Portrait
novembre 2016

Luke Pearson

par Xavier Guilbert

Il ne faudrait pas réduire le travail de Luke Pearson aux aventures lumineuses de la petite Hilda. Avec Everything we miss, le jeune auteur anglais posait un regard plus inquiétant sur son univers fantastique, balançant ainsi entre l’optimisme de l’enfance et les angoisses de l’âge adulte.

Portrait
novembre 2016

Gaijin Mangaka

par Josselin Moneyron

Depuis 2007, l’éditeur letton kuš! publie à un rythme impressionnant, et sous forme de petits livrets colorés, de la bande dessinée alternative originaire du monde entier. Seul éditeur de bande dessinée dans un pays qui n’a pas de tradition propre, ils se sont pensés dès le départ comme un aggrégateur de pratiques narratives et graphiques couvrant tout le spectre de la bande dessinée. Il est donc logique, d’un certain point de vue, que le dernier numéro de leur revue Š! explore le procédé suivant lequel un artiste est influencé par et fait sienne une tradition étrangère, en l’occurrence le manga. David Schilter, le directeur éditorial de kuš!, et Berliac (qui en plus d’avoir dessiné la couverture et une histoire, est coéditeur du numéro) parlent de ce qu’être un “Gaijin Mangaka” implique.

Portrait
octobre 2016

Sammy Harkham

par Xavier Guilbert

Faut-il vraiment présenter Sammy Harkham? Auteur remarqué (pour son Poor Sailor ou les énigmatiques premiers numéros de Crickets), éditeur incontournable avec Kramers Ergot (dont l’immense numéro 7 fut un temps le point culminant), cela faisait néanmoins plusieurs années qu’il se montrait discret, après la sortie en 2012 d’un KE8 en demi-teinte et d’une anthologie personnelle (Everything Together) en forme de bilan… jusqu’à cette année 2015, dotée de tous les accents d’une renaissance.

Portrait
octobre 2016

Guy Delisle

par Xavier Guilbert

La bibliographie de Guy Delisle présente une étrange rythmique: depuis Shenzhen en 2000, il publie tous les quatre ans environ un livre « sérieux » (Pyongyang en 2003, Chroniques Birmanes en 2007, Chroniques de Jérusalem en 2011), occupant le reste du temps avec des parutions plus « légères ». 2016 oblige, le voici qui revient avec un récit d’importance, dans lequel, c’est une première, il raconte l’histoire (vécue) de quelqu’un d’autre.

Portrait
septembre 2016

Simon Moreton

par Xavier Guilbert

Auteur de récits cristallins et fragiles, Simon Moreton s’inscrit dans la lignée de John Porcellino, avec lequel il partage l’attachement à l’auto-édition. Alors qu’il a mis un terme à son fanzine SMOO après dix numéros l’année dernière, c’est l’occasion de s’attarder avec lui sur son parcours, et d’évoquer son nouveau projet, Minor Leagues.

Portrait
septembre 2016

Pascal Rabaté, passé composé

par Xavier Guilbert

Entre cinéma et collaborations diverses, cela faisait un petit moment que l’on n’avait pas retrouvé Pascal Rabaté en solitaire. Avec La déconfiture dont vient de paraître la première partie, il s’essaie au récit historique, tout en continuant d’y explorer les thèmes qui lui sont chers.

Portrait
septembre 2016

Aidan Koch

par Xavier Guilbert

Un pied dans la bande dessinée, l’autre dans l’Art Contemporain, Aidan Koch est une artiste polymorphe qui dessine, sculpte, travaille sur tissu, publie de petits livres et réalise des installations. Dans chacun de ses projets, elle manipule des choses fragiles, agence des fragments, distille des impressions — construisant par petites touches une narration aussi élégante que cristalline.

Portrait
juillet 2016

Delmas x Poot – Le dessin

par Christophe Poot

Gabriel Delmas est un artiste peintre né en 1973. Il a surtout été auteur de bandes dessinées fantastiques surréalistes dans […]

Portrait
juin 2016

Le Lézard Noir

par Xavier Guilbert

Douze ans après sa création, le Lézard Noir semble avoir atteint, en 2016, une forme de plénitude, superbement incarnée par la sortie remarquable (et remarquée) du Chiisakobé de Mochizuki Minetarô. A l’opposé de l’image proprette du « Cool Japan », retour sur l’aventure d’un éditeur passionné.

Portrait
juin 2016

Pour en finir avec Dorénavant

par Xavier Guilbert

L’idée du dossier « Dorénavant » sur du9 avait emergée lors d’une discussion autour d’un café à Angoulême — il était donc naturel que celui-ci se conclue sur une autre discussion, toujours autour d’un café à Angoulême. Et si l’on avait déjà beaucoup échangé avec les deux fondateurs (Barthélémy Schwartz et Balthazar Kaplan), il semblait important d’inviter à la table Stéphane Goarnisson et Yves Dymen, qui avaient tous deux largement collaboré à l’ultime numéro double 7/8. Dont acte, pour un dernier retour sur cette aventure.

Portrait
mai 2016

Nicolas Mahler

par Voitachewski

Nicolas Mahler compte parmi les auteurs très difficiles, voire impossibles à cerner. Nous sommes nombreux à l’avoir découvert au début […]

Portrait
avril 2016

Tatsumi en Amérique : entretien avec Adrian Tomine

par Benoît Crucifix

Si dans le domaine francophone, la traduction des œuvres de Yoshihiro Tatsumi a été le fait de plusieurs éditeurs (Artefact, Vertige Graphic et enfin Cornélius), aux États-Unis elle est inséparable de la figure d’Adrian Tomine. Depuis le début des années 2000 et en collaboration avec Drawn and Quarterly, l’auteur et illustrateur a été aux commandes de plusieurs publications du travail de Yoshihiro Tatsumi, de ses premières réalisations à ses dernières œuvres en passant par ses gekigas des années 1960-1970. Il partage ici quelques-uns des choix et des décisions qui ont guidés ce travail d’édition et de graphisme.