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avril 2017

Ecouter Alan

par Xavier Guilbert

Depuis vingt ans et les premières pages publiées dans Lapin, Alan Cope est devenu un personnage de bande dessinée — traversant tout d’abord la Deuxième Guerre Mondiale, puis revenant sur son enfance et, plus récemment avec Martha et Alan, ses premières amours. Biographe volontaire, Emmanuel Guibert est toujours prêt à évoquer ce qui fut pour lui une rencontre d’une importance rare. Entretien fleuve, en trois parties.

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mars 2017

Loo Hui Phang

par Xavier Guilbert

L’année dernière, Loo Hui Phang avait marqué les esprits avec deux collaborations tout en nuances: L’odeur des garçons affamés avec Frederik Peeters, et Nuages et pluie avec Philippe Dupuy. Elle était également à l’honneur au dernier Festival d’Angoulême, pour une exposition qu’elle-même avait voulue « synoptique ». Rêve, utopie, désir, ambiguïté, corps-paysage — autant de thèmes venant baliser le parcours de cette auteure, de son Laos natal aux plaines du Far-West.

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mars 2017

Delmas x Valfret Aspératus

par Gabriel Delmas

L’underground graphique nous montre des produits sans code barres, des posters mais aussi des recueils d’images pliés, agrafés, cousus mains, dont les techniques d’impression commencent avec la ronéo, la gravure lino, jusqu’à la plus récente risographie, mais aussi de simples assemblages de feuilles imprimées avec un toner noir de photocopieur des plus basiques. Ces éditions très limitées ne cessent de réinventer l’objet livre, le « zine » mais aussi les principes de la bande dessinée. Ces suites d’images racontent, expriment, et sont au cœur de la révolution de l’image imprimée en Europe. En ce moment, ce sont ces marges qui font bouger l’énorme bande dessinée, fossilisée dans ses références immenses.

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mars 2017

Éric Lambé

par Annabelle Dupret

Paysage après la bataille, publié par l’insatiable FRMK en collaboration avec Actes Sud BD, a reçu cette année le Fauve d’Or au Festival International de Bande Dessinée d’Angoulême. Le jury, constitué de journalistes, d’auteurs, et d’une libraire, s’est révélé radical et exigeant dans cette élection. Bande dessinée sublime et dépouillée, celle-ci invite le lecteur à un effort de lecture, tout en se présentant comme une œuvre éminemment ouverte, avec un accès d’une simplicité détonante.

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février 2017

Delmas x Alkbazz

par Gabriel Delmas

A la suite de ma longue discussion avec Christophe Poot, j’ai débuté une série d’entretiens avec des artistes qui interviennent dans le livre, pour lesquels le livre est un des supports privilégiés d’expression graphique et plastique, bien au-delà de la bande dessinée ou de l’illustration. Même si les liens avec la bande dessinée sont souvent pertinents, l’objet final se veut singulier, indépendant, hétéroclite, divergent: fanzines, graphzines, recueils sérigraphiés, auto-productions aux formats divers. Après ma discussion avec Julien Gardon, je continue donc avec Alkbazz.

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janvier 2017

Delmas x Gardon

par Gabriel Delmas

Julien Gardon est un artiste dessinateur au trait sombre et acéré. Il participe à de nombreux fanzines et collectifs. Depuis Toujours la même chose sorti en 2006 chez Garage L, il auto-édite plusieurs recueils de ses dessins. Son dernier travail !!!Dégage!!! a été publié au Dernier Cri en 2016.

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janvier 2017

Nicolas Mahler

par Maël Rannou

Enfance & influences Maël Rannou : Bien que vous pratiquiez l’autobiographie, on sait peu de choses de vous, de votre environnement […]

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décembre 2016

Big Planet Comics

par Voitachewski

En Amérique du Nord, les amateurs de bande dessinée alternative auront naturellement tendance à se diriger vers Seattle (ville de Fantagraphics) ou Montréal (pour Drawn + Quarterly). Probablement personne n’aurait l’idée de faire un détour par Washington, principalement connue pour son administration fédérale et ses organisations internationales. Pourtant, on y trouve une chaîne de librairies de bandes dessinées, Big Planet, qui s’est il y a quelques années associée à un éditeur de Philadelphie, Retrofit Comics. Cette maison d’édition s’est lancée en publiant des mini-comics chaque mois. Elle a progressivement étoffé son catalogue et développe maintenant des projets de plus en plus ambitieux, notamment grâce à des levées de fonds par Kickstarter. Aujourd’hui, on compte parmi ses auteurs des artistes confirmés et reconnus (James Kochalka), des jeunes qui ont déjà fait leurs preuves (Eleanor Davis) et des nouveaux venus très prometteurs (Sam Alden).

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novembre 2016

Luke Pearson

par Xavier Guilbert

Il ne faudrait pas réduire le travail de Luke Pearson aux aventures lumineuses de la petite Hilda. Avec Everything we miss, le jeune auteur anglais posait un regard plus inquiétant sur son univers fantastique, balançant ainsi entre l’optimisme de l’enfance et les angoisses de l’âge adulte.

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novembre 2016

Gaijin Mangaka

par Josselin Moneyron

Depuis 2007, l’éditeur letton kuš! publie à un rythme impressionnant, et sous forme de petits livrets colorés, de la bande dessinée alternative originaire du monde entier. Seul éditeur de bande dessinée dans un pays qui n’a pas de tradition propre, ils se sont pensés dès le départ comme un aggrégateur de pratiques narratives et graphiques couvrant tout le spectre de la bande dessinée. Il est donc logique, d’un certain point de vue, que le dernier numéro de leur revue Š! explore le procédé suivant lequel un artiste est influencé par et fait sienne une tradition étrangère, en l’occurrence le manga. David Schilter, le directeur éditorial de kuš!, et Berliac (qui en plus d’avoir dessiné la couverture et une histoire, est coéditeur du numéro) parlent de ce qu’être un “Gaijin Mangaka” implique.

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octobre 2016

Sammy Harkham

par Xavier Guilbert

Faut-il vraiment présenter Sammy Harkham? Auteur remarqué (pour son Poor Sailor ou les énigmatiques premiers numéros de Crickets), éditeur incontournable avec Kramers Ergot (dont l’immense numéro 7 fut un temps le point culminant), cela faisait néanmoins plusieurs années qu’il se montrait discret, après la sortie en 2012 d’un KE8 en demi-teinte et d’une anthologie personnelle (Everything Together) en forme de bilan… jusqu’à cette année 2015, dotée de tous les accents d’une renaissance.

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octobre 2016

Guy Delisle

par Xavier Guilbert

La bibliographie de Guy Delisle présente une étrange rythmique: depuis Shenzhen en 2000, il publie tous les quatre ans environ un livre « sérieux » (Pyongyang en 2003, Chroniques Birmanes en 2007, Chroniques de Jérusalem en 2011), occupant le reste du temps avec des parutions plus « légères ». 2016 oblige, le voici qui revient avec un récit d’importance, dans lequel, c’est une première, il raconte l’histoire (vécue) de quelqu’un d’autre.