La Méthode Bernadette de Laurent Bruel
En français Publié chez Matière
Chroniqué par Loleck, Philéas Nipal en juillet 2009

Je fais souvent le reproche à la bande dessinée de ne pas présenter assez d’objets autres que ceux liés à de la fiction ou à de la distraction. Indéniablement, le spectacle et « l’entertainment » prennent une place prépondérante et ce, sur l’ensemble de la production. Cet état de fait pourrait d’ailleurs ne pas être plus dérangeant que ça. Au cinéma par exemple cette débauche distractive est équilibrée par toute une autre frange de la production, moins clinquante mais tout aussi brillante, originale et reconnue. Le cinéma d’auteur est un cinéma vivant, productif et dynamique. En bande dessinée le déséquilibre est flagrant, abyssal et contribue grandement à son image « enfantesque » qui lui colle à la page.
Car pour le neuvième art, les livres de fond (comme on les nomme) se font plutôt rares. Ce que j’entends par « livre de fond », ce sont ces ouvrages qui servent par exemple à révéler des pans peu ou pas connus de l’histoire, de l’ethnologie, de la sociologie, de l’économie etc... ces livres qui expliquent et qui posent le débat ; ces livres qui prennent position, ou qui n’en prennent pas mais qui font qu’au final lorsqu’on les repose une fois finis, de nouvelles interrogations se sont ouvertes à nous et nous incitent ainsi à aller voir ailleurs, à aller chercher plus loin — bref à approfondir.
Mais aujourd’hui est un jour béni puisque j’ai eu l’occasion de faire la lecture d’un de ces livre qui se trouve justement au carrefour de différents courants et qui en possède une bonne dose (de fond).

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La Méthode Bernadette nous explique comment, de 1934 au début des années 70, un chanoine du nord de la France a tenté par une méthode astucieuse de mise en scène de silhouettes archi-connues de la Bible, de reprendre en main l’éducation défaillante des catholiques âmes françaises. Car la France, comme vous le savez tous, est depuis l’époque de Clovis (Vème siècle) « la Fille aînée de l’église ». Or, en ces temps troublés de l’entre-deux guerres, voilà qu’une partie des brebis de la si sage fille aînée semble vouloir s’émanciper. Plusieurs sont même tiraillées par un communisme grandissant qui étire son ombre bolchevique de plus en plus proche de nos frontières. Pour répondre à cette attaque, l’abbé Bogard et sa troupe de Bernadettes vont mettre en place une méthode d’apprentissage catéchistique simple pour tenter d’endiguer le phénomène d’une déchristianisation rampante. Ça, c’est pour l’objet du livre. Mais tout l’intérêt de l’ouvrage repose sur deux points importants : le graphisme et sa position par rapport à l’Histoire.

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Ainsi, Laurent Bruel met au jour une méthode appliquée par le catholicisme et basée sur une narration en silhouettes, à peine soutenue par quelques mots ou quelques phrases, et dont le but ultime est l’apprentissage des bases de la religion chrétienne. La présentation de l’ouvrage se fait de la manière suivante : sous les tableaux créés par l’abbé et ses Bernadettes et réduits à la taille d’une case, l’auteur déroule son récit explicatif.
Nous voici donc en possession d’un outil qui à la base, était didactique mais qui sans le savoir et surtout sans le vouloir, a glissé sur le terrain artistique. Nous avons un aspect (la forme) qui malgré un message clair et fort (le fond) nous offre en tant qu’amateurs d’images, un degré de lecture que les concepteurs n’avaient pas envisagé sous cet angle. La pureté du message présenté, dans l’esprit de ceux qui l’ont conçu, n’aurait jamais du être supplanté par la lecture primaire de l’image. Le livre met donc en exergue le fait que fond et forme peuvent s’interpréter de façon radicalement différente suivant ce que le lecteur cherche.
La Méthode Bernadette est un livre qui graphiquement expose de façon ingénieuse comment un message simple, placé dans un cadre uniquement composé de noir et de blanc, peut se révéler extrêmement percutant et parlant. Les exemples sur les mises en scène orchestrées autour de menus détails sont nombreux. Il est ainsi parfaitement montré comment avec un ou deux détails en moins, une image ne veut plus du tout dire la même chose, comment le jeu des silhouettes peut basculer du didactique au grotesque en un rien de temps. [1] L’art dans sa fonction première, c’est-à-dire avant de se retrouver engoncé dans cet habit pompier faussement provocateur qui est le sien actuellement, avait une fonction pédagogique. Esthétique certes, mais pédagogique d’abord et en particulier concernant les choses de l’esprit et donc de la religion à qui elles étaient intimement liés. Or La Méthode Bernadette s’inscrit dans cette grande tradition de l’Eglise éduquant ses fidèles par l’image et c’est une jubilation que de nous le montrer ainsi.

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Ensuite c’est un livre qui indéniablement se positionne par rapport à l’Histoire. En le finissant on comprend bien qu’on a là entre les mains un témoignage unique, matériel, des premières manifestations de la déliquescence à venir de la religion catholique en France. C’est donc un livre qui s’inscrit dans une vision historique et ethnologique globale de cette France en mutation du milieu du XXème siècle.
Car si la Méthode Bernadette est une méthode qui a irradié le monde francophone et même un peu au-delà, il n’est peut-être pas inutile de rappeler qu’à la sortie de la seconde guerre mondiale, la bande dessinée et le livre jeunesse ont été pris en otage par les courants aussi bien politique que religieux afin d’éduquer de façon sous-jacente les forces vives de la nation en reconstruction. C’est ainsi qu’à ce titre le 16 juillet 1949, une loi soutenue à la fois par les communistes et les catholiques fut votée au parlement français afin d’encadrer au mieux les lectures des enfants de l’époque. Cet ouvrage révèle donc tout au long de ses pages un pan de notre histoire récente. C’est un travail remarquable, soutenu par le musée Nicéphore Niepce de Chalon-sur-Saône et agrémenté d’une bibliographie fournie qui donnera à ceux qui veulent en savoir plus une fois la lecture terminée, une base de travail supplémentaire.
Pour ceux qui ne l’auraient pas compris donc, cette Méthode Bernadette je la soutiens à fond... dans le fond.

[Philéas Nipal]

En 1845, dans le second chapitre de son Essai de Physiognomonie, Rodolphe Töpffer, se livrant à une des premières analyses de la « littérature en estampes » qu’il venait d’inventer, soulignait l’interêt de cette nouvelle façon de construire des récits en images du point de vue de l’éducation morale : « [la littérature en estampe] agit principalement sur les enfants et sur le peuple, c’est-à-dire sur les deux classes de personnes qu’il est le plus aisé de pervertir et qu’il serait le plus désirable de moraliser » [2]. Cette conviction est à l’origine de la Méthode Bernadette. Les soeurs Bernadette partagent en effet avec l’honorable Genevoix un double credo : d’une part, le dessin permet de raconter des histoires (il est foncièrement capable de narration, parce qu’il peut s’articuler en séquences) ; d’autre part, ces histoires permettent à leur tour d’atteindre directement le siège des passions et des élans moraux chez les individus les moins instruits, peu susceptibles d’être touchés par de profondes réflexions ou de savantes lectures. Art lisible, art frappant, art simple : la littérature dessinée est faite pour la propagande morale ; mieux encore, c’est un remède à la corruption moderne. Töpffer en 1845 compte sur la « littérature en estampes » pour combattre l’influence pernicieuse du roman moderne : les Balzac, les Sand, les Sue qu’il vilipende introduisent dans le roman la peinture des instincts les plus bas, des tréfonds les plus abjects de l’humanité. Ces affects mauvais existent, mais les représenter publiquement, c’est les banaliser, les propager, habituer les hommes au mal par la fréquentation constante de la peinture aimable que le miel de la littérature habille.

De même, lorsque le chanoine Emile Bogard décide en 1934 de mettre au point un catéchisme par l’image, c’est pour lutter contre la déchristianisation du monde moderne. Le récit dessiné, là encore, est propagande et combat. Là s’arrête toutefois la ressemblance. Töpffer concevait la moralisation de sa littérature dessinée comme un usage fin de la caricature : la littérature en estampe n’était pas censée prêcher le bon exemple, mais grossir et ridiculiser les outrances et les boursouflures du mauvais. Il fallait à cela un art de la charge lié à une très grande lisibilité dans l’instant (ce qui fonde l’insistance constante de Töpffer sur la spontanéité, voire l’imperfection du trait). Au contraire, la méthode que la chanoine Bogard va mettre en oeuvre avec les soeurs Bernadette de la congrégation de Thaon-les-Vosges est conçue comme un enseignement par l’image, et passe par la rigueur et la netteté des images, faites de silhouettes contrastées, dans un noir et blanc très dur, d’ombres presque chinoises.

C’est que l’image sert ici à renouer avec la mission fondamentale du catholicisme : enseigner, propager l’évangile. Comme les écoles médiévales contre la ténèbre des royaumes barbares, comme la mission Jésuite contre l’agrandissement démesuré des frontières du monde, la méthode Bernadette reprend le flambeau de l’éternelle catéchèse. Or le catholicisme menacé, que défendent les Bernadette, a ceci de passionnant qu’il est une religion à la fois hautement théorique, et très abstraite lorsqu’on en vient aux fondements philosophiques du credo, mais dans le même temps puissamment imagée, portée d’abord dans des récits, dans des histoires, pleines de bruit et de fureur. Croire et défendre sa foi, c’est pour un catholique tenir ensemble l’intransigeance sur les vérités du dogme et la transmission des histoires et des mythes par lesquels ces vérités sont révélées aux hommes.

Les tableaux que les Bernadette vont produire durant plus de trois décennies seront donc des clichés admirablement travaillés pour véhiculer la riche complexité de l’image révélée en laissant subsister son énigme même. L’évidence de l’image, absolument lisible, non équivoque, est constamment mise en tension avec l’enveloppement des symboles, l’imbrication des sens cachés. Les collections d’images de la méthode Bernadette (séries de planches à exposer en catéchèse, puis timbres, albums à vignettes, etc.) réclament le commentaire : elles ne se conçoivent qu’accompagnées de l’explication bienveillante de celui qui en maîtrise déjà la signification, et qui peut alors s’appuyer sur l’évidence perçue pour en déployer le mystère. Ainsi dans la lisibilité simplissime des images repose toujours la puissance d’un enseignement plus complexe, d’une énigme à dénouer. La lumière vient dans l’évidence du dessin, mais cette lumière elle-même éblouit, et renferme encore des secrets que le secours de la parole doit venir déceler. Pour l’oeil moderne, c’est frappant : dès que l’on n’a plus affaire à une image simplement descriptive (vue d’ensemble de Jérusalem, Christ en croix, damnés brûlant en enfer), le dessin semble toujours manquer d’une légende ou d’un commentaire. Il n’est que le support d’une histoire qui a commencé bien avant lui et qui se contente, ponctuellement, de s’incarner en lui, dans son noir et blanc si brutal et si frappant.

La Méthode Bernadette est vite adoptée dans les Vosges, puis en France, puis, après la guerre, dans l’empire colonial tout entier, où selon la jolie formule de Laurent Bruel, « les pères blancs réclament leur part de silhouettes noires » (p. 120). il faut dire qu’en effet La Méthode Bernadette, c’est-à-dire le livre lui-même, n’est pas une simple édition des images produites pendant trente ans par la congrégation de Thaon-les-Vosges. Ces images, retrouvées dans les archives de la congrégation et confiées au Musée Nicéphore Niépce de Châlon-sur-Saône, sont ici sélectionnées et remontées, servant de support pour des commentaires nouveaux : ceux de Laurent Bruel, véritable éditeur de l’ouvrage, qui a choisi d’utiliser les images pour raconter l’histoire de la méthode, de son invention, de sa diffusion, de son procédé technique, et finalement de son effacement après Vatican II. La Méthode Bernadette est ainsi un étrange objet, qui emprunte à l’imagerie des soeurs pour raconter leur histoire, subvertissant ainsi profondément l’intention d’origine des images, les arrachant à leur série pour les recomposer dans un récit nouveau, qui ne doit plus enseigner le catéchisme mais contribuer à la mémoire collective de cette manière de l’enseigner. Le pari était risqué, mais le résultat est remarquable. La postface de Sonia Floriant, spécialiste de sciences du langage et commissaire de l’exposition sur la Méthode au musée Niépce, éclaire les enjeux didactiques et sémantiques de ce pan méconnu de l’histoire morale de la bande dessinée. A l’heure où l’on réédite les grands classiques de la littérature en estampes, muette et en noir et blanc [3], la Méthode Bernadette mérite son petit coin d’étagère.

[Loleck]

[1] Cf les pages 134 et 135 qui sont à ce titre incroyablement parlantes.

[2] R. Töpffer, Essai de physiognomonie, chap. 2, in L’Invention de la bande dessinée, Th. Groensteen et B. Peeters (éds.), Paris, Hermann, 1994, p. 188.

[3] Voir par exemple les récits de Frans Masereel, Lynd Ward, Giacomo Patri et Laurence Hyde réédités en 2008 par les Editions l’échappée sous le titre Gravures Rebelles. 4 romans graphiques (adaptation de l’édition américaine, Graphic Witness, Firefly Books, 2007) ; ou plus récemment encore la traduction aux Editions de la Martinière de l’anthologie de David A. Beronä, Le roman graphique, des origines aux années 1950 (l’original, Wordless Books. The Original Graphic Novels, a été publié en 2008 par Abrams à New York).

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3 RÉACTIONS
#01
Méthode Bernadette, La

Bonjour,

Je m’inquiète un peu de voir fleurir chez des gens a priori cultivés cette attitude qui consiste à dénigrer le divertissement et la fiction, censés produire des œuvres inférieures aux autres ouvrages (autobios, essais, reportage etc...). À ce train là on évacuerait l’essentiel de la littérature, du théâtre, cinéma, etc... Hamlet, La Montagne magique, Citizen Kane = fiction divertissante. Le constat que vous dressez sur la bande dessinée peut s’appliquer sans problème à ces domaines.

Le cinéma d’auteur est marginal, pas toujours très réussi et porté économiquement par un système de redistribution des bénéfices... C’est moins le cas en bande dessinée où le domaine "auteur" se défend avec peu d’aides et pour un résultat plus satisfaisant.

Alors que la question de son côté spécifiquement infantile demeure pertinente, qualitativement, je ne vois pas en quoi la bande dessinée aurait à rougir, comparée aux merdes commerciales ou auteurisantes du cinéma , ce qu’elle aurait à envier à l’état de décomposition des lettres françaises, aux Marc Lévy et autres 99F… Peut être le système de subvention et d’aide qui permet à un théâtre parfois inventif, vivant ( et fictionnel ça arrive) mais peu populaire de coexister à côté du Boulevard ? Ce n’est pas un modèle qui fait rêver.

John Ford et Howard Hawks, ces horribles fictionneurs, divertisseurs, œuvrant dans les genres et sur commande de l’industrie ont été réhabilités depuis longtemps par les critiques les plus auteurisants qu’il y ait jamais eu aux Cahiers et chez Positif, alors pitié, pas de grand bond en arrière...

Non Philéas, la fiction et le divertissement, ce n’est pas sale ! Si Marini c’est moche, vulgaire et grossier, il faut en chercher la raison ailleurs... Alors au boulot !

++

par Fabien le 11 août 2009 | Répondre à ce message
>01
Méthode Bernadette, La
sans vouloir être méchant, je pense que vous n’avez pas très bien lu l’article auquel vous répondez...
par david t le 12 août 2009 | Répondre à ce message
>01
Méthode Bernadette, La

Rien de méchant en effet... Mais c’est bien le premier paragraphe qui me fait réagir, pas le reste de l’article. Ce que je conteste ce sont ces généralités que l’on peut démonter facilement et qui ne me semblent relever que du pur préjugé culturel, par principe défavorable à la fiction et au divertissement (je dis "par principe" pas "systématiquement" ou "aveuglément").

« Je fais souvent le reproche à la bande dessinée de ne pas présenter assez d’objets autres que ceux liés à de la fiction ou à de la distraction.Indéniablement, le spectacle et « l’entertainment » prennent une place prépondérante et ce, sur l’ensemble de la production » En quoi est-ce spécifique à la bande dessinée contemporaine ?

« Cet état de fait pourrait d’ailleurs ne pas être plus dérangeant que ça. » Donc, ce pourrait être un mal bénin, mais ce ne serait pas bien quand même tout ce divertissement et cette fiction.

« Au cinéma par exemple cette débauche distractive est équilibrée par toute une autre frange de la production, moins clinquante mais tout aussi brillante, originale et reconnue. » Un premier problème avec la "débauche" distractive, terme moralisant qui me semble bien renvoyer à l’idée que le divertissement, c’est sinon un fourvoiement sur la route du Paradis, ou du moins une mauvaise habitude. Plus sérieusement : quoi le cinéma serait il plus équilibré dans sa production ? Où alors on parle de l’image de la "BD", de son public ce qui nous renvoie aux considérations sociologiques d’OCNI. Quand au clinquant, on le retrouve dans le cinéma d’auteur sous d’autres formes que le glamour des stars, les explosions et les effets spéciaux, mais il n’est pas forcément absent de ces productions pas toujours très brillantes.

« Le cinéma d’auteur est un cinéma vivant, productif et dynamique. » Contrairement à la bande dessinée d’auteur ? Le cinéma indépendant US, dont je suis un ardent partisan est tout à fait minoritaire, et doit parfois comme le cinéma asiatique non commercial compter sur des financements européens. Quant à la France, son secteur auteur me paraît proportionnellement dix fois moins dynamique que celui de la Belgique. Quel est l’impact d’un cinéma contemporain français (commercial ou non) sorti de sa réserve protégée ? Nul ou fruit de l’expatriation. Or si la bande dessinée commerciale francophone est à la traîne hors d’Europe, la bande dessinée d’auteur entretient un puissant courant d’échange avec les secteurs les plus créatifs de la bande dessinée internationale... Là ou l’apport français au cinéma mondial tient essentiellement à son patrimoine et à sa capacité à financer, diffuser, médiatiser les œuvres étrangères.

La dévalorisation de la bande dessinée comparativement au cinéma me semble difficilement imputable à un trop plein de fictions ou de divertissement en ce qui concerne son image. Sur le plan créatif, la France me semble très bien se porter et ce qui nous arrive d’Afrique du Sud, Japon, Finlande, USA me paraît assez réjouissant aussi et de mieux en mieux diffusé. D’où un certain agacement (mea culpa) à voir, dans ce premier paragraphe, l’éternel retour de ces deux boucs émissaires : fiction & divertissement. Et une exhortation à chercher les facteurs infantilisant ailleurs…

Voilà, à une prochaine

PS : C’est vrai que c’est dommage de réagir à ce qui agace plus qu’à ce qui réjouit sur Du9, dont cette présentation à deux voix de La Méthode. Toujours l’histoire des trains en retard !

par Un inconnu le 13 août 2009 | Répondre à ce message
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D’ici de là-bas
25 janvier 2012
A l’occasion de l’édition 2012 du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême, ARGH Association et Entre les cases proposent l’exposition « D’ici de là-bas », qui propose une géographie de la bande dessinée à hauteur d’artiste. Le commissariat en est assuré par Pierre-Laurent Daures (copinage inside). Rendez-vous est donné au 18 boulevard Pasteur (face au Pavillon Jeunes Talents) à Angoulême, du 26 au 29 janvier.
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Ami lecteur, lectrice mon Amour, l’occasion était trop belle. Non seulement du9 s’apprête à faire peau neuve, mais voici que Cornélius (ami et admiré de longue date) vient d’installer ses nouveaux bureaux non loin d’Upian, notre habilleur officiel. Alors, histoire de fêter l’événement sous le regard bienveillant des deux parrains, sept auteurs viennent s’illustrer du 9 au 30 décembre prochains sur les murs de la galerie Since (211 rue Saint-Maur, Paris Xe) : Ludovic Debeurme, Nadja Fejto, Grégory Mardon, Fanny Michaelis, Hugues Micol, Giacomo Nanni, Benoît Preteseille — dignes représentants de cette nouvelle bande dessinée que Cornélius s’attache à découvrir et à faire connaître. Vernissage prévu le 9 décembre à 19h.
Tirer un trait/Tisser des liens
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Du 16 au 18 novembre 2011, le groupe de recherche sur la bande dessinée ACME organise le colloque international « Figures indépendantes de la bande dessinée mondiale : tirer un trait/tisser des liens », qui se tiendra à l’université de Liège (Place du XX août 7, 4000 Liège). Les trois journées de réflexion porteront sur les aspects historiques, thématiques et économiques des structures éditoriales qui relèvent ou se réclament entre autres dénominations de « l’indépendance ». Programme détaillé des interventions ici.
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