez que les gens achètent ces deux livres, alors qu’il ne s’y passe rien, le défendez dans plein d’endroits puis l’affichez plusieurs fois sur la couverture. De ces déclarations, je me dis que vous devez donc avoir une certaine conscience que c’est votre personnage d’oiseau excentrique, votre double même vidée de son âme, que les gens viennent chercher. Par affection, connivence, ou habitude, un peu comme dans ses séries sans fin dont la bande dessinée à le secret. C’est uniquement cela que je déplore. Moi, ça me déçoit, j’y vois un renoncement. Je comprends que certaines personnes ne soit pas d’accord avec moi, y compris vous même. Mais c’est aussi ça être critique, dire qu’un livre appartient autant à son lecteur qu’à son auteur. Que vous me faites rire encore, qu’une certaine forme de finesse vous semble à jamais acquise, mais que, en autobiographie je vous aime dans l’ambition de votre sujet, et moins dans le prétexte. Je ne crois pas avoir dit de choses plus graves, mais sinon je le regrette. Je ne suis pas là pour juger les hommes, mais pour affronter des démarches artistiques et des livres. Cependant, dans le cas des récits de vie, la frontière est parfois dure à respecter. Je vous souhaite également de bonnes fêtes et une bonne année 2008 par avance.
par Jeanine Floréani le 29 décembre 2007
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Finalement, le débat est intéressant alors j’y reviens. En gros, je comprends votre raisonnement sans y souscrire. Le point qui m’intéresse le plus est : Le blog est formidable, car ce sont des "petits riens" et ça s’efface. Tout est oublié. Le livre est décevant dans la perspective d’Approximativement. Le but premier des Petits Riens est le blog. Pas une prépublication. Mais je saisis la perversion du système. Et je ne fais pas un recueil dans le but de financer le blog. Je le fais juste dans un but égoïste parce que ça me fait plaisir d’avoir un livre qui regroupe ces pages. (je pense que c’est aussi le cas de nombreux lecteurs) Il n’y aurait pas l’élément moteur du blog, j’aurais arrêté de faire ces pages. Je travaille pour ce rendez-vous (environ 2 fois par semaine), pas pour faire un livre. Au moment du recueil, j’essaye néanmoins d’y trouver une thématique et d’introduire un élément de conclusion. Vous me dites que j’ai grandement raison de faire ce blog et grandement tort d’éditer la chose en recueil. (vous le dites dans vos messages, pas dans votre article, ce qui changerait un peu la donne quant au fond de votre pensée) Moi, je dis que j’ai raison de faire ce blog et vaguement tort d’en faire des recueils, car cela rend le blog moins fort. On est finalement pas loin de penser pareil. Seul votre désamour vous rend plus intrasigeante. On peut aussi analyser les Petits Riens selon leur lecture. Le lecteur en librairie qui achète le livre et qui lit tout d’un bloc. Le lecteur en librairie qui achète le livre et qui lit par petits bouts. Le cybernaute qui le lit uniquement sur écran. Le cybernaute/lecteur qui le lit une première fois sur écran et une deuxième fois sur papier. Ces différentes propositions de lecture changent également la donne quand à l’analyse d’un travail. Le travail pour le critique est difficile. Bon week end. |
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par lewis trondheim le 29 décembre 2007
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Il y a décidément une grande confiance, en notre époque, dans l’idée qu’il est possible de faire son autobiographie, comme si ça allait de soi, comme si les souvenirs, les notations, raccordaient, comme si, d’une phrase à l’autre ou d’une case à l’autre, il n’y avait pas de faille. Au fond, que la vie de l’auteur soit banale, décevante ou, au contraire, pleine de surprises, d’inattendu, le résultat sera le même : impossible de tirer de cette matière autre chose que des fragments, des bribes, comme des pièces d’un puzzle que l’on ne pourra jamais reconstruire complètement. La mémoire est faite d’absences, ça s’évapore, et même quand on retient des choses précises, ces choses ne peuvent pas s’emboîter les unes les autres comme dans une pièce de menuiserie. La bande dessinée, à la recherche de fluidité, est bien embêtée avec ça. Ce qui est passionnant dans certaines tentatives autobiographiques, c’est la manière dont l’auteur découvre cet impossible. Et cette disparition progressive des "petits riens" sur le blog me semble en accord avec cet impossible. C’est pourquoi le livre peut poser problème à tous ceux qui vont dévorer trop vite cette matière, alors qu’il est préférable de ralentir, de prendre le temps de l’attente. Les meilleures pages des "petits riens" sont celles qui réduisent l’anecdotique à son régime minimum sans pour autant tomber dans le piège des belles images. Il n’y en a pas des tonnes, mais la quantité, on s’en fiche pas mal. On oublie, de toutes façons. On sera peut-être content de retrouver ces pages, par hasard, longtemps après. Et puis, si ça tombe, ce n’est pas grave, ce sont de petits riens. Pour ma part, je préfère le "presque rien", mais ça, c’est tout autre chose. Voilà, c’est amusant de constater que la publication d’un livre aussi modeste puisse susciter une longue suite d’échanges, parfois navrants, parfois intéressants. On entre dans une nouvelle année, bissextile : guettez ce qui apparaîtra le 29 février !
par Christian Rosset le 29 décembre 2007
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Bonjour M. Trondheim,
La critique ne portait pas sur le blog pour ne pas multiplier les angles. Elle est focalisée sur ce qui apparaît comme l’étape finale. Cela m’a semblé pertinent de ne pas parler du blog puisque la publication papier annihile, tout du moins du point de vue de la lecture, l’innovation poétique du blog, lui retirant son statut d’œuvre à part entière pour la renvoyer à celui de simple prépublication gratuite (bien que je comprenne que ce n’est pas le même angle de vue lorsque l’on est à l’écriture).
Effectivement, vous touchez au cœur les limites de toute critique : la subjectivité. Pour ma part, j’espère m’en sortir en ne me plaçant pas dans la peau du « critique juge impartial », c’est-à-dire celui apparu dans les années 80 pour contrer l’idée de surproduction. Je ne sépare pas un bon grain d’une ivraie dans le but d’aider à l’achat. Je ne fais qu’une proposition de lecture, totalement subjective, en espérant qu’elle ouvre sur un débat dans les commentaires.
Effectivement, c’est la voie critique, ou la posture selon les points de vue, que j’ai choisie. Je crois, sincèrement, à l’existence d’un rapport du sublime à la création. Si j’ai choisi d’en témoigner, de publier, c’est qu’il me semble que cette vision d’un sacré peut constituer une voie intéressante pour débattre de ce qu’est, ou devrait être, une écriture aujourd’hui, pour un auteur comme pour un lecteur. C’est un peu extrême. Mais à une époque où 4000 BD paraissent par an, où publier est devenu un réflexe pavlovien pour l’auteur, où lire est devenu une activité de consommation perdant de sa dimension, je me dis que, s’il y a inévitablement matière à se faire des ennemis en se repliant dans le sacré et le sublime, il y a cependant aussi matière pour ne pas étouffer. Bon réveillon
par Jeanine Floreani le 31 décembre 2007
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Au vu de ce qui s’est dit dans les commentaires, il y a assez peu de chose à ajouter à cette analyse. Pour ma part, j’aimerais ajouter que j’espère être en mesure d’écrire un livre qui mériterait une critique aussi intelligente, exigeante et affectueuse que celle que vous avec réalisée là.
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par Wandrille le 15 février 2008
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C’est la saison des récompenses au Japon, alors que coup sur coup, viennent d’être annoncés les lauréats du 12e Prix Culturel Tezuka Osamu, du 37e Prix de l’Association des Manga-ka du Japon, et du 32e Prix du Manga Kôdansha. Grand vainqueur de l’année, le Moyashimon de Ishikawa Masayuki rafle à la fois le Prix Tezuka et le Prix Kôdansha, alors que dans la dernière course, les 20th Century Boys de Urasawa Naoki et le Hina-chan no Nichijô de Minami Hiroko n’ont pu être départagés par leurs pairs. Bien sûr, avant de pouvoir en profiter, il faudra tout d’abord apprendre le Japonais...
Les 27 et 28 Juin prochains, Albi devient la capitale de la bande dessinée. Organisé par, avec et pour les Requins Marteaux, s’y tiendra donc le Festival Rétine édition 2008, neuvième du nom. Des auteurs, des expositions, des rencontres express, mais aussi la troisième édition du Gerbi Foot pour ceux qui préféreraient le ballon aux bulles. Programme et informations détaillés sur le site officiel de la manifestation.
Figure emblématique du New Yorker (auquel il collabora pendant presque soixante ans), Saul Steinberg est un génie déterminant de l’illustration et du dessin. Evénement rarissime, la rétrospective itinérante Saul Steinberg : Illuminations prend résidence du 6 Mai au 27 Juillet dans les murs de la fondation Henri Cartier-Bresson, à Paris. L’occasion de (re)découvrir toute l’étendue d’un talent multiforme.