Mizuno Junko

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Avec ses poupées sexy immédiatement reconnaissables, comme échappées d’un épisode des Powerpuff Girls relooké par Russ Meyer, Mizuno Junko s’est taillée sinon une carrière, du moins une réputation — au point qu’Animeland la qualifiait, lors de son passage au Festival d’Angoulême en 2005, de «pin up morbide du manga underground».
Mais au-delà de ces aspects morbides, c’est plus la représentation de la femme et sa place dans la société que l’on retrouve au cœur de ces récits. Plongée dans un univers rose bonbon — sous acide.

Xavier Guilbert : Que ce soit dans votre style ou vos thèmes, vous êtes vraiment un auteur à part — très loin des productions féminines habituelles du manga. Comment expliquez-vous cela ?

Mizuno Junko : On me pose souvent cette question, et c’est difficile de répondre. En fait, je ne fais que produire ce que j’ai en moi, ce que je veux faire, très naturellement. Alors quand on me demande comment je fais — que veulent-ils dire ?

XG : Vous avez commencé avec Pure Trance, qui a été publié par Avex …

MJ : En fait, c’était dans les CDs, dans les petits booklets qu’il y a dans les CDs.

XG : Dans quelle mesure étiez-vous libre sur le déroulement de l’histoire ? Car c’est un récit plutôt long, mais qui se construit petit bout par petit bout.

MJ : Pure Trance était vraiment ma première tentative de série de séquences courtes — en fait, on m’avait seulement demandé de faire des illustrations pour des couvertures de CDs. Mais il semble que parmis les fans il y en avait beaucoup qui aimaient le manga, et ç’a été très soudain, c’est devenu «tiens, faisons un manga».
Il n’y avait pas vraiment de plan, ni de visibilité, je ne savais pas combien il y aurait d’épisodes ni quand ça s’arrêterait. Donc c’est un récit que j’ai construit avec beaucoup d’errances. (rire) Mais jusque là, j’avais fait des histoires courtes, et donc c’était intéressant de voir comment je pouvais gérer un récit plus long. Et même si c’était petite séquence par petite séquence, j’espérais que ça finirait par faire quelque chose de long.

XG : Vous venez de l’illustration, et si on compare avec d’autres manga-ka, votre production est plutôt réduite — tout juste sept livres.

MJ : Non … (elle compte mentalement) Dix.

XG : Dix ? Ah, pardon.[1]

MJ : (rires)

XG : Entre l’illustration et le manga, où va votre préférence ?

MJ : On me pose souvent cette question, mais pour moi les deux sont au même niveau. Quand j’étais enfant, je voulais devenir manga-ka. Autour de moi, tout le monde dessinait des manga, mes amis dessinaient. Et je pensais que manga-ka était le seul métier où l’on dessinait, donc je voulais devenir manga-ka.
Mais quand j’ai eu douze-treize ans, je me suis rendue compte qu’il y avait autre chose que le manga, les arts, la photographie, le cinéma. Je suis restée dans les arts graphiques, mais pour moi, il n’y en a pas de plus important que l’autre, c’est sur le même plan.

XG : Puisque vous avez toujours voulu devenir manga-ka, quels sont les manga-ka qui vous ont influencée ?

MJ : Quand j’étais enfant, je lisais ce que lisaient tous les enfants …

XG : Doraemon, par exemple ?

MJ : Oui, Doraemon. Et puis bien sûr des shôjo manga. Mais, comment dire ? Pas des histoires de romance à l’école, plutôt des shôjo manga d’action. Avec des jeunes filles qui se battent …

XG : Comme Ribon no Kishi ?

MJ : Ribon no Kishi, c’est un peu vieux. (rire) Plutôt des choses de mon époque, comme Majôko Megu-chan — un peu comme Sailor Moon ou Cutie Honey, avec des filles fortes qui utilisent la magie pour se battre. C’est ce genre d’histoire qui me plait.

XG : Et quels sont les manga-ka dont vous vous sentez proche aujourd’hui ?

MJ : Ces derniers temps, je ne lis pas beaucoup de manga. Mais il y a Shiriagari Kotobuki, je trouve qu’il a une approche très personnelle qui n’appartient qu’à lui.

XG : Quel Shiriagari Kotobuki ? Celui de Yaji-Kita, celui de Kosomori Sensei, celui de Hako-bune ?

MJ : En fait, Yaji-Kita est sans doute l’oeuvre qui ressemble le plus à quelque chose que je voudrais faire, avec sa réinterprétation. (rire)

XG : C’est intéressant, parce que le style est radicalement différent du vôtre, dans la mouvance «heta-uma» …

MJ : C’est sans doute le cas au niveau de l’approche graphique, mais j’ai vraiment l’impression qu’au niveau des histoires, nous sommes proches.

XG : Pour les récits qui ont suivi Pure TranceCinderalla-chan, Hanzel to Gretel et Ningyô Himeden — vous n’avez pas eu le choix pour les histoires. Que gardez-vous de cette expérience ?

MJ : En fait, à l’époque, le staff n’était vraiment pas bon. Il n’y avait pas de véritable responsable pour le manga, et de mon côté, je n’avais pas d’autre travail à ce moment-là. Mais j’étais face à des personnes qui ne comprenaient rien. Et comme ils n’y connaissaient rien, en dehors de me demander de faire un manga sur tel thème, ils n’étaient pas capable de me conseiller sur quoi que ce soit. Je me suis donc retrouvée à devoir décider de tout. Dans ce sens, il y avait peut-être de la liberté.
J’ai eu trois responsables différents. Ils n’y comprenaient rien, et me relançaient souvent en me pressant de terminer — sans savoir que cela pouvait être difficile de faire un manga, ou même de me payer correctement. J’arrivais à peine à régler mon loyer.

XG : Ces trois livres sont en couleur, ce qui est très rare au Japon. C’était intéressant de travailler comme ça, ou était-ce une contrainte de plus ?

MJ : (rire) C’était très dur. La couleur, c’était une autre idée du responsable, et bien sûr il n’avait pas idée que c’était une difficulté supplémentaire. Je le détestais vraiment, et on a eu beaucoup d’engueulades. Mais pour ce qui est des livres, j’ai fait de mon mieux, et à ce niveau, ç’a été une bonne expérience. Et je suis contente de les avoir faits.

XG : Et vis-à-vis du résultat ?

MJ : Le résultat … comme je les ai réalisés dans l’urgence, il y a des passages qui pourraient être mieux faits. Mais c’était vraiment une bonne expérience, et comme j’ai récupéré tous les droits, je peux gérer moi-même les publications à l’étranger, et ça c’est vraiment bien. Mais c’était vraiment dur à produire.

XG : Quand vous dites «dans l’urgence», c’était de quel ordre ?

MJ : Pour un volume ? Voyons … pour Cinderalla, ça a pris environ six mois.

XG : Pour tout faire ? Vous n’avez pas d’assistant ?

MJ : Pour tout faire. Toute seule. (rire)

XG : C’est quelque chose que vous souhaiteriez, avoir des assistants ?

MJ : Je n’ai pas l’habitude … Comme je fais la mise en place et je dessine ensuite, je ne saurais pas dire «dessine-moi ça» à quelqu’un d’autre. Si je devais avoir une assistante, ce serait pour faire le ménage … (rires) … pour préparer les repas …

XG : Tout, sauf du manga.

MJ : Oui, c’est ça. (rires)

XG : Quand vous avez commencé à travailler sur Fancy Gigolo Peru, quel était le niveau de détail de votre préparation ?

MJ : J’avais décidé des grandes lignes de l’histoire, mais je ne savais pas exactement quelle longueur cela ferait. En comparant avec les livres d’autres personnes, j’avais une idée vague. J’avais fait un découpage pour les trois ou quatre premiers chapitres, et ensuite j’avais des idées assez détaillées de séquences, de personnages. Ensuite, ça s’est construit au fil des mois.

XG : Vous faisiez combien de pages par mois ?

MJ : Par mois, seize pages. Mais pour le prochain, ce sera peut-être douze. (rire)

XG : C’était dur de tenir le rythme ?

MJ : C’était très dur. Mais c’était la première fois que j’étais publiée dans une revue de manga, avant, c’était dans des revues de mode, et je me sentais un peu complexée. L’impression de ne pas être vraiment un manga-ka. Mais avec une série mensuelle, j’ai pris confiance. Et puis j’ai eu l’occasion d’aller dans des festivals à l’étranger et d’y rencontrer des fans. Alors qu’au Japon, c’est assez rare, et je pense que ça serait bien qu’il y en ait plus.
Avec des pages mensuelles, il faut maintenir un niveau de qualité, et je pense qu’il y a beaucoup de manga-ka qui abandonnent. En plus, il semblerait que les ventes des revues baissent. Ce serait bien d’avoir d’autres canaux qui autoriseraient un rythme plus libre…

XG : Fancy Gigolo Peru compte trois volumes, et c’est votre récit le plus long. Ceci étant, il est constitué d’histoires plus courtes inscrites dans une narration globale. Comment vous est venue l’idée de Peru ?

MJ : Peru … je n’arrive pas à me rappeler. (rire) En fait, mes personnages principaux avaient toujours été des femmes, et je pensais que ce pourrait être intéressant d’avoir un personnage principal qui ne soit pas une femme.

XG : Même s’il y a plutôt beaucoup de personnages féminins.

MJ : C’est vrai. (rires) Les récits que j’avais fait jusqu’alors étaient soit des contes, soit Pure Trance qui est de la fantasy, avec un mélange de futurisme et du Japon de l’ère Shôwa — comment dire ? Je voulais faire quelque chose de plus normal, quelque chose qui changeait complètement.

XG : Peru n’est pas un conte, puisque c’est une histoire originale, mais on retrouve comme un leitmotiv la comptine de fin d’histoire. Et puis il y a votre univers, qui reste quand même très ancré dans la fantasy.

MJ : Oui. Mais que ce soit la musique ou les manga à la mode, quand on les relit avec un peu de recul, ils ont perdu tout leur intérêt. Je préfère des choses plus atemporelles mais qui restent intéressantes, et je voulais écrire un manga de ce genre. Pas quelque chose à la mode, mais quelque chose que l’on peut relire dans dix ans et toujours y trouver de l’intérêt.

XG : Quel a été le retour des lecteurs ?

MJ : Il semble que seuls les gens qui aiment mon travail achètent mes livres, donc je n’ai eu quasiment pas de mauvais retours. Les gens qui n’aiment pas n’achètent pas, et ne font pas de retour.

XG : Donc que du positif ?

MJ : Pratiquement.

XG : Même à l’étranger ?

MJ : Sur mon site web, j’avais un forum, et de temps en temps il y avait des commentaires un peu agressifs, mais très peu nombreux.

XG : C’est quelque chose de normal sur Internet, ce genre de comportement.

MJ : Oui, mais je pensais qu’il y en aurait plus.

XG : Il y a un certain nombre de thèmes que l’on retrouve dans vos livres. Le plus visible est celui de la nourriture — avec deux aspects, d’un côté la nourriture liée à la boulimie, donc une vision plutôt négative ; et de l’autre la nourriture source de résurrection, comme dans Peru où une mère catatonique revient à la vie en mangeant une saucisse faite avec ses enfants. Donc une relation ambivalente à la nourriture …

MJ : Sans se limiter à la nourriture, toutes les choses ont un aspect positif et un aspect négatif. C’est un thème de mes manga, c’est aussi plus simplement ma manière de penser. Quelque chose peut apporter le bonheur à quelqu’un, mais il y a inévitablement quelqu’un d’autre que la même chose rend malheureux. Et cela, il faut … comment dire ? Ne pas l’ignorer.
Ce qui fait que même lorsque je dessine une scène très triste, j’y introduis des éléments drôles, ça me vient naturellement. Quand je regarde un film qui raconte une histoire triste, il y a souvent cette volonté de forcer le trait. Je préfère la manière des documentaires de représenter la tristesse, sans forcément vouloir faire pleurer ou émouvoir, mais plutôt montrer le bon côté et le mauvais côté ensemble.

XG : Un thème qui est très présent dans Peru, c’est celui des relations humaines, avec une progression dans les trois volumes. Dans le premier tome, Peru est généralement le «troisième homme» dans une relation qui bat de l’aile, et va souvent involontairement l’aider à repartir ; dans le second tome, au contraire, il se retrouve impliqué dans des relations malsaines et dangereuses.
Il y a les relations hommes-femmes, qui sont très souvent dépeintes négativement, mais également les relations entres femmes, entre sœurs. Est-ce un message que vous voudriez faire passer ?

MJ : Ce n’est pas vraiment un message, c’est simplement basé sur mon expérience personnelle. Quand j’étais enfant, j’étais le type de fille que les garçons détestent, et souvent des filles sont venues à mon secours. Donc mes relations avec les filles étaient bonnes, avec les garçons — bien sûr, une fille qui passe son temps à dessiner du manga, c’est plutôt bizarre, non ? (rire) Donc j’en ai des mauvais souvenirs, et ça ressort peut-être de manière inconsciente.
Mais aujourd’hui, j’ai beaucoup d’amis hommes, et … et il n’y a sans doute pas de message.

XG : Tout de même, dans Ningyô Himeden, l’opposition entre hommes et femmes est assez claire. On retrouve la même chose dans le premier volume de Peru, où les hommes sont décrits négativement : hautains, délaissant les femmes ou les jetant comme des mouchoirs usagés…

MJ : Au Japon, encore aujourd’hui, les hommes jugent très sévèrement les femmes qui ne sont pas jolies. J’avais une mauvaise image des hommes, et même si au fond de moi j’aimerais vraiment penser le contraire, cela ressort sans doute.

XG : Il y a aussi cet encouragement à se battre pour les femmes …

MJ : Je ne pense pas, mais … (rires)

XG : Vos personnages féminins sont pourtant très forts.

MJ : C’est un peu comme ça que je souhaiterais être, et j’aime beaucoup les femmes qui se battent. Mais sans se limiter aux femmes, tout ce qui fait preuve de force vitale — certains animaux, par exemple … par exemple, j’aime beaucoup l’image d’un chat très mignon, qui ramène une souris qu’il aurait attrapé. C’est un peu dans cette idée que j’aime dessiner mes personnages féminins. Mais bon, ce n’est pas pour dire «vous tous, devenez comme ça». (rires)

XG : Les relations familiales — notamment les relations avec le père ou la mère — reviennent souvent. Avec les contes, c’est quelque chose qui était préexistant, mais on le retrouve aussi dans Peru avec le père de la boucherie. C’est encore un reflet de votre expérience personnelle ?

MJ : Quand je cherche à écrire une histoire, il y a des choses qui viennent naturellement, et je les dessine sans rien changer. Alors oui, il y a sans doute beaucoup d’éléments personnels qui s’y retrouvent. Mais j’avoue que je ne me demande jamais pourquoi. (rire)
Plus que de faire passer un message, j’essaie de partager mon expérience. Mais plus généralement, j’ai envie que les gens lisent mes livres avec le même plaisir que je les écris. Mais je n’essaie pas trop d’analyser ce que je fais, je dessine ce qui me semble intéressant.

XG : Au niveau du dessin, il y a un aspect très sensuel et sexy — quelque chose d’assez rare dans la production manga qui ne soit pas pornographique. Là aussi, c’est quelque chose qui vous attire ?

MJ : Chez mes parents, on n’était pas très ouverts vis-à-vis de ce genre de choses. Donc oui, je pense que je suis attirée par l’aspect sexy.

XG : On le retrouve vraiment beaucoup dans vos manga.

MJ : Surtout que j’aime beaucoup dessiner des nus. Mais je pense qu’il y a beaucoup de femmes qui dessinent des pin-ups, quand on discute ensemble et qu’on se demande pourquoi, la réponse est presque toujours «parce que ça nous plait». Moi-même, je ne sais pas trop.
Parmi les hommes qui dessinent des nus masculins, il y a beaucoup de gays. Mais pour les femmes, sans pour autant être gay, il y en a beaucoup qui apprécient de dessiner des femmes sexy, des pin-ups. Pourquoi, je ne sais pas. Mais avec la mode, le maquillage ou les coupes de cheveux, il y a beaucoup de raisons possibles …

XG : La nudité est très présente chez vous, et plus encore, des positions très marquées sexuellement.

MJ : (rires) Oui, mais ça me plait. J’ai toujours aimé les pin-ups de Playboy.
[Note: durant la discussion très détendue qui a suivi cet entretien, j’ai évoqué les mises en scène sado-masochistes que l’on retrouve beaucoup dans Pure Trance, et Mizuno Junko a aussitôt mentionné le travail d’Eric Stanton comme influence et source d’inspiration.]

XG : On parlait de la position des femmes dans la société Japonaise, est-ce que les pin-ups de Playboy ne seraient pas une manière de casser cela ? En affichant leur sexualité, leur force ?

MJ : On peut comprendre «force» de plusieurs façons. Il y a des femmes qui font mine d’écouter ce que les hommes leur disent, mais qui en fait les contrôlent complètement. Et ces femmes font preuve de «force» également, à mon sens.
Mais pour les filles qui posent nues pour ramener de l’argent, et il y en a beaucoup … il y a beaucoup de fierté. Les mannequins … en ce qui me concerne, c’est quelque chose qui m’est complètement inaccessible, bien sûr, mais je me dis que c’est super, qu’elles sont belles.
Les revues japonaises montrent souvent les femmes dans des positions de faiblesse, humiliées d’être dénudées — ce que je déteste particulièrement. Alors que Playboy

XG : Les femmes sont plus maitresses de la situation ? Par rapport au Japon où elles sont plus timides …

MJ : Oui, mais il y a beaucoup de femmes qui jouent la timidité, parce que ça plait aux hommes. Ce qui fait qu’il est très difficile de savoir quelles femmes font preuve de force.

XG : Parmi vos thèmes de prédilection, on retrouve aussi l’idée du Paradis perdu. Peru est construit autour de cette idée, jusqu’à la conclusion assez pessimiste.

MJ : Il n’y a pas de message, mais plutôt l’envie de parler des choses qui se passent dans le monde réel, où les gens n’ont pas l’impression de faire quelque chose de mal, mais peuvent néanmoins détruire la planète. Je ne peux pas ignorer ça. J’ai toujours trouvé simplistes les histoires où les méchants meurent et les gentils survivent. Ca me met en colère.

XG : Peru a été publié dans Comic Beam — vous en tirez quelle expérience ?

MJ : J’aime beaucoup Comic Beam, c’est une revue qui n’est pas mainstream sans être complètement underground, on y trouve beaucoup de manga différents. Par rapport aux autres éditeurs pour lesquels j’ai travaillé, il n’y a pas photo, ce sont des professionnels du manga. C’était très agréable. Mon responsable m’a laissé beaucoup de liberté, tout en me comprenant, c’était vraiment bien et j’ai très envie de travailler à nouveau avec eux.

XG : Quels sont vos projets maintenant ?

MJ : J’en ai beaucoup. Récemment, j’ai eu l’occasion d’exposer dans une galerie. Il y a beaucoup de choses que je voudrais essayer. J’ai l’intention de recommencer une série dans Comic Beam, et puis il y a aussi de nouveaux jouets. Donc vraiment, beaucoup de projets.

XG : Au niveau manga, rien de plus précis ?

MJ : J’ai tout juste commencé à préparer ma prochaine série, et je suis pas mal occupée avec les autres projets. Je ne suis pas comme les autres manga-ka, qui produisent très vite. J’ai aussi le projet d’un autre recueil d’illustrations, et ça me plait beaucoup.

[Entretien réalisé le 7 Juillet 2007, durant Japan Expo à Paris.]

Notes

  1. Les sources de ce désaccord viennent du fait que je comptais seulement ses manga (Pure Trance, Cinderalla-chan, Henzel & Gretel, Ningyô Himeden et trois volumes de Fancy Gigolo Peru), alors que Mizuno Junko y rajoutait ses trois recueils d’illustration (Hell Babies, Fireworks et Yonjôhan Yôsei Zukan).
Site officiel de Mizuno Junko
Entretien par en septembre 2007