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Mi brijnoï Na Krassov

de

Un p’tit français qui se prend pour Chris Ware (Floc’h ? ? ?). Au départ, on se dit pourquoi pas ? On feuillette l’album, on ne voit pas très bien où il veut en venir, alors on décide de prendre son temps. On rentre à la maison, l’objet sous le bras.
Et on lit … Ou, au moins, on essaye.
Car il n’y a strictement rien dans cet album.
Des illustrations, de fausses couvertures, de fausses publicités, des bandes dessinées à monter soi-même, un bidule à fabriquer …

Effectivement, on peut trouver tout ça dans Chris Ware, mais il y a un sens derrière, en tout cas, ce n’est certainement pas gratuit, alors que là ?
Le seul point positif que l’on peut retirer, c’est que c’est bien imprimé. A part ça …
Le dessin n’est pas particulièrement intéressant, ce n’est pas époustouflant de beauté, mais ce n’est pas, non plus, épouvantable de laideur. De toute façon, comme le dessin n’est au service de rien, y’a pas grand-chose à dire de plus.
Il y a bien quelque chose qui apparaît, ou plutôt qui s’impose : un humour lourdingue.

Non seulement lourdingue, mais par moment franchement limite-limite. Je ne sais pas si l’auteur s’essayait au second degré, mais plusieurs « blagues » frôlent le racisme. On va dire que c’est du second degré, c’est sûrement ça. De toute façon, ce n’est pas important, car s’il y a bien une chose que l’on retient, c’est que cet album est sans intérêt, et qu’on aimerait bien se faire rembourser.

Chroniqué par en novembre 1998