
Avant Optic Nerve, il y avait ... Optic Nerve, the mini-comic : sept petits numéros, photocopiés à la main et distribués de manière confidentielle, les premières incursions d’Adrian Tomine dans le monde du comic, que voici regroupées ici en un seul petit volume.
<32 (courtes) histoires, où Adrian Tomine hésite, se cherche, et expérimente. Déjà, on y trouve les petites tranches de vie amères qui constitueront l’essentiel d’Optic Nerve, mais également quelques excursions dans l’autobiographie, dans lesquelles l’humour n’est pas toujours absent.
Il est difficile de parler de maturité à propos d’Adrian Tomine (les histoires publiées ici ont été écrites alors que l’auteur n’avait que 17 ans pour les premières, et 20 ans pour les dernières) et pourtant ... On le sent trouver progressivement un ton, une gravité, une justesse dans sa narration.
De même, son trait va passer par plusieurs évolutions, avant de trouver son équilibre ... y perdant une part de son expressivité, au profit d’une distance (d’une froideur, pourrait-on dire) qu’il préfère sans doute.
A ce sujet, on lira avec beaucoup d’intérêt l’introduction en forme d’introspection, où Adrian Tomine porte un oeil critique sur la genèse de ces récits. Une découverte guidée en quelque sorte, des premiers pas d’un auteur à suivre.
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par Paulette le 2 décembre 2007
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Alors que la rentrée approche, un petit coup de rattrapage sur les différents prix décernés outre-Atlantique par nos amis américains, où l’on découvre des catégories aussi originales qu’excitantes — il faut avouer qu’entre “Best Biographical, Historical or Journalistic Presentation”, “Best U.S. Edition of International Material — Asia” ou encore “Best Previously Published Graphic Album”, on ne sait que choisir. Voici donc les résultats des Eisners (décernés le 23 juillet), les lauréats des Harveys (annoncés le 29 août), et les nominations des Ignatz (à venir pour le 11 septembre). En résumé : Asterios Polyp, The Walking Dead et CHEW ont gagné plein de babioles, et la sélection des Ignatz est (comme souvent) de haut vol. Voilà pour le cru 2010 — l’année prochaine, ça recommence.
L’auteur d’American Splendor et l’une des figures emblématiques de l’autobiographie en bande dessinée, Harvey Pekar s’est éteint hier à 70 ans. Il laisse derrière lui son « grand œuvre », chronique personnelle illustrée tour à tour par R. Crumb, Spain Rodriguez ou encore Joe Sacco, entre autres noms remarquables. En 2003, il avait été incarné à l’écran par Paul Giamatti.
Aux flâneurs de la capitale réfractaires aux sirènes du ballon rond, les jours qui viennent s’annoncent riches en horizons à explorer. Pour commencer, Thomas Ott s’expose du 11 juin au 17 juillet à la Galerie Martel (17 rue Martel dans le 10e). Ensuite, histoire de continuer à célébrer les XX ans de l’Association, Benoît Jacques prend la suite de Nine Antico et de Grégoire Carlé et « s’installe » du 15 juin au 17 juillet à Super-Héros (175 rue St Martin dans le 3e). Enfin, on pourra aller admirer le travail de Dominique Goblet & Nikita Fossoul et Aurélie William Levaux du 18 juin au 18 juillet au Monte-en-l’Air (71 rue de Ménilmontant / 2 rue de la Mare dans le 20e).