Wingman

de

Katsura est en passe de voir l’intégral de son oeuvre traduite en français. Non ? Si !
Les 15 volumes de l’excellentissime série Vidéo Girl ont été, comme chacun sait, traduits par Tonkam qui s’attaque désormais à l’autre chef d’oeuvre Katsurien : D.N.A.2 en attendant qui sait, peut-être, p’tet bien qu’oui, p’tet bien qu’non, la traduction (prochaine ou possible ?) de la série Shadow Lady.
Tout ça bien entendu ce sont les oeuvres des 90’s, mais avant Katsura était déjà mangaka, et dessinait le célèbre et célébré Wingman, qui a hanté (dans sa version dessin animé) aux alentours de 1991 les ondes de feu La Cinq, qu’à par ça nous ne regrettons pas.
Manga Player publie depuis peu la manga de ce personnage et cela nous ravit donc a plus d’un titre.

D’abord parce cela nous rappelle a quel point le dessin animé était drôle et intéressant, et que ça serait bien qu’Arte nous le diffuse, bordel !
Ensuite et surtout parce que l’on peut désormais mieux apprécier la genèse et les persistances thématiques de l’univers Katsurien.

Comme vous le verrez, l’essentiel était déjà dans Wingman : l’apparition dune jeune fille délurée (s’appelant Aoi ; à une lettre prêt ça fait Ai, étonnant non ?) venant d’un autre univers, dans le quotidien d’un jeune collégien (Hiroko) doué pour le dessin (comme Yota !). Mais au lieu de privilégier la veine sentimentale comme dans les Vidéo Girl, Katsura s’intéresse ici (et c’est là qu’on sent le vécu) aux rapports entre imaginaire et réalité ainsi qu’à l’importance des super-héros dans la vie d’un collégien rêveur.

Sous des allures burlesques, c’est finement bien vu ! ! Hiroko par exemple dessine, invente et perfectionne son double super héroïque dans le livre des rêves ramené par Aoi, au fur et mesure des épisodes.
Le livre des rêves permettant de matérialiser tout ce qu’on y écrit. La métaphore est claire, non ?
Ajoutons que pour combattre Wingman les méchants retournent littéralement la réalité (le décor se trouve alors inversé : ciel en bas, villes en haut !) et qu’ils appellent cela la dimension : « Powd real space » !

Superbe mise en abîme non ? ; réalité comme reflet pour des combats imaginaires, l’autre coté du miroir, jeu du double inversé, de la double identité, etc … Katsura est balaize, c’est indéniable !
Pour finir, sachez que dans les Wingman le dessin de Katsura est encore marqué 70’s, ce qui lui donne beaucoup de charme aux yeux bercés (comme ceux de Jessie Bi) par le Goldorak de Nagai Go ou le premier Albator de Matsumoto. En plus Manga Player édite cette manga dans sa version japonaise (de droite à gauche) ce qui est cool ! Un seul bémol : là encore les couvertures sont hideuses (franchement à chier même) !

Site officiel de Katsura Masakazu
Chroniqué par en novembre 1997

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