
Priez pour nous pauvres pécheurs, car tout part en barigoule. Notre monde est impitoyable, rempli de margoulins, d’escrocs, de fanatiques et de dégénérés. Même la naïveté et la simplicité y perdent leurs plumes. Le blanc ne le reste pas longtemps. Les braves, les gentils n’existent plus. Ne reste que l’amertume ...
Voilà le troisième opus de la vie de Géraldo-Georges, né brave et rêveur et aujourd’hui, sombrant comme une épave à la dérive. Alors gardons nos larmes et la tête froide, et que cette histoire nous serve de leçon. Le monde est pourri, les faibles n’y ont pas leur place.
De Crécy et Chomet persistent et signent là le dernier volume de la série Léon la came, avec un scénario et un dessin de plus en plus désespéré, parfumé d’humour noir. Un album où l’on sourit souvent, mais où l’on comprend rapidement que rien n’est gratuit. A votre bon coeur, m’sieurs dames, et priez pour nous ...
Alors que la rentrée approche, un petit coup de rattrapage sur les différents prix décernés outre-Atlantique par nos amis américains, où l’on découvre des catégories aussi originales qu’excitantes — il faut avouer qu’entre “Best Biographical, Historical or Journalistic Presentation”, “Best U.S. Edition of International Material — Asia” ou encore “Best Previously Published Graphic Album”, on ne sait que choisir. Voici donc les résultats des Eisners (décernés le 23 juillet), les lauréats des Harveys (annoncés le 29 août), et les nominations des Ignatz (à venir pour le 11 septembre). En résumé : Asterios Polyp, The Walking Dead et CHEW ont gagné plein de babioles, et la sélection des Ignatz est (comme souvent) de haut vol. Voilà pour le cru 2010 — l’année prochaine, ça recommence.
L’auteur d’American Splendor et l’une des figures emblématiques de l’autobiographie en bande dessinée, Harvey Pekar s’est éteint hier à 70 ans. Il laisse derrière lui son « grand œuvre », chronique personnelle illustrée tour à tour par R. Crumb, Spain Rodriguez ou encore Joe Sacco, entre autres noms remarquables. En 2003, il avait été incarné à l’écran par Paul Giamatti.
Aux flâneurs de la capitale réfractaires aux sirènes du ballon rond, les jours qui viennent s’annoncent riches en horizons à explorer. Pour commencer, Thomas Ott s’expose du 11 juin au 17 juillet à la Galerie Martel (17 rue Martel dans le 10e). Ensuite, histoire de continuer à célébrer les XX ans de l’Association, Benoît Jacques prend la suite de Nine Antico et de Grégoire Carlé et « s’installe » du 15 juin au 17 juillet à Super-Héros (175 rue St Martin dans le 3e). Enfin, on pourra aller admirer le travail de Dominique Goblet & Nikita Fossoul et Aurélie William Levaux du 18 juin au 18 juillet au Monte-en-l’Air (71 rue de Ménilmontant / 2 rue de la Mare dans le 20e).