The Days go by like Broken Records
Derrière ce titre magnifique se cache la première compilation du comics No Hope de Jeff LeVine. (les six premiers numéros, plus des raretés comme ses mini-comics)
Jeff LeVine est aussi connu pour sa revue (critique) Destroy All Comics, dont j’aimerais vous dire le plus grand bien, ou du mal, pour changer, mais je n’ai jamais pu trouver un seul exemplaire … (il faudrait que je remonte à la source …)
Il me sera virtuellement impossible de dire que LeVine dessine bien. Pour être franc, son dessin est d’une platitude à faire peur. Pourtant, No Hope est un comics intéressant, en particulier pour ceux qui se retrouvent ou qui aiment lire sur les slackers. Ces parasites glandeurs entre 20 et 30 ans, qui passent leur temps à dormir, picoler ou fumer, vautrés devant la télé … Incapable de trouver du travail, n’aillant même pas la volonté d’en chercher et quand ils en ont un, c’est un de ces emplois miteux de serveur, ou d’employés bloqués devant un écran d’ordinateur huit heures par jour.
Il est intéressant de constater le nombre d’auteurs indépendant qui parle de cette génération des «twentysomething». Je pense bien sûr à Hate de Peter Bagge, Hey, Mister de Sickman-Garner mais aussi à Lowlife d’Ed Brubaker, à Ariel Bordaux, Jordan Crane, Rich Tommaso ou, d’une certaine manière, à Jessica Abel. Les slackers les plus connus en France étant sans doute les personnages du film (et du comics) Clerks de Kevin Smith (à défaut du film Slacker de Richard Linklater passé sur Arte il y a quelque mois).
Les personnages de No Hope sont donc des slackers, Jeff LeVine les suit ou se raconte dans des histoires autobiographiques. Ils ont peu d’espoirs, mais peu d’aigreur car ils sont bien trop apathiques pour ça. Même les relations sentimales sont sous le signe du « why bover ». Jeff LeVine les décortique sans jugement, se contentant de ressortir l’ironie et l’humour désespéré de cette génération.
l’autre bande dessinée

Super contenu ! Continuez votre bon travail!