Edito halluciné

de

Ami lecteur, lectrice mon amour, adepte du corpusculaire en général et du papier en particulier, n’ai pas peur du monde sauvage entoilé. Il n’y a pas de grosse araignée derrière tout ça, et tu ne dois comprendre le mot sauvage que comme une nouvelle frontière, celle qui a si bien motivée le grand-père astronaute (mais militaire hélas).
Et si uniquement le monde bédéphilique te concerne et te motive, sache, ô oui sache, que le multimédia doit beaucoup à la neuvième sphère du système culturel.
Exemple : la fenêtre que tu ouvre sur ton micro ou celui de ton voisin (zin zin zin) n’en n’est pas une car c’est une case ! ! ! !

OUI ! UNE CASE !

La même que dans tes albums chéris !
Windows n’est pas la fenêtre ouverte sur le monde comme celle d’Alberti, puisque son cadre est dessiné !
Ce n’est pas celui d’un tableau, ni le portant d’une fenêtre. Ton moniteur ; lui seul peut mériter la comparaison avec une fenêtre.
En fait si l’homme le plus riche du monde (mais en $ seulement) ou ses esclaves ont appelé ça une fenêtre c’est parce que ça s’ouvre et ça se ferme.

Ha ! ha ! ha !
Permet moi ce rire de 3 secondes, ami lecteur, lectrice mon amour, car en fait c’est le pixel indivisible, visible/invisible et ondulatoire qui se multiplie, pour devenir image. Quand tu cliques les pixels se déploient ou se réagencent en changeant de couleur et de longueur d’onde. Il n’est qu’évolution ondulatoire, pure rythmique, mais en aucun cas il ne s’ouvre ou se referme. L’écran n’est qu’une toile ou une feuille de papier (pixellisée) et on a jamais dit d’une feuille ou d’une toile qu’elle s’ouvrait ou se refermait. Encore une fois, seul le moniteur qui le contient est une fenêtre et l’interrupteur en est la mise sous volets, rideaux, persiennes ou autres obstacles aux photons extérieurs.

Tous ça pour dire que oui ! le neuvième monde est une (sinon la ?) source majeure du monde sauvage entoilé, car premier carrefour multimédia (ou peut être une première réponse à un désir de multimédia ?). Mais attention pas uniquement parce que endroit de rencontre du texte et de l’image, mais plutôt et surtout parce qu’entre le livre et le cinéma.
La bande dessinée en effet offre par son support une manipulation et une relation à l’individu que ne peut offrir le cinéma. Elle offre aussi la simultanéité de l’image que ne peut offrir la littérature linéaire par essence[1] mais c’est ça qu’est bien !))

Ami(e) bédéphile, du9 ondulatoire (ou du9 toiletté (webé)) n’est pas un mariage de raison, ni une volonté de coller à l’air du temps moderne. [2]
Alors n’aie plus peur du préfixe cyber qui peut se coller à tous les mots qui sous-tendent ta riche pensée et tes belles rêveries. Peut-être est-ce le prélude à de nouvelles fixations/normes, mais en attendant profites-en et considère le plutôt comme une sorte d’exo-squelette rêvé multipliant tes perceptions vers des infinis avec lequel tu iras loin, bien loin comme un bohémien.

Notes

  1. soyons précis :) et/ou aussi de dégager la simultanéité de l’image de la linéarité narratif du cinéma et/ou d’elle même). ((Cet argument est ultra précis-flou (je vous l’accorde (à vous la corde
  2. Et puis sache que les temps ne sont plus modernes mais contemporains. La première syllabe du premier qualificatif n’est pas un gage de performance, par contre la première syllabe du deuxième qualificatif est un gage de lucidité.
Humeur de en octobre 1997

Les plus lus

Les plus commentés