Portrait
janvier 2016

Les mondes intérieurs de Charles Burns

par Xavier Guilbert

On l’a souvent comparé à David Lynch. Producteur d’images fortes mêlant malaise indéfinissable et perfection plastique, Charles Burns fait partie de ces auteurs immédiatement reconnaissables. Alors que la réalisation de « Black Hole » lui avait pris une décennie, il vient de conclure avec « Calavera » la trilogie (sous influence) débutée avec « Toxic ». De Burroughs à Tintin, portrait d’un créateur sincère et habité par ses obsessions.

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janvier 2016

Dorénavant / dorénaprès

par JC Menu

Jean-Christophe Menu : Qu’as-tu pensé en découvrant le n°1 de L’Éprouvette où était citée et développée l’aventure Dorénavant pour la première fois depuis [...]

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décembre 2015

Dorénavant, trente ans (2/2)

par Xavier Guilbert

Xavier Guilbert : Dans son texte d’introduction pour l’Éprouvette, Jean-Philippe Martin remarque que vos relations avec la presse bande dessinée de [...]

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décembre 2015

Dorénavant, trente ans (1/2)

par Xavier Guilbert

En mars 1986, le premier numéro de Dorénavant s’ouvrait sur un véritable ultimatum: « Nous nous présentons comme critiques ET auteurs de bande-dessinée: par critique nous entendons faire la critique de la critique; par auteur, nous entendons rechercher un nouveau langage en bande-dessinée. [...] Notre intention est de ne pas chercher à vivre de nos RECHERCHES de manière à pouvoir les poursuivre en toute liberté. Nous avons le projet de créer une aventure. » Au moment de fêter les trente ans de cette revue à la trajectoire fulgurante, échange (au long-cours) avec ses deux fondateurs.

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novembre 2015

Super Loto Éditions

par Christian Rosset

Parmi les jeunes maisons d’éditions (ou si vous préférez: parmi les maisons d’éditions impulsées et entretenues par de jeunes personnes), Super Loto ne passe pas inaperçu(e). C’est lors de la troisième édition de Formula Bula (fin septembre, au Point Éphémère à Paris) où était accrochée, en présence de l’artiste, une exposition intitulée « Enfin Masse! » que nous avons pris l’initiative de cet échange. J’avais eu, quelques mois auparavant, la tentation de chroniquer « Derrière la réponse la question », le diptyque d’Aurélie William Levaux et Moolinex, mais le temps m’avait manqué (ou les mots n’étaient pas venu aussi rapidement que je l’aurais souhaité). Alors l’échange par mail s’est imposé. Histoire de rester du côté de l’écrit, même si, dans les réponses, on entend clairement une voix…

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octobre 2015

Dessiner l’histoire

par Xavier Guilbert

C’est indéniable: le monde universitaire n’hésite plus à aborder la bande dessinée, multipliant ouvrages thématiques et approches originales. Dernière-née en date, la collection « Graphein » aux éditions du Manuscrit, dont le premier ouvrage, Dessiner l’histoire, est signé Adrien Genoudet — doctorant en histoire et par ailleurs cinéaste (il prépare un film tourné au Cambodge avec Séra qui s’intitule Quinzaine Claire). Dans cet essai qui questionne la représentation du passé, la bande dessinée émerge presque comme un révélateur des stratégies historiographiques.

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octobre 2015

Tonto

par Voitachewski

Dans L’Art selon Madame Goldgruber, Nicolas Malher évoque un souvenir de l’école des Beaux-Arts : son professeur G. Damisch décrit ses travaux comme des « séries d’images narratives »; ce à quoi Mahler répond « n’hésitez pas à dire bande dessinée » et obtient pour toute réponse: « je ne voulais pas vous offenser ».
Cette case pourrait résumer la situation de la bande dessinée autrichienne. Malgré quelques auteurs connus et reconnus en Europe (outre Mahler, on compte Ulli Lust, résident à Berlin), le Neuvième Art y semble encore peu développé. Les travaux de certains collectifs méritent pourtant que l’on s’y attarde, et sans conteste, Tonto en fait partie : on y trouve les œuvres d’auteurs telles qu’Anke Feuchtenberger, Wilhem, Alexander Zograf ou encore Kai Pfeifer. En outre, les livres de Tonto se présentent sous une forme très originale: des fascicules rassemblés dans une pochette avec rabats. Exploration de cette terre inconnue de France…

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juillet 2015

Matières

par Xavier Guilbert

Depuis son apparition à l’aube des années 2002, le FRMK (réunion des deux composantes Fréon et Amok) demeure l’un des éditeurs qui incarnent le mieux une forme d’avant-garde de la bande dessinée. Au cours de ce long échange avec Thierry van Hasselt et Yvan Alagbé, aventuriers de la première heure, la discussion (qui aurait pu durer plus encore) a abordé tout autant les aspects les plus pratiques que les réflexions les plus théoriques — esquissant la vision singulière d’un éditeur se voulant au cœur de la bande dessinée.

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juillet 2015

Structures

par Xavier Guilbert

Depuis son apparition à l’aube des années 2002, le FRMK (réunion des deux composantes Fréon et Amok) demeure l’un des éditeurs qui incarnent le mieux une forme d’avant-garde de la bande dessinée. Au cours de ce long échange avec Thierry van Hasselt et Yvan Alagbé, aventuriers de la première heure, la discussion (qui aurait pu durer plus encore) a abordé tout autant les aspects les plus pratiques que les réflexions les plus théoriques — esquissant la vision singulière d’un éditeur se voulant au cœur de la bande dessinée.

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mai 2015

Richard McGuire

par Xavier Guilbert

Il aura fallu vingt-cinq ans pour que Richard McGuire (auteur rare) vienne revisiter « Here », récit semblable à aucun autre, apparu dans les pages de la revue RAW en 1989. Vingt-cinq ans pour que les six pages initiales en deviennent trois cents, sans pour autant en altérer la singularité ni la force évocatrice.

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mars 2015

Egozines

par Maël Rannou

Avant de commencer, l’égozine, qu’est-ce que c’est? Il est vrai que le terme est loin d’être répandu. L’idée est simple: tout fanzine mettant en scène son auteur, parlant de lui, l’utilisant comme personnage, est un égozine. On peut aussi parler de «personal-zine», ou même de «one-man-zine» — tout cela se vaut, l’idée centrale étant que l’auteur choisisse, dans le cadre d’une publication, de se donner à voir au monde, et pas juste à ses copains ou ses voisins.

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janvier 2015

Olivier Schrauwen

par Benoît Crucifix

Entre anthologies et magazines, ouvrages auto-publiés ou livres chez des grands éditeurs, Olivier Schrauwen est l’auteur d’une œuvre dispersée, mais déjà un acteur incontournable sur la scène alternative internationale. Habitué des récits courts, il vient de publier chez Fantagraphics Arsène Schrauwen, un pavé de 300 pages retraçant les aventures de son grand-père dans la «Colonie» au travers d’un récit atypique. L’occasion rêvée d’explorer de nouveaux territoires.