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WildC.A.T.S./X-Men The Modern Age

de &

Comics super héroïque :
One more time about crossover cause it’s not over !

Au-delà de l’aspect purement marketing du crossover (croiser deux courbes de ventes, pour une multiplication égale ou supérieure à deux) évoqué plus haut dans ce rouleau photonique bien Net, il ne faut pas oublier celui de l’hommage aux prédécesseurs ou aux inspirateurs (car le super-héroïsme c’est plus de 50 ans de neuvième art soit la moitié de sa vie du point de vue américain et un bon tiers du point de vue européen !).
Pour le constater il vous faudra lire l’anglais dans les bulles, car la plus belle chose croisée du moment et le WildC.A.T.S./X-men, dessiné par le surdoué Adam Hughes toujours magnifiquement secondé à l’encre par Mark Farmer (un binôme à l’osmose parfaite égalant celle entre John Rominta Jr et Al Williamson) ; les mêmes qui avaient fait le comics le plus fabuleux de l’année 1996, le one-shot Gen 13 intitulé Ordinaries heroes et récemment publié en français par Sémic (Gen 13 hors-série n⩝1, mai 97).

D’une manière un chouïa généralisante dans la tendance, ainsi que grâce au feuilletage intense d’autres comics il me semble qu’Hughes devient carrément le style à imiter du moment, un peu comme Jim Lee au début des 90’s …
Mais je m’égare de mon propos qui été de vous prouver qu’il y a hommage dans les carrefours (crossover).

Alors comme vous le savez les WildC.A.T.S. existe depuis moins de 5 ans et les X-men depuis plus d’une trentaine d’années. Le scénario de James Robinson s’amuse donc à montrer les points communs des deux équipes.
Exemple : Diablo comparant Warblade à Wolverine (All I can say is … he was like fighting Logan), le montage de la page 11 et 12 alternant une image des WildC.A.T.S avec une image des X-men, idem pour la scène du combat final, la comparaison Professeur Xavier et Jacob Marlowe, etc …

Vous me direz « Tout ça c’est pas nouveau, c’est même un secret de polichinelle » (célèbre super-héros napolitain du XVIIe siècle).
Je vous répondrai que là n’est pas l’unique propos, il est aussi de montrer qu’un crossover peut se juger à la subtilité de l’hommage qu’il incite, et ici c’est balèze car tout est dans le titre : The modern age.

L’ère moderne !
Robinson et Hughes s’interrogent : Où est la modernité des X-men ? Où est celle des WildC.A.T.S. ?
La modernité est-elle dans le passé ? Le passé est-il forcément anti-moderne ? Est-ce pourquoi nos super-héros se retrouvent tous à combattre le Hellfire Club endroit (mythique) figé dans son passé ?( !).
Les X-men sont de look et d’esprit de ceux d’il y a 15 ans (avant tout le cirque avec Phénix). Est-ce pour mieux montrer le dynamisme de look et d’esprit des WildC.A.T.S. ? Ou l’inverse ? L’âge d’or des X-men était-il, il y a 15 ans ? Les WildC.A.T.S. sont-ils l’équivalent 90’s des X-men d’il y a 15 ans ?

Les auteurs poussent plus loin les constats et deviennent franchement amèrs : le but des X-men est clairement expliqué ; il est de trouver des mutants, de les protéger de toute discrimination, et de faire en sorte qu’ils aident l’humanité. En un mot une vision de progrès soutend les X-men.
Le but des WildC.A.T.S. est de détruire les déamonites, aliens voulant s’emparer de la terre et asservir l’humanité. L’idée de complot international soutend les WildC.A.T.S., super-héros (violent et schizoïdes ?) à l’image des 90’s.
Tornade s’adressant à (son équivalent (…)) Voodoo à la dernière page : « I notice you kill quite a lot », « You don’t approve ? », « No. And I know the man who leads us wouldn’t approve either ».
Finissons en en évoquant la deuxième page du comix (qui est en faite un extrait de la scène finale) où Cyclope aidant un Spartan comateux, l’oeil gauche exorbité et les mains arrachées, dit : « …we’ll get out of this alive ! ». Vision monoculaire du Cyclope ?
Peut-être … mais personne (ne) lui (re)crèv(er)as son œil !

Chroniqué par en août 1997

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