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Celles qu’on regrette

de

Après un détour chez le Cycliste et la Cafetière, Jean-Philippe Peyraud s’offre un petit volume chez [treize étrange], histoire de nous faire patienter jusqu’à la sortie du prochain Tasse de Thé. La couverture est jolie, brillante et rigide, le papier épais.
L’intérieur est à la hauteur : on y retrouve ce dessin léger et élégant, comme esquissé d’un trait de plume — un régal. Mais le ton de ce petit livre marque un changement avec l’univers que Jean-Philippe Peyraud avait exploré dans ses précédents ouvrages – avec désormais le goût doux-amer des souvenirs et des regrets.

On avait également l’habitude de suivre un groupe de copains à l’âge des débuts dans la vie. Ici, et comme c’était déjà le cas dans quelques planches de Vinaigre, les histoires s’articulent autour d’un personnage central, narrateur bien proche de Jean-Philippe Peyraud. On y trouve aussi moins d’insouciance, mais toujours le même sens du détail qui fait vrai, de la petite formule qui touche juste.

Bien sûr, d’aucuns ne pourront s’empêcher — une fois de plus — de rapprocher ce petit livre de certaines scènes du Monsieur Jean de Dupuy-Berbérian. Ils partagent le même désir de décrire un quotidien proche du nôtre, mais si leurs styles sont proches, c’est d’abord et surtout par leur élégance.

Chroniqué par en janvier 1999

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