Portrait
juillet 2016

Delmas x Poot – Le dessin

par Christophe Poot

Gabriel Delmas est un artiste peintre né en 1973. Il a surtout été auteur de bandes dessinées fantastiques surréalistes dans [...]

Portrait
juin 2016

Le Lézard Noir

par Xavier Guilbert

Douze ans après sa création, le Lézard Noir semble avoir atteint, en 2016, une forme de plénitude, superbement incarnée par la sortie remarquable (et remarquée) du Chiisakobé de Mochizuki Minetarô. A l’opposé de l’image proprette du « Cool Japan », retour sur l’aventure d’un éditeur passionné.

Portrait
juin 2016

Pour en finir avec Dorénavant

par Xavier Guilbert

L’idée du dossier « Dorénavant » sur du9 avait emergée lors d’une discussion autour d’un café à Angoulême — il était donc naturel que celui-ci se conclue sur une autre discussion, toujours autour d’un café à Angoulême. Et si l’on avait déjà beaucoup échangé avec les deux fondateurs (Barthélémy Schwartz et Balthazar Kaplan), il semblait important d’inviter à la table Stéphane Goarnisson et Yves Dymen, qui avaient tous deux largement collaboré à l’ultime numéro double 7/8. Dont acte, pour un dernier retour sur cette aventure.

Portrait
mai 2016

Nicolas Mahler

par Voitachewski

Nicolas Mahler compte parmi les auteurs très difficiles, voire impossibles à cerner. Nous sommes nombreux à l’avoir découvert au début [...]

Portrait
avril 2016

Tatsumi en Amérique : entretien avec Adrian Tomine

par Benoît Crucifix

Si dans le domaine francophone, la traduction des œuvres de Yoshihiro Tatsumi a été le fait de plusieurs éditeurs (Artefact, Vertige Graphic et enfin Cornélius), aux États-Unis elle est inséparable de la figure d’Adrian Tomine. Depuis le début des années 2000 et en collaboration avec Drawn and Quarterly, l’auteur et illustrateur a été aux commandes de plusieurs publications du travail de Yoshihiro Tatsumi, de ses premières réalisations à ses dernières œuvres en passant par ses gekigas des années 1960-1970. Il partage ici quelques-uns des choix et des décisions qui ont guidés ce travail d’édition et de graphisme.

Portrait
avril 2016

Animalités

par Annabelle Dupret

Vision sur l’image et sur le regard lui-même, le dernier livre de Paz Boïra est à la fois un voyage à travers la nature graphique, et un dessin pensé de la nature. Partageant ces thématiques avec Nos terres sombres (projet élaboré en parallèle et à quatre mains avec Rémy Pierlot), l’ouvrage Les animaux de distance quitte la pénombre des gouffres et des forêts primitives pour la clarté d’êtres sauvages qui n’ont rien à envier au monde de la culture. Avec, toujours, cette invitation à un voyage en profondeur dans ce que la nature peut avoir de plus bouleversant, d’inquiétant, mais également de ressourçant, d’originel — et surtout de clairvoyant.

Portrait
mars 2016

Mochizuki Minetarô

par Xavier Guilbert

On l’avait découvert avec Dragonhead, œuvre aussi désespérée que claustrophobe, où il n’était question que de fin du monde. Mochizuki Minetarô nous revient aujourd’hui avec Chiisakobe, récit lumineux et empreint d’une délicatesse toute japonaise. Exploration d’une métamorphose.

Portrait
mars 2016

Sunday Comics Reloaded – Entretien avec Peter Maresca

par Benoît Crucifix

Depuis 2005, les éditions Sunday Press se sont données comme programme de rééditer à l’échelle d’origine les gigantesques suppléments de comic strip en couleur qui accompagnaient les journaux au début du vingtième siècle. Au même moment que le roman graphique exhibait l’importance du format dans sa relation au récit et au projet esthétique, Peter Maresca avançait le même argument pour ses rééditions patrimoniales : Sunday Press a ainsi mis en évidence comment les pionniers du comic strip s’accommodaient de l’énorme espace de la page de journal et comment leurs lecteurs s’y rapportaient.

Portrait
mars 2016

Adverse

par Xavier Guilbert

Annoncés en fin d’année dernière, c’est à Angoulême que l’on a pu enfin voir les premiers livres publiés par les éditions Adverse — nouvelle maison mais tête connue, puisqu’il s’agit du dernier projet d’Alexandre Balcaen, passé par L’Association et The Hoochie Coochie. Et si le premier ouvrage publié n’est rien moins qu’un « Manifeste », la question mérite quand même d’être posée: faut-il être courageux ou doux rêveur pour lancer une maison d’édition de bande dessinée aujourd’hui?

Portrait
février 2016

Dylan Horrocks

par Xavier Guilbert

A l’aube du troisième millénaire, par l’entremise de l’Association, on avait pu découvrir Hicksville, véritable déclaration d’amour faite à la bande dessinée venue tout droit de Nouvelle-Zélande. Avaient suivi trois alléchants numéros d’Atlas, et puis, plus rien — Dylan Horrocks s’était éclipsé, pour une longue traversée du désert… jusqu’à la parution, presque par surprise, de Sam Zabel and the Magic Pen. Ou l’histoire d’une véritable crise de foi, et d’une renaissance.

Portrait
janvier 2016

Les mondes intérieurs de Charles Burns

par Xavier Guilbert

On l’a souvent comparé à David Lynch. Producteur d’images fortes mêlant malaise indéfinissable et perfection plastique, Charles Burns fait partie de ces auteurs immédiatement reconnaissables. Alors que la réalisation de « Black Hole » lui avait pris une décennie, il vient de conclure avec « Calavera » la trilogie (sous influence) débutée avec « Toxic ». De Burroughs à Tintin, portrait d’un créateur sincère et habité par ses obsessions.

Portrait
novembre 2015

Super Loto Éditions

par Christian Rosset

Parmi les jeunes maisons d’éditions (ou si vous préférez: parmi les maisons d’éditions impulsées et entretenues par de jeunes personnes), Super Loto ne passe pas inaperçu(e). C’est lors de la troisième édition de Formula Bula (fin septembre, au Point Éphémère à Paris) où était accrochée, en présence de l’artiste, une exposition intitulée « Enfin Masse! » que nous avons pris l’initiative de cet échange. J’avais eu, quelques mois auparavant, la tentation de chroniquer « Derrière la réponse la question », le diptyque d’Aurélie William Levaux et Moolinex, mais le temps m’avait manqué (ou les mots n’étaient pas venu aussi rapidement que je l’aurais souhaité). Alors l’échange par mail s’est imposé. Histoire de rester du côté de l’écrit, même si, dans les réponses, on entend clairement une voix…