Portrait
février 2018

Filipandré

par Maël Rannou

Dans le n°20 de Gorgonzola, les éditions l’Égouttoir s’intéressaient aux « fanzineux disparus », ces auteurs que l’on croisait quasi obligatoirement en se plongeant dans la presse souterraine d’une certaine époque et qui ont disparu de nos radars du jour au lendemain. Trois auteurs ont été choisi, ayant débuté dans les années 70, 80 et 90, pour évoquer cette période de leur vie et leur rapport actuel à la bande dessinée aux fanzines. Premier de la série: Filipandré, qui participa à de très nombreuses production, de Zinc à Réciproquement en passant par Tam Tam ou Minimum, mais aussi des magazines plus largement diffusés comme B.D., Pilote, Fluide Glacial ou Strip.

Portrait
janvier 2018

Tanx

par Xavier Guilbert

Lorsqu’en 2016, le Ministère de la Culture avait voulu l’élever au rang de Chevalier des Arts et des Lettres, la réponse de Tanx ne s’était pas faite attendre: « Chevalier mon cul, que crève l’état et son ministère. » Mais il ne faudrait pas que son caractère explosif et ses prises de position passionnées viennent occulter l’oeuvre qu’elle construit depuis plus d’une dizaine d’années. Car malgré ses doutes et ses questionnements quant à son propre travail, c’est une évidence: Tanx est une artiste.

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décembre 2017

Delmas x Jurictus

par Gabriel Delmas

L’art poursuit toujours son émancipation, et le livre dessiné poursuit sa métamorphose en se libérant de ses contraintes : contraintes de formes, de formats, de codes, de narration, de récit, contraintes commerciales, contraintes d’impression, contraintes d’expression, de dessin, de représentations. Vu de l’underground, la bande dessinée des éditeurs majeurs est embourbée dans son académisme de narrations et de styles qui se recopient les uns les autres. Ce qui est marginal aujourd’hui sera un jour majoritaire. Une utopie ? Ou un mouvement déjà bien installé qui modifie en profondeur la façon dont les artistes peuvent s’investir dans le livre.

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décembre 2017

Ishikawa Jirô

par Xavier Guilbert

En 2016, il avait fait l’affiche du F.OFF à Angoulême — et l’on avait pu découvrir, dans une exposition qui lui était consacré, le travail surprenant de Ishikawa Jirô. Entre son dessin très appliqué et ses personnages à tête de pénis, on pouvait hésiter entre la pochade égrillarde et l’un de ces délires dont les japonais sont coutumiers. Présent au programme du projet Mangaro/Heta-Uma organisé par le Dernier Cri fin 2014, Ishikawa Jirô était de retour en France à l’été 2017 pour une nouvelle exposition. L’occasion d’explorer le parcours atypique d’un auteur résolument en marge.

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décembre 2017

Daniel Merlin Goodbrey

par Tony

Daniel Merlin Goodbrey est l’un des pionniers les plus importants et les plus prolifiques de la bande dessinée numérique. Débutant ses expérimentations autour de l’an 2000, il a exploré un large panorama de formes et d’utilisations de la publication en ligne, depuis les webcomics les plus simples jusqu’à l’interactivité pensée pour ordinateur ou tablette. C’est donc tout naturellement qu’il s’est récemment lancé dans une thèse à la University of Hertfordshire et qu’il participe au projet Electricomics.
Pourtant, il reste étonnamment inconnu en France, même au sein de la communauté qui s’intéresse à la bande dessinée numérique, que ce soit dans la pratique ou dans la recherche. D’où cet entretien, qui (espérons-le) contribuera à régler cette situation paradoxale.

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novembre 2017

Lukas Verstraete

par Annabelle Dupret

Ses dessins triviaux révèlent autant d’affinités graphiques que narratives avec, au premier regard, des formes de satires sociales et populaires où les démêlées entre bêtes et figures humaines se conjuguent avec des couleurs bigarrées marquées par des rapides et sinueux. Comme Lukas Verstraete, jeune auteur prolifique, le révèle librement dans une conversation menée pour du9 il y a un an (alors qu’il préparait l’édition de Ramone, son premier album, pour La 5e Couche), derrière cette effervescence et ce bouillonnement dessiné se cache une science de la couleur, de l’histoire, et de l’étonnement qui est portée par un amour premier pour l’expérimentation et la découverte.

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octobre 2017

André Schiffrin

par Xavier Guilbert

Parmi les projets en souffrance qui attendent de peut-être, pouvoir un jour finir par être publiés sur du9, il y avait cet entretien avec André Schiffrin qui me tenait à cœur. Non seulement parce que ce grand monsieur nous a quittés en décembre 2013, mais surtout parce que son discours m’a toujours frappé par sa justesse et son intelligence, et qu’il me semblait toujours particulièrement d’actualité, bien que cet échange ait eu lieu en 2011.

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octobre 2017

Delmas x Brunet

par Gabriel Delmas

L’artiste aujourd’hui ne se limite pas seulement à une seule technique; il explore, il est opportuniste, il se révèle au gré des expériences qui lui sont possibles. La bande dessinée fait définitivement partie de sa culture, de son champ d’action, et tous les codes graphiques contemporains sont autant de références que la peinture classique, que l’art primitif. C’est son univers, un monde où il voit des liens, où il créé des liens, où il révèle ce que l’histoire de l’art ne peut faire apparaître. Avec Julien Brunet, le manga se juxtapose aux vases grecs antiques et ils réapparaissent métamorphosés, dans un clip d’art digital. L’impression, le livre, le zine sont des morceaux, des fragments d’interventions plastiques ou graphiques protéiformes.

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septembre 2017

Ed Piskor

par Xavier Guilbert

Après avoir fait ses premières armes aux côtés du grand Harvey Pekar, Ed Piskor a depuis rencontré ce qui semble s’annoncer comme le projet de toute une vie: raconter en bande dessinée, et par le menu, la naissance et l’émergence de la culture hip hop.

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septembre 2017

Max Andersson

par Mola Lontes

La bande dessinée aime rompre les codes, briser les frontières, abolir les normes. En ces termes, Max Andersson en est l’un des ses plus fidèles représentants. Introduit en France par le biais de l’Association, qui depuis 1997 publie les œuvres de ce Suédois barré, l’homme nous prend par la main et explore à travers son parcours les dédales de son univers. Maçon du rêve, de l’absurde, il erre sur les plaines d’un territoire inconnu et pourtant étrangement familier. Il y apparaît simple, entier, brut. Ce n’est que pour mieux dresser le monde comme une immense toile vierge et y projeter son étrangeté. Entre température basse et musique haute, indigestions séduisantes et humour amer, voyage dans un pays où les choses ne se jouent pas toujours où on l’attend.

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septembre 2017

Simon Hanselmann

par Xavier Guilbert

Peu d’auteurs de bande dessinée peuvent se vanter d’avoir épousé leur art — et en robe de mariée de surcroît! Mais Simon Hanselmann n’est pas un auteur comme les autres: autour de ses trois personnages fétiches (Megg, Mogg et Owl), son œuvre prolifique s’inscrit à mille lieux du politiquement correct tout en restant profondément attachante. Take a walk on the wild side.

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juillet 2017

Samandal, deuxième rencontre

par Voitachewski

Depuis notre première rencontre en 2011, Samandal a beaucoup changé. Plus audacieuse, plus exigeante, plus mure, la revue est passée à un rythme de publication annuel, chaque numéro étant dirigé par un artiste différent et ayant son thème et son format propre.