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mai 2018

« Dedans le livre » : entretien avec Arbitraire

par Benoît Crucifix

Presque par définition, l’arbitraire perturbe et introduit du hasard, du chaos, mais aussi une certaine liberté dans ce qu’il touche. Entre éditeur sauvage et professionnel, entre le fanzine photocopié et le dos carré-collé, Arbitraire assume une identité protéiforme, qui permet justement au collectif lyonnais de faire coexister différentes manières de faire et de voir. Sans imposer une ligne unique, et tout en modestie, Arbitraire travaille cependant à une politique éditoriale en actes qui tient autant de son organisation que des livres publiés et du temps donné à ceux-ci pour exister.

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mai 2018

Aurélie William Levaux – Écritures

par Annabelle Dupret

Dans les dessins et les écritures d’Aurélie William Levaux, plusieurs vitesses se télescopent souvent, pour s’enchevêtrer inextricablement sur le papier. Si le trivial peut s’y introduire par toutes les voies, il peut aussi, par exemple, y être entouré de décors et d’environnements aux faux-airs mythiques. On connaissait ses broderies et ses réalisations sur tissu (de longue haleine), où une végétation troublante y proliférait en conférant à l’ensemble, à la fois une présence allégorique intemporelle et une nature brute. Mais aujourd’hui, répondant à de nouvelles nécessités de l’auteure, la vitesse de réalisation de ses dessins et de ses textes a fait voler en fumée tous ces archétypes visuels passés. De part et d’autre, un rejaillissement est à l’œuvre où, sous un jour nouveau, l’écriture punk de l’artiste livre sur le papier des couleurs instinctuelles dont les accords et les discordances teintent (une fois de plus selon moi) une nature hiératique indomptable.

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mai 2018

Shinzô Keigo

par Xavier Guilbert

Si on l’a découvert avec Tokyo Alien Bros. chez Le Lézard Noir, Shinzô Keigo est un jeune auteur qui compte déjà une dizaine d’ouvrages à son actif. Alors qu’un recueil d’histoires courtes, Holiday Junction, doit paraître le mois prochain, retour sur le parcours de ce manga-ka tranquillement en marge.

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mai 2018

Polystyrène

par Xavier Guilbert

Fondées au début des années 2010, les éditions Polystyrène ont depuis construit un catalogue restreint, mais indéniablement singulier, questionnant à chaque nouvelle sortie la forme même du livre (et la manière d’en aborder la lecture).

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avril 2018

Ugo Bienvenu

par Xavier Guilbert

Du clip réalisé pour le Fog de Jabberwocky jusqu’aux pages publiées dans la cinquième livraison de Franky (et Nicole) chez les Requins Marteaux, on avait repéré le trait particulier d’Ugo Bienvenu, et son attachement pour une science-fiction résolument rétro. Un univers que l’on retrouve dans Paiement Accepté paru chez Denoël Graphic en 2017.

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mars 2018

Siris

par Maël Rannou

La bande dessinée québécoise reste mal connue en France. Elle a pourtant vécu une période intense aussi stimulante qu’en Europe au tournant des années 1980-1990: une vague underground passionnante, représentée (et un peu écrasée) par Julie Doucet s’est développée avec des profils aussi curieux que Richard Suicide, Henriette Valium ou Siris, bien connu pour ses histoires de Baloney, poule vivant dans les quartiers populaires de Montréal. La Pastèque vient de publier Vogue la valise, pavé autobiographique dans une approche un peu différente que ce que l’on connaissait. L’occasion pour lui de revenir à Angoulême, et pour nous de réaliser cet entretien brassant trente ans de carrière — ainsi qu’un bout d’histoire de l’underground québécois.

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mars 2018

El Chico Solo

par Maël Rannou

Dans le n°20 de Gorgonzola, les éditions l’Égouttoir s’intéressaient aux « fanzineux disparus », ces auteurs que l’on croisait quasi obligatoirement en se plongeant dans la presse souterraine d’une certaine époque et qui ont disparu de nos radars du jour au lendemain. Trois auteurs ont été choisis, ayant débuté dans les années 70, 80 et 90, pour évoquer cette période de leur vie et leur rapport actuel à la bande dessinée aux fanzines.

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février 2018

Gerbaud

par Maël Rannou

Dans le n°20 de Gorgonzola, les éditions l’Égouttoir s’intéressaient aux « fanzineux disparus », ces auteurs que l’on croisait quasi obligatoirement en se plongeant dans la presse souterraine d’une certaine époque et qui ont disparu de nos radars du jour au lendemain. Trois auteurs ont été choisis, ayant débuté dans les années 70, 80 et 90, pour évoquer cette période de leur vie et leur rapport actuel à la bande dessinée aux fanzines.

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février 2018

Filipandré

par Maël Rannou

Dans le n°20 de Gorgonzola, les éditions l’Égouttoir s’intéressaient aux « fanzineux disparus », ces auteurs que l’on croisait quasi obligatoirement en se plongeant dans la presse souterraine d’une certaine époque et qui ont disparu de nos radars du jour au lendemain. Trois auteurs ont été choisis, ayant débuté dans les années 70, 80 et 90, pour évoquer cette période de leur vie et leur rapport actuel à la bande dessinée aux fanzines.

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janvier 2018

Tanx

par Xavier Guilbert

Lorsqu’en 2016, le Ministère de la Culture avait voulu l’élever au rang de Chevalier des Arts et des Lettres, la réponse de Tanx ne s’était pas faite attendre: « Chevalier mon cul, que crève l’état et son ministère. » Mais il ne faudrait pas que son caractère explosif et ses prises de position passionnées viennent occulter l’oeuvre qu’elle construit depuis plus d’une dizaine d’années. Car malgré ses doutes et ses questionnements quant à son propre travail, c’est une évidence: Tanx est une artiste.

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décembre 2017

Delmas x Jurictus

par Gabriel Delmas

L’art poursuit toujours son émancipation, et le livre dessiné poursuit sa métamorphose en se libérant de ses contraintes : contraintes de formes, de formats, de codes, de narration, de récit, contraintes commerciales, contraintes d’impression, contraintes d’expression, de dessin, de représentations. Vu de l’underground, la bande dessinée des éditeurs majeurs est embourbée dans son académisme de narrations et de styles qui se recopient les uns les autres. Ce qui est marginal aujourd’hui sera un jour majoritaire. Une utopie ? Ou un mouvement déjà bien installé qui modifie en profondeur la façon dont les artistes peuvent s’investir dans le livre.

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décembre 2017

Ishikawa Jirô

par Xavier Guilbert

En 2016, il avait fait l’affiche du F.OFF à Angoulême — et l’on avait pu découvrir, dans une exposition qui lui était consacré, le travail surprenant de Ishikawa Jirô. Entre son dessin très appliqué et ses personnages à tête de pénis, on pouvait hésiter entre la pochade égrillarde et l’un de ces délires dont les japonais sont coutumiers. Présent au programme du projet Mangaro/Heta-Uma organisé par le Dernier Cri fin 2014, Ishikawa Jirô était de retour en France à l’été 2017 pour une nouvelle exposition. L’occasion d’explorer le parcours atypique d’un auteur résolument en marge.