3”

de Marc-Antoine Mathieu

On apprend parfois davantage de ses échecs que de ses réussites. On s’éprend alors d’une tendresse curieuse pour ces défaites, car la lumière qu’elles apportent est inattendue. Et plus précieuse, finalement, que l’objectif initialement visé. C’est exactement l’effet que produit la lecture de 3″. Mais présentons tout d’abord son projet : suivre, à l’aide d’un système de neuf cases par page, le voyage de la lumière durant trois secondes. Le long de son sillage, le flux lumineux traverse un grand nombre de scènes — meurtre, attentats, accident — et rencontre autant d’objets — boucle d’oreille, cuillère, fenêtre — qui dévient sa trajectoire. En trois secondes, autant de rebonds et de kilomètres, la lumière aura, en quelque sorte, assisté à un certain nombre d’évènements en lien avec un complot. Celui qui partage son expérience devrait être en mesure de résoudre l’énigme du scandale qui règne dans le monde du sport.

Nul est besoin d’en décrire plus pour comprendre que 3″ s’attache essentiellement à mettre en place un système narratif original. Or, là est le problème, la démonstration s’effondre rapidement : sur les neuf cases contenues dans chaque page, deux, tout au plus, font sens. Les sept ou huit autres ne servent qu’à justifier le système, à savoir signifier l’avancée de la lumière par un léger zoom dans la case précédente, sans jamais apporter de nouveau à l’histoire.
Tant et si bien que, rapidement, le lecteur survole les pages à la recherche de la case qui contient le fameux indice, sans prêter plus d’attention que cela aux autres avoisinantes. Ce repérage se fait d’autant plus facilement que l’indice surgit dans l’image de manière ostentatoire : magazine ouvert à la bonne page, affiche publicitaire dans la rue, personnage armé qui s’apprête à appuyer sur la détente… Il suffit ensuite de revenir en arrière et d’occulter les sept ou huit cases intermédiaires, de passer immédiatement d’un indice à un autre, pour réaliser que l’intrigue reste parfaitement lisible, à la manière d’un récit classique, et peut-être même plus efficace.
Le système mis en place par Marc-Antoine Mathieu, aussi créatif soit-il, apparaît donc, huit fois sur neuf, comme de l’occupation d’espace pour un propos nul. Une situation d’autant plus dommageable que Marc-Antoine Mathieu utilise l’informatique pour répéter inlassablement le plan, s’économisant, c’est certain, d’un certain labeur de travail de dessin, alors qu’il y aurait pu avoir là, dans la répétition obsessionnelle de la scène, le plaisir de discerner quelque chose relevant de la folie créatrice. A aucun moment, malheureusement, le plaisir du geste ne vient sauver l’existence de ces cases intermédiaires.
Jusqu’où doit-on sacrifier le récit au bénéfice du système ? Le fond au bénéfice de la forme ? Évidemment, tout cela n’est qu’une question d’appréciation personnelle. Pour ma part, ce récit-là aurait pu tenir dans neuf fois moins d’espace sans perdre une once de sa fluidité ou de son intrigue. Car pour ce qui est du message, comme de la métaphore de la lumière, à moins d’être passée à coté du projet philosophique, je ne déchiffre nullement en quoi ce thème ou l’expérience de ce cheminement revêt, dans le cas présent, un sens quelconque. Le jeu de mot sur «la pensée» et «la réflexion lumineuse», le fameux «Reflection Works», ne me convainc pas du contraire. Derrière l’énoncé, aussi éloquent soit-il, je ne perçois jamais la substance.

Cette expérimentation narrative, en revanche, charrie de manière imprévue son lot de pensées sur le fonctionnement du langage de la bande dessinée. En ce sens qu’elle permet de réfléchir sur la fonction d’une case (faire sens) et sur la fonction de la gouttière qui sépare les cases (faire abstraction du superflu). Cet échec-là, du continuum lumineux de Marc-Antoine Mathieu, confirme qu’il ne se passe, le plus souvent, rien de déterminant dans ces gouttières. A moins, évidemment, que l’auteur ne choisisse à dessein d’y cacher une action majeure pour créer de la dramaturgie ou du sens. Auquel cas, il utilise pleinement l’ellipse, comme une figure de style. En dehors de ces cas-là, je ne vois pas en quoi ces vides baptisés gouttières ou «espaces inter-iconiques» ont valeur d’ellipse, donc de récit, comme le défendent nombre de sémiologues. S’il n’y est pas invité par une intention dramatique, le spectateur ne comble jamais par son imaginaire les noirs qui séparent les plans au cinéma, pas plus que le lecteur de bande dessinée ne s’imagine les différentes étapes du poing de héros progressant vers le visage de son ennemi.
Bien au contraire, j’aurais tendance à penser que la bande dessinée est précisément l’art de découper des blocs de temps en moments forts, synthétisant l’action ou la scène en une case. Quitte même, là se trouve la beauté suprême de l’écriture de bande dessinée, à tricher pour transformer un bloc d’action temps assez long en un instantané décisif. Par exemple, la case où le poing se plante dans la figure de l’opposant, la courbe symbolisant le bras fendant l’air, les hachures en zigzag signifiant la douleur de l’impact, l’agressé tombant à a renverse sur le bureau, les affaires sur le bureau s’envolant à travers la pièce. Ou encore, la case où le cowboy dégaine, le feu sort du colt, le colt se soulève porté par la détonation, la balle fend d’un trait l’air, pénètre la chair de l’opposant, qui tient sa blessure, vacille, tombe même parfois. Plus essentielle encore, la case de dialogue dans la laquelle cohabitent la question et la réponse des deux interlocuteurs, qui pourtant parlent à tour de rôle.
De l’autre coté de la chaîne de l’écriture, ce dispositif de continuum narratif n’est pas non plus sans répercutions sur le plaisir de lecture. Car s’il est un particularisme connu de la bande dessinée, c’est la maîtrise du temps offerte à celui qui lit, qui peut choisir de s’attarder à son goût sur tel ou tel détail de la scène. Ce temps relatif-là, propre à la bande dessinée, la distingue du cinéma et la caractérise. Retirer ce pouvoir au lecteur, c’est fermer son imaginaire, diriger son regard, le rendre prisonnier en quelque sorte. Je ne suis pas certaine que le projet de la bande dessinée soit d’aller dans cette direction là, et la considère aujourd’hui plus comme univers à la Philémon, où l’auteur, dans sa composition même, invite héros et lecteur à dépasser la case. C’est peut-être le monde, et non l’action, peut-être l’espace, et non le temps, qui se cachent le plus souvent dans les blancs qui séparent les cases et invitent l’esprit à y vagabonder.

Au sujet de ces gouttières et de ces théories sur l’ellipse, je pense parfois à l’échange entre Truffaut et Hitchcock, à propos du film La Corde (The Rope), conçu comme un seul plan-séquence. Le réalisateur et ancien critique français lançait au maître de l’angoisse : «Un réalisateur est tenté de relier tous les composants d’un film pour former une seule action continue». La bande dessinée, je crois, se rêve parfois ainsi, art du continuum mental, de l’ellipse naturelle ou indue. Mais est ce vraiment le cas ? Je ne pense pas. Si cela devait l’être dans ce cas, la bande dessinée serait-elle aussi intéressante ? Je ne le crois pas non plus. Un début de preuve, peut-être, se dessine en partie dans le récit de Marc-Antoine Mathieu. Non seulement il ne nous dépossède pas de notre recréation mentale en la couchant sur le papier, mais de surcroît il confirme par l’expérience que ce qui n’est pas montré, dans une majorité de cas, n’est tout simplement pas utile au récit ou à la dramaturgie. Et en cela, cette expérience de 3″ rejoint totalement la réponse d’Hitchcock : La Corde est son travail qu’il aima le moins, car finalement rien ne fut moins intéressant, pour cet auteur, que de laisser au système le soin de lui dicter l’écriture.

Site officiel de Delcourt
Chroniqué par Jeanine Floreani en septembre 2011

AVEC LES MÊMES AUTEURS :

  • Portrait de Marc-Antoine Mathieu – L’acte de scénographie Marc-Antoine Mathieu – L’acte de scénographie
    par Pilau Daures
  • Couverture de La Voiture Symétrique La Voiture Symétrique
    de Marc-Antoine Mathieu
  • Bob

    Ce n’est quand même pas possible de passer sous silence dans cet article l’existence fondamentale de la version numérique, qui est à l’origine du projet.
    Comme Marc-Antoine Mathieu le dit lui-même sur le site internet dédié à l’album, au début ce n’était prévu qu’en version numérique, et c’est en imprimant ses cases et en les mettant côte à côte qu’il s’est aperçu qu’une version papier pouvait aussi avoir son intérêt. Un intérêt d’ordre plastique plus que narratif peut-être.
    Or, la version numérique, zoom vertigineux qui ne pose plus le problème que vous soulevez (celui d’un certain nombre d’images « inutiles »), est passionnante dans son approche même du langage de la bande dessinée. Ce n’est pas une vidéo recourant à l’animation : toutes les images y sont fixes. L’interactivité à laquelle on est appelé n’est pas du même ordre que celle d’un jeu vidéo, par exemple. Ni même d’un « livre dont on est le héros ». Ici, nous restons un lecteur. Nous ne faisons pas de choix qui peuvent faire évoluer l’intrigue. Notre capacité à interagir avec le support est finalement du même ordre que sur un support papier ordinaire : la maîtrise du temps de lecture. Le moyen de le faire diffère, on bouge le curseur pour ralentir ou accélérer notre durée du regard devant chaque image, et l’on peut aussi retourner en arrière. Néanmoins, cette maîtrise du temps de lecture créé ici une sensation différente que celle éprouvée sur un livre papier : quelque chose de l’ordre de l’expérience sensible. On est totalement conscient de notre rapport au temps, on décide d’user de notre pouvoir de le maîtriser, en quelque sorte (sentiment quasi démiurgique), et cela ne nous apparaît plus seulement comme le temps de la lecture mais le temps de l’oeuvre elle-même sur laquelle nous avons prise.
    Dernière remarque : le tour de force que je trouve exceptionnel dans cette transposition réussie de la spécificité du langage bande dessinée en numérique, c’est l’utilisation originale et nouvelle de la case. En effet, la case n’est plus ici seulement la carré de l’écran. Chaque objet réfléchissant (à l’intérieur duquel se loge donc une nouvelle image) devient une « case », ou une vignette si l’on préfère. Ce qui est nouveau à plusieurs titres, car l’enchaînement des cases, au lieu d’être visible sur une surface plane, l’est dans la profondeur, celle de la mise en abîme (la case dans la case, etc.). Il y a du lien graphique, du lien spatial, du lien temporel entre chaque case, tout autant qu’il y en a traditionnellement dans la bande dessinée sur papier. Et une absence de monotonie, curieusement, puisque chaque vignette se retrouve donc à prendre la forme de n’importe quelle surface réfléchissante (larme, miroir, dent en or, ampoule, etc.).
    Dans la version numérique, l’écran n’est donc pas la case.
    En revanche, l’écran redevient case dans la version papier, ce qui ramène peut-être à une certaine sécheresse formelle…
    Bref, l’expérience de ce projet ne se résume pas à la version papier, et dans sa globalité se révèle passionnante, et loin de constituer un échec.

    • Jeanine F.

      Bonjour Bob. J’ai occulté la version numérique à dessein. Après beaucoup de réflexion pour réintégrer cette expérience dans le champs de la bande dessinée, cela m’est paru impossible. C’est un débat, les points de vue peuvent rester inconciliables. Pour ma part, je n’y vois que de l’animation. Sous couvert de la maîtrise du temps, c’est en fait la maîtrise du mouvement, qui est proposée. La maîtrise de la course, du déplacement…

      On est donc vraiment du coté de l’animation, dans un registre codé en plus, celui du film d’animation qui n’est qu’un long et éternel zoom, au nom dont je ne me souviens plus, n’étant pas très connaisseuse en jargon cinématographique…

      Une autre des raisons qui me pousse à parler du livre, bêtement, c’est que c’est lui le produit en vente. A moins que l’œuvre originelle ne soit gratuite et que ce dont je parle ne soit qu’un produit dérivé, la bd tirée du film.

      L’idée de la case dans la case est jolie, cependant, si l’on accepte de dire que ce long défilé est encore une bande dessinée.

      J’aurais dû néanmoins évoquer l’existence de cet autre projet en ligne et précisez mon avis à son sujet. Vous avez raison. J’ai au début pensé qu’il ne fallait pas disperser le discours plus que je ne le fais déjà. Il m’apparait désormais que c’était un tort. Grâce à votre commentaire je peux corriger.

    • Anonyme

      Bonjour,
      vous avez raison de signaler l’existence de l’oeuvre numérique. Cela m’intéresse tellement que j’ai voulu aller y voir… et je n’ai rien trouvé: pouvez-vous nous proposer un lien? Merci beaucoup!

  • Lucas Taïeb

    Très content de lire enfin une critique « négative » sur ce livre qui semblait jusque là convenir à tout le monde. Quand je vois les notes sur Bulledair je suis estomaqué !

    Pour moi Marc-Antoine Mathieu s’est doublement perdu dans cette histoire et vous avez très bien relevé ces deux points. Non seulement il n’y a aucun fond qui sert la forme alors que c’était jusque là l’apanage de cet auteur profond, mais en plus l’expérimentation est loin d’être réellement pertinente : il n’y a ici qu’un jeu sur la narration et non pas un jeu sur les possibilités du langage bande dessinée, nuance ! Comme vous le dites, le vrai jeu est philémonien, il a pour but de dépasser la case ; il fait bien plus que de se jouer du temps, il se joue justement du fait qu’il puisse y avoir un temps en se jouant de l’espace de la page, bref il construit un monde qui va au-delà des notions narratives d’ellipse et d’action. C’est comme cela que l’on tient compte de toutes les potentialités du neuvième art. Or, ici, on est simplement dans un questionnement cinématographique, on s’intéresse au point de vue, au regard ; il n’est donc pas étonnant que cela soit très facilement transposable en animation, comme nous le prouve la version numérique qui est du coup bien plus efficace à mon sens.

    • Loïc Massaïa

      Moi je trouve très interessant les discours de ceux qui n’aiment pas, car généralement ils sont bien mieux argumentés que ceux qui en font l’apologie. Aussi, ça fait plaisir de lire des critiques négatives et contructives sur un bouquin qui fait -apparement- l’unanimité un peu partout sur le net…
      Néanmoins, moi qui ai aimé ce dernier livre de Marc Antoine Mathieu, j’aimerai vous donner mon point de vue. Non pas dans le but de vous faire changer d’avis, c’est peine perdue, mais plus pour exprimer un discours différent qui je l’espère vous interressera autant que le votre m’a interessé.
      Personellement j’aime beaucoup lire ou entendre des avis différents du mien, ça me stimule et me rapelle continuellement que des individus peuvent avoir des systèmes de pensée différents et des fois, ça fait pas de mal…
      Donc, bon, j’y viens.
      Personnellement, contrairement à ce que vous me donnez l’impression de penser ( autant jeanine, lucas, que xavier sur bulledair), j’ai du mal à penser que le fond dans une bande dessinée se limite à la profondeur de l’histoire. Pour moi, le fond se situerait plutôt dans l’expérience de lecture.

      Bob disait ci-dessus son emerveillement quand au sentiment démiurgique du spectateur de la version animée de 3″ qui pouvait manipuler à sa guise vitesse et sens de lecture, s’arrêter sur une case, revenir en arrière, etc… Ce que je voudrais souligner, c’est que la lecture du livre procure exactement le même sentiment, et qu’elle pose -volontairement ou non- l’idée qu’en bande dessinée, de toute façon le lecteur est roi. L’auteur aura beau fluidifier sa narration en eliminant le plus possible la capacité elliptique de la bande dessinée, le lecteur gardera toujours ce pouvoir de determiner sa propre façon de lire. Alors qu’on est toujours maître a bord, en lisant 3″ on s’en rend compte plus que jamais!
      1ère experience de lecture majeure que procure ce livre!
      La seconde réside dans cette narration quasiment non-elliptique inhabituelle en bande dessinée. Inhabituelle, car – et vous l’avez souligné justement- sans grand intérêt dans le domaine de la bande dessinée, qui brille justement grâce a son fort potentiel elliptique.
      Cette absence, ce refus, est déjà un défi. Sans fond peut-être pour vous, mais dans lequel je vois un désir de provoquer un sentiment de lecture inhabituel. Une experience de lecture nouvelle, différente. Je n’y vois pas quelque chose de purement formel, puisque une narration qui n’use pas des codes auxquels nous sommes habitués provoque nécessairement une émotion, un sentiment. Et une émotion n’est pas formelle. Pour moi la bande dessinée n’est pas forcement le véhicule d’une histoire, mais bien de sensations, diverses et variés. L’histoire, s’il y en a une est finalement toujours un prétexte à faire passer ces sensations, ces sentiments. Et ici, il n’y a pas plus prétexte que cette histoire de complot autour du foot. L’idée est donc merveilleusement representée.
      Je ne sais pas si il y a derrière ça une volonté d’auteur, mais une oeuvre véhicule toujours bien plus de choses que ce que l’auteur a bien voulu y mettre.
      Personellement, j’ai aussi vécu une troisieme forme d’experience de lecture majeure. Mais elle est bien plus personelle. Cette narration en forme de zoom, non elliptique, m’a fait littéralement plonger dans les images, j’étais comme pris par une sorte de langueur hypnotique. Expérience rare ces dernières années à la lecture de bandes dessinées.
      Pour tout ça, je ne peux pas déprécier ce livre malgré les principaux défauts que vous lui trouvez qui sont pour moi non pas mineurs, mais plutôt atténués par les qualités que je lui trouve. C’est loin d’etre mon Marc Antoine Mathieu préféré. Mais l’experience de lecture a été au rendez vous, et comme ca devient rare, je suis content.
      J’ajoute que je trouve que le plus gros défaut du livre – qui a été également souligné par Xavier sur bulledair- c’est cette intro certainement ajoutée par l’éditeur qui vient nous expliquer pourquoi et comment lire ce livre… Sans intérêt, peu éléguant et méme connotant l’idée que le lecteur est très certainement trop bête pour comprendre. Pis, ajoute une explication qui n’en méritais pas. Et qui est plus est, est certainement absurde. J’y viens:
      Un détail qui me titille mais sur lequel je ne suis pas assez calé pour me prononcer définitivement, mais il me semble qu’il y a une erreur dans la présentation des images-reflets. A priori, la lumière rebondit sur le miroir, elle ne pénètre pas au coeur de son reflet, donc l’image ne devrait jamais s’inverser. Il faut donc soit remettre en cause le travail de l’auteur, soit cette intro foireuse de l’éditeur, qui cherche a tout prix à rationnaliser un « parcours de caméra » a priori impossible en nous donnant l’explication du parcours de la lumière, alors qu’il ne s’agit en fait que d’un zoom infini dans une image…
      Devinez sur qui je rejette la faute?

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