Portrait
mars 2015

Egozines

par Maël Rannou

Avant de commencer, l’égozine, qu’est-ce que c’est? Il est vrai que le terme est loin d’être répandu. L’idée est simple: tout fanzine mettant en scène son auteur, parlant de lui, l’utilisant comme personnage, est un égozine. On peut aussi parler de «personal-zine», ou même de «one-man-zine» — tout cela se vaut, l’idée centrale étant que l’auteur choisisse, dans le cadre d’une publication, de se donner à voir au monde, et pas juste à ses copains ou ses voisins.

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janvier 2015

Olivier Schrauwen

par Benoît Crucifix

Entre anthologies et magazines, ouvrages auto-publiés ou livres chez des grands éditeurs, Olivier Schrauwen est l’auteur d’une œuvre dispersée, mais déjà un acteur incontournable sur la scène alternative internationale. Habitué des récits courts, il vient de publier chez Fantagraphics Arsène Schrauwen, un pavé de 300 pages retraçant les aventures de son grand-père dans la «Colonie» au travers d’un récit atypique. L’occasion rêvée d’explorer de nouveaux territoires.

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novembre 2014

IMHO, une aventure de dix ans (et plus si affinités)

par Hervé Brient

IMHO est une maison d’édition parisienne créée en septembre 2003 par Benoit Maurer. Elle se présentait alors comme une «plateforme éditoriale transversale, indépendante et cohérente». En mars 2004, la version française du manga de Mizuno Junko, Cinderalla, venait concrétiser cette nouvelle aventure éditoriale. Dix années de publications atypiques suivirent, qui font aujourd’hui d’IMHO un éditeur remarqué. Afin de célébrer cette étape symbolique, nous vous proposons, à l’occasion d’un entretien avec le fondateur d’IMHO, de revenir sur une aventure.

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novembre 2014

ego comme x a vingt ans

par Xavier Guilbert

Lors de la dernière édition du festival Périscopages à Rennes en 2011, une table ronde s’intitulait: « vingt ans de bande dessinée alternative – trop jeune pour mourir? » Cette année, ego comme x, « alternatif de la première heure » s’étant fait discret depuis, atteignait à son tout cet âge respectable. L’occasion de revenir sur cette aventure éditoriale résolument inscrite sous le signe de l’autobiographie.

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juin 2014

Victor Hussenot

par Maël Rannou

Jeune auteur à la bibliographie encore courte – deux livres et des participations à divers collectifs et revues (Polychromies, Kiblind, Papier, Gorgonzola…) – Victor Hussenot exprime pourtant déjà une vision affirmée de la bande dessinée. Amateur de contraintes, jouant souvent avec les codes, il multiplie les projets dans des directions biens différentes, mais toujours connectées. Cet entretien tente d’en mettre à jour ces liens pour appréhender le début d’une œuvre globale.

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mai 2014

Jeremy Bastian

par Nicolas Trespalle

Dans la scène bouillonnante et encombrée de la bande dessinée indépendante américaine, Jeremy A. Bastian n’a guère de mal à afficher sa singularité et la puissance de son imaginaire. Loin d’une veine intimiste et réaliste, son album La Fille Maudite du Capitaine Pirate, récemment paru aux éditions de la Cerise, évoque la visite d’un cabinet de curiosité étrange et fascinant pour l’audacieux lecteur qui ose s’y aventurer.

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mai 2014

Pré Carré

par Xavier Guilbert

L’apparition d’une nouvelle revue dans un paysage critique plutôt dépeuplé ces dernières années est toujours un événement à saluer. C’est d’autant plus le cas lorsque l’objet en question, Pré Carré, se veut aussi exigeant qu’expérimental, aussi riche que radical, aussi incisif qu’intelligent. Alors que le troisième numéro de ce semestriel vient de paraître, l’occasion de découvrir les voix plurielles à l’origine de ce projet singulier.

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avril 2014

Tom Gauld

par Xavier Guilbert

Ces deux dernières années ont vu la parution de son premier roman graphique, Goliath, ainsi que le premier recueil de ses cartoons publiés dans le Guardian You’re all just jealous of my jetpack — il ne fait aucun doute que Tom Gauld a été particulièrement occupé, et pourtant, réussit à demeurer incroyablement drôle. Et très British, of course.

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avril 2014

De la peinture à la bande dessinée

par Maël Rannou

Venu s’installer en Suisse depuis son Brésil natal, José Roosevelt y mène depuis une belle carrière de peintre et illustrateur. Depuis longtemps amateur de bande dessinée, et après quelques essais, il se lance véritablement dans ce champ au début des années 2000. Plusieurs albums sortent, chez Paquet et La Boite à bulles, avant qu’il ne prenne la décision de d’auto-éditer ses livres afin d’avoir la main totale sur leur fabrication. En marge de tout système, il créé un univers complexe en perpétuelle reconstruction et publie régulièrement de nouveaux livres. Amateur de surréalisme, de philosophie, de fantastique, d’énigmes et de canards, il mêle allègrement toutes ses envies avec une liberté communicative. Il y a six ans, il a attaqué CE, œuvre somme prévue en treize volumes, qui l’ancre comme une des rares plumes originales dans la bande dessinée de science-fiction.

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mars 2014

La Revue Dessinée

par Xavier Guilbert

Depuis deux ans, les revues de bande dessinée connaissent un renouveau, que ce soit sur la toile ou sur papier: avec l’hebdomadaire Mauvais Esprit, Professeur Cyclope le mensuel, Aaarg le bimestriel, et enfin La Revue Dessinée en mode trimestriel, les auteurs reprennent la main et se lancent. Bâtie autour de l’idée d’aborder «enquêtes, reportages et documentaires en bande dessinée», La Revue Dessinée présente la particularité d’exister à la fois en librairie et sur tablettes. Au moment où sort son troisième numéro, l’occasion de faire le point sur l’expérience.

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mars 2014

Guillaume Trouillard

par Jean-Charles Andrieu de Levis

Les éditions de La Cerise fêtent cette année leurs dix ans. Afin de célébrer l’événement comme il se doit, Guillaume Trouillard, fondateur de la revue Clafoutis et directeur de la structure éditoriale, sort un très bel album, plein de tendresse et de subtilité. Welcome est un condensé de réflexions sur notre monde mais aussi sur l’objet du livre et ses différentes potentialités de lectures.

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février 2014

Tagame Gengoroh

par Xavier Guilbert

Sans aucun doute, l’œuvre de Tagame Gengoroh occupe une place à part dans la production manga: gay, ouvertement pornographique et SM, elle s’attache à mettre en scène des hommes virils et musclés bien loin des éphèbes diaphanes auxquels nous avait habitués le yaoi. Exploration de cette terra incognita.