Portrait
novembre 2017

Lukas Verstraete

par Annabelle Dupret

Ses dessins triviaux révèlent autant d’affinités graphiques que narratives avec, au premier regard, des formes de satires sociales et populaires où les démêlées entre bêtes et figures humaines se conjuguent avec des couleurs bigarrées marquées par des rapides et sinueux. Comme Lukas Verstraete, jeune auteur prolifique, le révèle librement dans une conversation menée pour du9 il y a un an (alors qu’il préparait l’édition de Ramone, son premier album, pour La 5e Couche), derrière cette effervescence et ce bouillonnement dessiné se cache une science de la couleur, de l’histoire, et de l’étonnement qui est portée par un amour premier pour l’expérimentation et la découverte.

Portrait
octobre 2017

André Schiffrin

par Xavier Guilbert

Parmi les projets en souffrance qui attendent de peut-être, pouvoir un jour finir par être publiés sur du9, il y avait cet entretien avec André Schiffrin qui me tenait à cœur. Non seulement parce que ce grand monsieur nous a quittés en décembre 2013, mais surtout parce que son discours m’a toujours frappé par sa justesse et son intelligence, et qu’il me semblait toujours particulièrement d’actualité, bien que cet échange ait eu lieu en 2011.

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octobre 2017

Delmas x Brunet

par Gabriel Delmas

L’artiste aujourd’hui ne se limite pas seulement à une seule technique; il explore, il est opportuniste, il se révèle au gré des expériences qui lui sont possibles. La bande dessinée fait définitivement partie de sa culture, de son champ d’action, et tous les codes graphiques contemporains sont autant de références que la peinture classique, que l’art primitif. C’est son univers, un monde où il voit des liens, où il créé des liens, où il révèle ce que l’histoire de l’art ne peut faire apparaître. Avec Julien Brunet, le manga se juxtapose aux vases grecs antiques et ils réapparaissent métamorphosés, dans un clip d’art digital. L’impression, le livre, le zine sont des morceaux, des fragments d’interventions plastiques ou graphiques protéiformes.

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septembre 2017

Ed Piskor

par Xavier Guilbert

Après avoir fait ses premières armes aux côtés du grand Harvey Pekar, Ed Piskor a depuis rencontré ce qui semble s’annoncer comme le projet de toute une vie: raconter en bande dessinée, et par le menu, la naissance et l’émergence de la culture hip hop.

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septembre 2017

Max Andersson

par Mola Lontes

La bande dessinée aime rompre les codes, briser les frontières, abolir les normes. En ces termes, Max Andersson en est l’un des ses plus fidèles représentants. Introduit en France par le biais de l’Association, qui depuis 1997 publie les œuvres de ce Suédois barré, l’homme nous prend par la main et explore à travers son parcours les dédales de son univers. Maçon du rêve, de l’absurde, il erre sur les plaines d’un territoire inconnu et pourtant étrangement familier. Il y apparaît simple, entier, brut. Ce n’est que pour mieux dresser le monde comme une immense toile vierge et y projeter son étrangeté. Entre température basse et musique haute, indigestions séduisantes et humour amer, voyage dans un pays où les choses ne se jouent pas toujours où on l’attend.

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septembre 2017

Simon Hanselmann

par Xavier Guilbert

Peu d’auteurs de bande dessinée peuvent se vanter d’avoir épousé leur art — et en robe de mariée de surcroît! Mais Simon Hanselmann n’est pas un auteur comme les autres: autour de ses trois personnages fétiches (Megg, Mogg et Owl), son œuvre prolifique s’inscrit à mille lieux du politiquement correct tout en restant profondément attachante. Take a walk on the wild side.

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juillet 2017

Samandal, deuxième rencontre

par Voitachewski

Depuis notre première rencontre en 2011, Samandal a beaucoup changé. Plus audacieuse, plus exigeante, plus mure, la revue est passée à un rythme de publication annuel, chaque numéro étant dirigé par un artiste différent et ayant son thème et son format propre.

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juin 2017

Joe G.Pinelli

par Mola Lontes

Il est de ces voix qui parlent peu mais qui savent se faire entendre et pas uniquement pour combler des blancs. Dans le domaine de la bande dessinée, remplir les espaces vides est pourtant facile. Joe Pinelli n’est pas de ceux-là. Discret artisan de l’underground, il est l’un des pionniers de la bande dessinée autobiographique en France mettant son sens aiguisé du trait et du verbe au service de créations en forme de trompe l’œil. De ses débuts chaotiques dans la moite Espagne à sa douce vie de famille dans l’humidité Liégeoise, il raconte son parcours haut en couleurs ou la frontière entre réalité et fiction n’est pas aussi claire qu’on pourrait le croire.

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juin 2017

Delmas x Fleury

par Gabriel Delmas

Support privilégié de l’activiste graphique, le « graphzine », recueil de dessin publié en petits tirages, est en expansion depuis le début du siècle. Ce recueil libre, qui rend compte avec une certaine immédiateté des créations graphiques d’un artiste ou d’un groupe plus ou moins restreint d’artistes, permet de contourner les circuits commerciaux traditionnels des livres et des périodiques. Produite de manière souterraine, cette culture hétéroclite se renouvelle en permanence et voit plusieurs sous-sols se creuser sous la « grande surface commerciale » de plus en plus fade. Les codes graphiques s’épuisent à force de redites, de surexploitation des mêmes principes, à force aussi de provocations superficielles et clinquantes, à force d’esthétisations sans beaucoup de sens.
Frédéric Fleury est un acteur et observateur important des graphzines. C’est sur ce support d’abord qu’il montre ses dessins, sur ce support qu’il transforme ses recherches graphiques en séries. Ses dessins évoluent entre humour trash, formes étranges et monstres apocalyptiques.

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mai 2017

Philippe de Pierpont

par Annabelle Dupret

La force poétique de Paysage après la bataille tient autant à l’imaginaire actif qu’il sollicite chez son lecteur qu’à celui de ses auteurs, Eric Lambé et Philippe de Pierpont. Eu égard à leur longue collaboration, tissée par une haute estime mutuelle, et un réel désir de susciter, par l’écriture commune, la plus grande part d’imagination graphique de son dessinateur Eric Lambé; nous sommes allés à la rencontre de Philippe de Pierpont, le scénariste du livre, afin de découvrir quelles étaient les conditions sensibles et communes de création qu’ils ont élaborées ensemble, avec le temps, pour réaliser un récit dont l’éminence du dépouillement répond à l’appel d’un vécu indicible. La force poétique d’un récit énonçant en image la dissolution accidentelle d’une vie qui réapparaît sans que l’on puisse en expliciter les sources intimes autrement que par l’image et la lecture.

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mai 2017

Partager Alan

par Xavier Guilbert

Suite et fin de cet entretien-fleuve en compagnie d’Emmanuel Guibert, mais également de ces amis qu’il porte désormais en lui. Où il sera question d’amitiés précieuses, de la rencontre du texte et du dessin, d’urgence et de mémoire.

Portrait
avril 2017

Dessiner Alan

par Xavier Guilbert

Deuxième partie de cet entretien avec Emmanuel Guibert, où l’on évoquera dessin et destin, narration et rencontres, coïncidences et découvertes. Et toujours, quelque part, en compagnie d’Alan.