Steven’s Comics
Ce sont également des planches parues dans des journaux, c’est tout autant une vision de l’enfance dans les années 70 et c’est graphiquement assez proche d’Ellen Forney, elle même assez proche, etc … (on pourrait se dire que Chester Brown fait des émules, mais je ne suis même pas sûr que ces auteurs aient lu C. Brown)
Si j’ai voulu lire Steven’s comics, c’est pour un commentaire de Josué Menjivar (Broken Fender) : « This comic actually has made me cry ». « Ce comic m’a réellement fait pleurer ».
Et il vrai que la grande qualité de Steven’s Comics réside dans sa charge émotionnelle. C’est petit à petit, et bien malgré vous, que vous sentirez une boule se coincer dans votre gorge.
Steven’s Comics se lit comme le journal d’un jeune garçon gay mais qui ne le sait pas encore. Steven est surtout un enfant sensible et discret. Cela ne se passe pas très bien dans sa famille, cela ne se passe pas mieux à l’école mais ne sont-ce pas des impressions qu’ont tous les enfants ?
Kelly a bien compris que ce qu’il racontait n’était pas l’apanage des jeunes gays. C’est pourquoi les histoires développent de moins en moins la spécificité « gay » de Steven pour toucher un lecteur qui peut être homme ou femme, gay ou hétérosexuel.
Ces petits albums n’ont pas, bien sûr, la force des albums de Chester Brown, le principal défaut étant la construction en planche mais David Kelly procède par petite touche, sans coup d’éclat, c’est émouvant et poignant et c’est déjà beaucoup.
l’autre bande dessinée

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