L’ Univers est Infini

de

du9 part du principe que la bande dessinée n’est pas un genre mais un média, comme la littérature ou le cinéma.
Il y a une littérature policière, d’aventure, etc… et il y a aussi un cinéma d’art et d’essai, d’auteurs, etc…
Pour la bande dessinée c’est pareil. C’est un continent aussi vaste, qui ne doit pas être estimé et apprécié qu’à ses plus gros succès ; ou alors on limite le cinéma à Jurassic Park et la littérature à Sulitzer.

Le défaut majeur de la bande dessinée est d’être un langage récent, qui s’est d’abord adressé à la jeunesse. De plus, étant un compromis entre le texte (noble) et l’image (perverse) elle apparaît indéfinissable.
Benoît Peeters [1] semble pourtant la définir convenablement en retenant trois paramètres :
– La séquentialité (qui donne l’illusion du mouvement…)
– Le rapport texte/image (la bulle n’est alors qu’une conséquence de ce rapport…)
– La reproductibilité (à plusieurs exemplaires, en album ou dans des magazines)

du9 n’est pas élitiste et ne dénigre pas la bande dessinée populaire. Mais son hégémonie fait qu’elle est perçue par beaucoup comme la bande dessinée même. Le genre devient alors le média en soi.
Une hégémonie n’engendrant que conservatisme et sclérose, du9 veut tout faire pour éviter cette confusion. C’est ce qui motive sa vision de l’actualité de la bande dessinée.

Notes

  1. Benoît Peeters, La bande dessinée, collection Domino, Flammarion, Paris 1993.
Humeur de en mars 1995

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