Jason

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En remportant en 2008 un nouvel Eisner Award du meilleur album étranger traduit en anglais pour I Killed Adolf Hitler (devant Aya de Yopougon, The Arrival, Le Tueur et Le Local), le dessinateur norvégien Jason confirme la reconnaissance dont il jouit outre-Atlantique. Son travail, admiré par Chester Brown, Sammy Harkham et les frères Hernandez, n’a pas encore suscité sur le Vieux Continent l’intérêt qu’il mérite pourtant. Son sens de l’ellipse parfaitement maîtrisée tant dans les scènes dramatiques que burlesques relève souvent du pur génie et l’on ne peut le dissocier de l’œuvre magistrale de Buster Keaton. Jason partage en effet avec cette figure incontournable du cinéma muet un univers mélancolique où le procédé du slapstick ne nous pousse pas à la dérision mais bien au dérisoire.

Nicolas Verstappen : Dans un article consacré à la bande dessinée scandinave,[1] j’ai pu lire que les bandes dessinées de Donald Duck était un véritable best-seller en Norvège.

Jason : Oui, tout à fait.

NV : Il y a des clubs de «donaldistes» et même un ouvrage qui leur est consacré. Donald a-t-il une si forte importance dans la culture norvégienne ?

J : Oui. Donald est encore très populaire maintenant. Sa revue hebdomadaire se vend à des quantités incroyables. C’est un tirage d’à peu près 250 mille exemplaires par semaine. Presque tout le monde lit Donald Duck durant son enfance.

NV : Est-ce que ce phénomène a un lien avec ton propre travail ?

J : Non. Je n’ai jamais vraiment lu les Donald Duck lorsque j’étais enfant même si tous les autres le faisaient. J’ai une sœur aînée qui lisait des bandes dessinées de western. Le titre anglais de ces albums était The Silver Arrow. C’était un homme blanc vivant parmi les indiens. L’histoire n’était pas très bonne mais elle me fascinait totalement.

NV : Tu m’as aussi dit qu’enfant tu lisais beaucoup d’aventures de super héros comme Batman[2] ou Spiderman.

J : Oui, je les ai découverts dans cet ordre. D’abord Silver Arrow, puis Batman puis Spiderman.

NV : Dans ton ex-libris pour notre librairie, c’est le «spider-sense» qui fait fuir ton personnage ?

J : Non, là c’est plutôt un code emprunté aux albums de Tintin.

NV : Ces derniers t’ont fort influencé ?

J : En fait, les albums de Tintin étaient beaucoup plus importants pour moi que les super héros. Je regarde ces derniers avec nostalgie mais Hergé a une influence plus marquante.

NV : Ainsi que Lewis Trondheim ?

J : Oui, il est aussi une influence importante. J’ai commencé à dessiner des personnages animaliers et j’ai ensuite découvert son travail. Pour moi, il m’a vraiment montré comment raconter des histoires avec des animaux. Son type de récit et son style de dessin m’ont fort attiré. Des dessins plus réalistes comme Canardo ne m’intéressent pas autant. Découvrir Trondheim et Fabio fut quelque chose d’important pour moi.

NV : Est-ce que le dessin animalier est fort ancré dans la tradition norvégienne ? On retrouve de nombreuses représentations d’hommes à têtes d’ours (berserk) ou à têtes de loup dans les artefacts vikings.

J : Non, pas tellement. C’est vrai que des animaux comme les ours et les renards ont une certaine importance mais plutôt dans l’imagerie des contes de fées norvégiens. J’aurais assez difficile de dire si ces derniers m’ont influencé. Je pense que des personnages de bande dessinée ont eu plus d’impact sur moi.

NV : A quel moment t’es-tu orienté vers des personnages à visages animaliers ?

J : Le premier album que j’ai fait était dans un style très différent de mon style actuel. Il était dessiné de manière très réaliste. Puis, avec la parution de ma propre revue (Mjau Mjau), j’ai tenté d’expérimenter de nouveaux styles. J’en suis arrivé à dessiner des personnages à visages animaliers plus proches du cartoon. Ça m’a plu. C’était aussi plus facile et je pouvais dessiner plus vite. Je pense que c’est pour cela que je me suis orienté dans cette direction.

NV : Cette facilité que t’offrait ce style est-elle liée au fait que tu improvises tes histoires au fil du dessin ? La rapidité d’exécution te permet de suivre plus facilement le cours de tes idées ?

J : Je ne pense pas que ce soit la raison principale. Pour moi, les dessins ont la même importance que les mots. Je dois donc les aborder simultanément ; je ne sais pas écrire le scénario avant de commencer à dessiner.

NV : Est-ce que tu transposes ces visages animaliers dans la réalité ? Est-ce que tu croises les gens dans la rue en te disant : «Celui-ci serait plutôt un oiseau et celle-là un lapin» ?

J : Non. C’est juste au niveau de mes dessins. Je ne perçois pas ces «qualités» animalières dans les personnes qui m’entourent. C’est au hasard que j’attribue tel ou tel visage à un personnage.

NV : Mais dans une enquête policière,[3] tu as attribué un visage de chien à un détective.

J : Oui, là c’était effectivement calculé. Mais c’est aussi l’exception.

NV : Tu te donnerais quel visage ?

J : Celui d’un chat, je pense. Je n’ai pas d’animal de compagnie mais je préfère les chats. Par contre, je n’aime pas les chiens. Les chats sont plus «indépendants», c’est ce que j’aime chez eux.

NV : Dans un entretien, Joann Sfar parle de l’exclusion à la parole des hommes qui provoque le besoin de revêtir une forme animale. C’est quelque chose que tu partages ?

J : Je trouve l’idée très intéressante mais je ne l’ai jamais vraiment approfondie.

NV : Tu considères que les personnages à visages animaliers créent une identification plus forte pour le lecteur ?

J : Oui, totalement. Je pense que c’est pour cette raison que des personnages comme Donald Duck ou Mickey Mouse sont si populaires. C’est si facile pour le lecteur de s’identifier à eux. Les personnages animaliers sont universels. C’est ce qui est à la base de leur popularité.

NV : Penses-tu que le lecteur accepte plus de choses lorsque les personnages sont animaliers ? Dans Chhht !, une météorite s’écrase sur ton personnage principal. Dans Attends…, un ptéranodon s’empare du cerf-volant. Ce sont des séquences que le lecteur continue d’accepter car il peut se dire : «C’est normal, de toutes façons, ils ont bien des têtes d’animaux !». Cela n’offre-t-il pas plus de liberté à ta narration ?

J : Oui, sans doute. Tu te retrouves avec des animaux qui parlent et se comportent comme des êtres humains. Si tu acceptes ça, tu acceptes plus facilement le reste aussi.

NV : Cette utilisation de personnages animaliers permet donc de parler de problèmes «humains» et même de sujets durs parce qu’ils se comportent comme des humains mais avec une narration moins contraignante.

J : C’est une chose à laquelle j’ai beaucoup pensé. Je pense que Scott McCloud en parle très bien dans Understanding Comics.[4] Moins il y a de signes pour décrire un visage, plus l’identification sera forte. Avec ce genre de dessins très simples, il est plus facile d’aborder des sujets fort variés. Je pense que si tu utilises un style fort réaliste, cela peu distraire l’attention de ton lecteur.

NV : Il risque de faire moins attention au fond ?

J : Je pense, oui. C’est ce à quoi il faut faire attention avant même de décider si l’on choisit des personnages animaliers ou humains.

NV : Tu ne crains pas que des lecteurs ne s’intéressent pas à ton travail parce que tu utilises des personnages animaliers ? Qu’ils le jugent «enfantin» et ne s’intéressent pas au fond ?

J : Peut-être mais je pense que le lecteur oublie vite qu’il est face à des personnages animaliers. Au bout de quelques pages, il les accepte comme de véritables personnes.

NV : Pourquoi dans tes albums, les personnages hommes et femmes vont par espèce ? Les oiseaux forment des couples ensemble mais ne se mélangent pas avec les chiens. Dans les Donjons Crépuscule,[5] les chats et les oiseaux se mélangent pour créer des espèces hybrides. Est-ce quelque chose de culturel ?

J : Les mariages mixtes en Norvège ne sont pas courants. Mais le principe de mes albums n’est pas lié au concept des races.

NV : C’est plutôt l’idée de «trouver sa moitié» ou son «âme sœur» que tu exprimes là ?

J : Oui, c’est cela. Ce ne sont pas des ethnies que je représente par telle ou telle espèce animale. C’est plus une image du couple qui me semble juste.

NV : Dans ton monde animalier, on retrouve aussi un squelette, un ange et un démon. Si on rassemble le squelette, l’ange, le démon et l’animal, on pourrait reconstituer un être humain complet. L’idée est là ?

J : C’est une belle façon d’exprimer la chose mais je ne crois pas. Du moins, je n’en ai pas conscience. Je n’analyse pas mes histoires après les avoir écrites. L’ange et le démon sont des figures qui sont venues d’elles-mêmes.

NV : Elles sont assez proches de l’ange et du démon qui torturent Milou.

J : Oui.

NV : Est-ce que tu es plus attiré par des récits avec des personnages animaliers comme Fritz the Cat, Maus, Lapinot, … ? Est-ce que tu les apprécies plus que d’autres à cause de l’aspect animalier ?

J : Non, ce qui m’intéresse avant tout c’est d’avoir un bon récit.

NV : Dans Chhht !, qu’est-ce qui est venu en premier : le nid ou l’oiseau ?

J : Le personnage de l’oiseau est venu en premier. Je voulais qu’il soit d’abord fort proche de l’oiseau puis qu’il se retrouve dans une toute autre situation. L’idée de «changer» est importante. Toute cette histoire parle principalement de cela.

NV : Comme quelque chose d’initiatique ?

J : Oui. Je voulais qu’il commence son aventure hors de la ville puis qu’à la fin de l’histoire il veuille en sortir et retrouver ses racines.

NV : Est-ce qu’il y a un rapprochement à faire avec ta propre vie ? Après la France, tu t’installes à Liège puis à Bruxelles et bientôt à Paris mais entre chaque voyage tu retournes en Norvège.

J : Non, pas tellement. J’ai écrit cette histoire il y a trois ans et cela ne fait qu’un an que je voyage autant. C’est une coïncidence.

NV : J’ai le sentiment que dans tes albums les animaux représentent des hommes qui ne sont jamais à leur place. Dans le Comix 2000,[6] ton personnage errant se réveille dans une maison alors qu’il s’était endormi à la belle étoile. Dans Chhht !, tes oiseaux ont besoin d’une flûte pour chanter et d’un avion pour voler. Ton univers est toujours décalé.

J : Oui. Je pense que le modèle de vie qui nous est inculqué est basé sur la réussite et le salaire. Dans ce système, je n’ai jamais trouvé de travail qui me convenait. Par contre, en tant qu’artiste, on se retrouve en dehors de ce système. Quelque part, on a un regard différent sur cette société.

NV : Chhht ! présente une sorte de condition de l’artiste ?

J : Je pense plutôt qu’Attends… et Chhht ! parlent de l’idée de «grandir», de continuer plus avant. Le voyage fait partie de ça. Avec une certaine distance, il est plus facile de regarder ce qu’il y avait derrière nous. A cet instant, tu as le choix de revenir en arrière. Tu as le choix de continuer ou de retourner et c’est une partie importante de la croissance. Enfin, je ne sais pas trop ce que je suis en train de te dire maintenant. (Rires)[7]

NV : Comment en es-tu venu à te lancer dans l’album «grand format cartonné couleurs» comme Je vais te montrer quelque chose et Hemingway ?

J : Je désire vivre de mes bandes dessinées et pas seulement en faire un hobby ; il se trouve que ce n’est pas aisé avec une production de petits albums en noir et blanc. J’avais envie de toucher un public plus large et il y avait aussi un défi dans la création d’un album traditionnel à 48 pages du même type que ceux avec lesquels j’ai grandi.

NV : Le découpage de Je vais te montrer quelque chose révèle bien ce rapport aux albums traditionnels. Chaque planche est découpée en quatre bandes horizontales d’une hauteur égale. Kevin Huizenga[8] évoque cette approche sous le nom de «méthode Tintin». Partages-tu cette référence ?

J : Tout à fait. Cela est entièrement dû à Tintin. Je voulais essayer au moins une fois cette méthode. Je vais te montrer quelque chose est beaucoup plus proche des bandes dessinées franco-belges classiques que mes récits précédents et j’ai emprunté ce système pour cet album. Dans mon second album, je suis revenu à mon ancienne méthode. Hemingway est aussi en couleurs mais il est plus proche de mes anciens travaux.

NV : Tu y retrouves en effet ton découpage en cases égales. Ce système du «gaufrier» t’est venu naturellement ou t’a-t-il fallu du temps avant de l’adopter ?

J : J’aime la grille. Comme j’avais utilisé le style franco-belge dans mon album précédent, je désirais la retrouver mais avec neuf cases au lieu de six. J’ignore pourquoi mais elle m’attire. Elle annonce que tout est dans le récit et non pas dans un découpage fantaisiste.

NV : A-t-il été difficile de faire publier Hemingway et Je vais te montrer quelque chose ?

J : J’ai rencontré quelques difficultés à trouver un éditeur. J’ai écrit le scénario, dessiné les dix premières planches et envoyé le dossier un peu partout mais sans réponse. J’ai ensuite rencontré Jérome Martineau[9] à San Diego et il s’est montré intéressé par mon projet. J’ai donc dû aller aux Etats-Unis pour trouver un éditeur français.

NV : Tu n’as pas réalisé la colorisation des deux albums publiés chez Carabas. Correspond-elle à tes attentes ?

J : Je suis très content du résultat. Hubert a fait un travail bien supérieur à celui que j’aurais pu réaliser. Cela tient à une raison bien simple : je n’y connais rien à la colorisation par ordinateur et c’est l’effet d’aplat qui lui est propre que je recherchais.

NV : Cette colorisation t’a poussé à modifier ton approche du dessin ?

J : Oui. Une chose que j’ai apprise en travaillant sur ces albums colorisés c’est qu’il faut «clore» toutes les lignes. Cela facilite le travail du coloriste. Dans un album noir et blanc, j’utilise plus de noir pour illustrer par exemple un ciel de nuit. Dans un album en couleurs, je laisserai ça au coloriste.

NV : Une autre contrainte que tu as rencontrée avec Je vais te montrer quelque chose tenait de l’écriture préalable du scénario pour monter le dossier. Tu as plutôt l’habitude d’improviser le récit au fil des planches que tu dessines. Cela t’a semblé être une contrainte difficile ?

J : Oui, cela n’a pas été évident. Faire tenir l’histoire dans le format spécifique des 46 planches a aussi été un travail supplémentaire. Hemingway par contre a été écrit selon une méthode plus proche de l’ancienne. J’ai conçu la première moitié avec seulement une idée générale de la seconde. Je ne découpe les planches que par série de huit ou dix à la fois. Si j’avais préalablement résolu les problèmes de découpage et de narration de tout l’album, je m’ennuierais.

NV : Tu sembles avoir une grande liberté de création sur Hemingway. L’éditeur te fait toute confiance ?

J : Je n’ai pas dû montrer l’entièreté du scénario à Jérome. Je lui ai seulement envoyé les dix ou quinze pages de script pour qu’il les traduise. Je me sens vraiment libre d’écrire le type de récit que j’ai envie de raconter. On ne m’a jamais dit : «Non, tu ne peux pas faire ça».

NV : Avant d’être baptisé Hemingway, l’album portait le titre de «Demain, peut-être». Pourquoi cette modification de dernière minute ?

J : Je n’ai jamais vraiment été satisfait par «Demain, peut-être» et je voulais un autre titre. Je pense que ce titre aurait pu correspondre mais je préfère «Hemingway». Ce nom à lui seul crée toutes sortes d’associations à la violence et aux durs à cuire. Je crois que cela correspond donc bien à l’album. De plus Hemingway est le personnage principal !

NV : Le récit de Je vais te montrer quelque chose se déroule à Bruxelles, celui d’Hemingway à Paris. Est-ce important pour toi de faire référence à des villes bien précises ?

J : En quelque sorte. Pour le premier je voulais que l’histoire prenne place dans une ville française ou belge. Il se trouve que j’habitais à Bruxelles à l’époque. J’aime l’idée de vivre un temps dans une ville et d’utiliser ensuite cette expérience dans une bande dessinée. Ainsi Hemingway se déroule à Paris où j’ai aussi vécu et je veux faire un album qui aurait Montpellier comme décor car c’est la ville où je vis actuellement.

NV : Comment envisages-tu ta future production ? Comptes-tu travailler selon un principe d’alternance entre des albums noirs et blancs et des albums couleurs ?

J : Oui, j’aimerais bien. Je viens de terminer un album noir et blanc pour Atrabile et j’ai une idée pour un autre album du même type. Mais pour le moment je me consacre au prochain album couleurs. Comme je l’ai dit, il y a plus de rentrées pour les albums couleurs…

NV : Fantagraphics Books a aussi publié Meow Baby dont il n’existe pas de version française. Celle-ci verra-t-elle le jour ?

J : J’espère. Soit par Atrabile, soit par Carabas.

NV : Il existe aussi la compilation Mitt Liv som Zombie qui regroupe des récits parus dans ta revue Mjau Mjau. Penses-tu un jour tenter une version française de cet album ou crains-tu que ton lectorat franco-belge ne se retrouve pas dans ces histoires au style graphique fort différent de ce qu’il connaît ?

J : Si un éditeur est intéressé, je n’ai rien contre. Je supprimerais le matériel le plus ancien et le plus faible mais le recueil ferait encore une centaine de pages.

NV : Les couvertures des éditions étrangères de tes albums sont fort différentes. La couverture américaine de Chhht ! (Fantagraphics) est en couleurs directes mais celle de la version française est beaucoup plus sobre. Je suppose que tu as réalisé cette dernière pour rester dans le ton des maquettes d’Atrabile. Aurais-tu préféré réaliser une couverture en couleurs directes ?

J : Le problème des couvertures en couleurs directes tient du fait que la version imprimée ne correspond presque jamais à l’original. Il y a toujours une différence. Les couleurs sont plus vives ou plus ternes. Avec un dessin fait au trait noir et avec une seule couleur, le résultat est toujours plus proche de ce que je me suis figuré mentalement. Le deuxième tirage de Chhht ! aux Etats-Unis sera modifié. Il sera identique à la version francophone et plus aucune des couvertures américaines ne sera en couleurs directes.

NV : Une dernière question pour conclure : si tes albums de 46 planches étaient un défi créatif en référence aux bandes dessinées classiques, le prochain ne serait-il pas de tenter une série ?

J : Oui, je veux faire une série mais jusqu’à présent je n’ai eu que des idées pour des histoires en un volume. La fin est très importante pour moi et elle est très importante pour l’histoire. Une histoire ne peut pas durer indéfiniment. Mon problème est donc de trouver un personnage que j’aime et qui pourrait cadrer dans plusieurs récits.

[Entretien réalisé le Vendredi 27 Avril 2002 à Bruxelles autour de quelques bonnes bières belges du Bier Circus, publié dans le recueil Totem en 2004. Prolongé par un entretien par courrier électronique en Novembre 2005.]

Notes

  1. Pasi Vainio, «Lettre de Scandinavie (2) : Norvège, Islande et Danemark» in : Les Cahiers de la Bande Dessinée, n°64, juillet-août 1985. Jason m’a signalé que pour le reste, l’article n’était plus d’actualité car la Norvège est devenue en dix ans l’un des nouveaux pôles de la bande dessinée scandinave.
  2. Voir Attends… planche 13. Les vingt premières planches de l’album sont toutes autobiographiques à une ou deux exceptions.
  3. Jason, «Jernvognen» (partie 1), in : Mjau Mjau n°11, Jippi Forlag.
  4. Scott McCloud, Understanding Comics : The Invisible Art, Paradox Press. Version française éditée par Vertige Graphic sous le titre L’Art Invisible.
  5. Les Donjons sont scénarisés par Joann Sfar et Lewis Trondheim et illustrés par eux ou de nombreux invités (Manu Larcenet, Christophe Blain…). Ils se déclinent en cinq séries (Potron-minet, Zénith, Crépuscule, Parade et Monster) et quelques bonus dans la collection «Humour de Rire» chez Delcourt.
  6. Le Comix 2000 est un album hors-collection de l’Association qui regroupe 324 auteurs de 29 pays sur 2000 pages muettes en noir et blanc, 1999.
  7. Nous n’en étions effectivement plus à notre premier verre…
  8. Kevin Huizenga est l’auteur de 28ème Rue chez Vertige Graphic.
  9. Jérome Martineau est le directeur de publication des éditions Carabas.
Entretien par en août 2008

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