Alex Barbier

par

Alex Barbier : Voilà. Je vais vous expliquer. Je suis très paresseux. Quand j’étais à l’école primaire, j’étais un petit garçon sage qui savait toujours bien ses leçons. J’étais toujours premier. Et puis brutalement, en entrant dans la «grande» école, je suis devenu un cancre : trop de profs, trop de monde, trop de manières, trop de tout… Il fallait être bon en tout. Et il y avait ce petit merdeux descendu de sa montagne qui était bon en tout… et cet autre, un grand merdeux, qui était toujours premier. En tout. Trop c’est trop. J’ai commencé à me dire : «À quoi bon ?».
Moi, j’étais bon en dessin, je veux dire : j’étais excellent en dessin, je veux dire : j’étais le meilleur de la ville en dessin ! Aucun de ces imbéciles de professeurs de dessin ne m’arrivait à la cheville dans cette putain de ville ! Eh bien ! Un jour, cet idiot de prof de dessin qui avait un grand nez, a demandé qu’on lui dessinât une plume ! Eh bien ! C’est petit-merdeux-descendu-de-sa-montagne qui était bon en latin, en maths, en français, en géographie, en histoire, en physique, qui eu la meilleure note. Et la deuxième meilleure note, c’est grand-merdeux-qui-était-toujours-premier qui l’a eu ! Alors je me suis dit : «À quoi bon ?». Petit-merdeux-des-cendu-de-sa-montagne est dentiste, aujourd’hui… Grand-merdeux est derrière un guichet…
Ce genre d’expérience vous permet de relativiser, moi je trouve…

Depuis que j’ai découvert mon premier album de Tintin, dans mon esprit la bande dessinée est un Tout que je tiens dans la plus haute estime. Il suffit d’approfondir quelque peu la question pour prendre conscience que la bande dessinée est un médium extraordinaire alliant deux paramètres, deux langages essentiels : l’écriture et le dessin. La bande dessinée me permet d’exprimer tout ce que je veux. Il n’y a que les médiocres et les imbéciles «incultures» pour ne pas l’aimer. Si une personne ne sait pas ou ne veut pas lire une bande dessinée c’est qu’elle ne sait pas lire du tout. Quant à celui qui n’aime pas la bande dessinée, c’est qu’il est soit trop vieux et on lui pardonne, soit un imbécile et on l’allume.
Je me rappelle très bien un certain dimanche de mon enfance (en général, je m’emmerdais un peu le dimanche parce que c’était des histoires d’adultes, on allait au restaurant et ça durait en moyenne jusqu’à 17 heures en se finissant dans la fumée des Havanes…) : je savais alors tout juste lire et un vieux Tintin, L’Affaire Tournesol, traînait dans l’appartement de mes grands-parents. Ce livre venait de l’appartement d’en dessous où un mec plus âgé que moi lisait les aventures de Tintin.
J’ai reçu là un des plus grands chocs de mon existence. Bien sûr, je ne comprenais rien à cette intrigue politique, et pourtant la fascination fut immédiate et totale. Je me suis fatalement convaincu que c’était ce que je voulais faire plus tard. J’ai ainsi tout de suite plongé dans le dessin. Très rapidement, j’étais atteint de «virtuosisme». On n’avait jamais vu une chose pareille dans mon village de Saint-Claude dans le Jura. J’étais une espèce de petit génie, j’épatais tout le monde et ma mère était très contente. Il y eu une période où j’écrivais comme une machine à écrire et dessinais comme une espèce d’ordinateur parfait… j’étais donc le génie. Je dessinais aussi dans le journal du Lycée, ce qui me valu les honneurs de la presse régionale. A partir de là, on commença à me regarder un peu différemment dans la ville.
J’ai peut-être pris goût à la chose cela dit. Par la suite, tout s’est dégradé et je suis devenu le cancre absolu… même en dessin (puisqu’on m’a fait cet affront !). J’étais incompris de tout le monde à commencer de mes parents, suivis des profs et de tous ces petits singes cons qui jouaient le rôle de camarades d’école. Ils s’imaginaient tous à Saint-Claude, Jura, que le brave Barbier allait disjoncter. Tous ces jeunes connards étaient donc devenus le Calife à la place du Calife. J’étais sur la pente savonneuse dans ma ville.

L’Indispensable : Qu’est-ce que ça représente d’être sur la pente savonneuse ?

A. B. : À partir du moment où tu es mauvais dans une ou deux matières, aux yeux des autres tu deviens un cancre absolu, pour des raisons que je ne suis pas sûr de connaître et de comprendre moi-même. Bien que je sois largement le meilleur en dessin, je suis devenu un cancre pour mon professeur. C’est sûrement cela le social… C’est à cette période que j’ai commencé à comprendre bien des choses. Le cancre pour le cancre. J’ai été viré de tous les lycées, je n’ai pas obtenu mon brevet élémentaire et pour finir, je n’ai même pas eu le Bac puisque je ne l’ai pas passé.
J’ai finalement réussi le concours d’entrée aux Beaux-arts puis, comme c’était l’usage à l’époque, j’ai passé des conneries de concours pour être professeur de dessin (ce que je fus un temps, même si «prof de dessin» ça ne signifie rien). C’était pour faire plaisir à ma mère et bien entendu ça n’a pas duré… Je n’avais pas du tout envie d’être prof. J’avais envie de faire de la bande dessinée, un point c’est tout !
J’ai ensuite profité du service militaire pour concevoir un manifeste sur la bande dessinée, où j’expliquais en bande dessinée ce que je voulais que soit LA bande dessinée. Charlie Mensuel publia immédiatement ma première histoire en 1975. À l’époque, je ne savais pas qu’il y avait 30 mecs par jour qui étaient refoulés par la revue… Et c’est tant mieux car il était préférable que je sois naïf à ce sujet, sans quoi j’en serais sorti timoré !

L’I. : Vous avez commencé la bande dessinée à une époque ouverte sur l’innovation. À partir de là, vous avez fait de la bande dessinée une part personnelle de votre expression.

A. B. : La bande dessinée est une invention extraordinaire. Néanmoins, je n’ai pas immédiatement pris conscience qu’elle pouvait contribuer à exprimer ma personnalité. A titre d’anecdote, mes toutes premières histoires étaient très calquées sur le modèle Tintin, bien que ma ligne claire fut alors complètement délirante. Je voulais tout dire et tout montrer. Si dans le décor il y avait une tapisserie, j’en dessinais tous les détails. Ça frôlait le délire… Et puis je ne pensais pas qu’on pouvait dessiner sur un format autre que celui des livres publiés. Un jour, dans une salle des ventes où l’on pouvait acheter n’importe quoi à un prix ridicule, je fis l’acquisition d’un lot d’encres anciennes (qui n’étaient pas encore sèches), qui me permirent très rapidement d’obtenir des effets ahurissants. C’est ainsi que j’ai découvert la couleur directe. Ni plus ni moins !

L’I. : Comment le récit prends-il sa place dans votre oeuvre aujourd’hui, au regard de vos travaux tant en peinture q’en bande dessinée ?

A. B. : J’en suis à mon cinquième livre de bande dessinée. Ma production peut sembler infime, je le reconnais. Je dois bien avouer que je ne me pose pas la question aujourd’hui de savoir comment se réalise l’alchimie. Quel que soit le support, j’ai constamment envie de raconter des histoires, comme quand j’étais gamin et que les copains venaient écouter celles que je racontais. Je n’ai plus aucun souvenir de la nature de ces fameuses histoires mais ça devait «y aller» parce qu’elles duraient toute la durée des récrées et j’allongeais la sauce pour faire durer le suspens pendant des jours. Maintenant je trouve que les histoires me viennent vraiment plus difficilement à l’esprit. Mon unique mode d’expression c’est de raconter.

L’I. : Dans chacun de vos récits, vous utiliser la bande dessinée afin de montrer un lieu géographique commun qui vous est très proche (pour exemples : Paysages dans la nuit et Lettres au maire de V.) lui conférant de ce fait une identité universelle…

A. B. : J’ai dernièrement acheté les œuvres complètes de François Mauriac (Mauriac, l’écrivain catholique : ça fait rire les jeunes d’aujourd’hui qui ne savent pas lire !).
En obtenant le prix Nobel — auquel je n’attache aucune importance — son œuvre entière, bien que se déroulant uniquement dans la région bordelaise, a atteint l’universalité.
Je crois fermement que pour atteindre cet universel, il faut partir de l’endroit où on existe. Ce qui touche à l’universel c’est l’intime ; le lieu de vie et sa propre personnalité. Les histoires bordelaises de chambres closes confinées, de vieilles immondes et de vieillards hideux écrites par François Mauriac sont les mêmes que celles qu’on raconte ou qu’on vit à Los Angeles. Sauf si on n’arrive pas à passer du particulier à l’universel (comme on disait autre fois du temps de Saint Germain des Près). Il faut absolument passer du particulier à l’universel.
Personnellement, dans mon dernier livre je parle de Vernet-les-Bains et je suis persuadé que cette histoire touche tout le monde… du moins ceux qui le désirent. On finit vite par découvrir que tous lieux se ressemblent et que les tous gens sont identiques dans leurs différences.

L’I. : Bien que votre dernier récit semble moins dramatique que les précédents, vous restez néanmoins attaché à l’expression de fantasmes, de rêves, de blessures… Comme une façon de prendre sur soi la perversion ambiante.

A. B. : J’essaie avant tout d’exprimer des choses ancrées en moi. Je n’aime plus mes premiers livres, je ne les regarde plus. Ma part d’implication personnelle n’a pas changé pour autant. Lettres au Maire de V. est de loin le récit que je préfère, car on y trouve enfin le rire au grand jour. Auparavant j’étais plus angoissé. Aujourd’hui je ne le suis plus. J’ai résolu tous mes problèmes existentiels. Un livre comme Paysages dans la nuit a aujourd’hui plus de dix ans. C’est énorme dix ans dans la vie d’un homme…

L’I. : Jusqu’à présent la couleur exécutait ce que vous lui demandiez. Aujourd’hui, au travers de votre dernier ouvrage, elle semble prendre place librement dans vos travaux ; libre de se promener et de se placer sur l’image, contrairement à vos précédents livres où vous freiniez ouvertement son évolution.

A. B. : La raison en est très simple : aujourd’hui, je fais réellement et sincèrement ce que je veux. Mon rapport à la couleur découle de mon mode de vie. Je suis libre et me sens bien ! Je ne dis pas que je suis heureux de vivre, mais je ne peux pas vivre mieux que comme je vis. Mes couleurs sont donc libres d’évoluer, de déborder, de gicler, de couler… Elles vont où elles veulent et je m’arrange après. Cela dit, c’est une liberté qui prend du temps. Mon prochain livre accentuera cette démarche, et s’intitulera Lettres au maire de V. n°2.

L’I. : Votre ouvrage De la chose apparaît comme particulièrement lié à cette évolution vers la liberté.

A. B. : En allant voir l’exposition Gustave Marquet à Lodève, («le» monsieur Marquet des paysages) j’ai appris qu’il avait réalisé des peintures érotiques — que l’on ne peut pas voir, bien sûûûr… Tous les peintres ont fait de la peinture érotique. Môôôsieur Monet n’en a peut-être pas fait, mais rien n’est moins certain. Tout le monde a envie d’aborder la question du cul !
Tous les ans je réalise des petits tableaux érotiques et je les entassais dans un coin. Quand j’en eus une cinquantaine, l’idée m’est venue d’en faire une expo et la proposition d’en faire un livre me fut vite formulée. Les tableaux érotiques font partie de ma démarche… et je n’en ai pas encore fini avec le sexe.
Paysages dans la nuit est très explicite quant aux rapports que j’entretenais entre la mort et le sexe. Je n’ai pas de douleur quand je fais les choses, au contraire. Les dessiner, les exprimer me procure un bien certain. Quand je travaille je prends un plaisir fou à dire ce que je dois dire. Qu’est-ce qu’on peut rêver de mieux ? De la chose est peut-être le seul de mes livres où le sexe ne soit pas associé à une certaine violence…

L’I. : Il représente une étape essentielle de votre évolution, et semble être la preuve de vos affirmations quant à la disparition de vos problèmes existentiels…

A. B. : Le problème existentiel avec lequel je n’ai rien résolu, et auquel je ne peux pas échapper, c’est la mort. Je vais mourir et ça me fait chier. J’en ai extrêmement peur. Ma mère est morte l’été dernier… ce fut une énorme épreuve. Je ne suis absolument pas débarrassé de tout ça, mais d’une manière existentielle, je n’ai plus aucun problème. Je ne veux pas mourir mais je vais le faire quand même, et si mourir me fait peur, vivre non !
C’est sûrement pour ça que je me sens si bien aujourd’hui.

L’I. : Comment intervient la peinture dans ce processus ?

A. B. : Pour moi, la peinture est en elle-même secondaire. L’essentiel c’est la bande dessinée. J’ai beau m’éclater à peindre, je sais qu’au travers de la peinture je n’invente rien ! Par contre, je sais pertinemment que j’invente en bande dessinée. Il me semble apporter à la bande dessinée des choses qui n’ont jamais été faites à ce jour… fondamentalement, les peintures ne sont que des illustrations de la bande dessinée. Je sais très bien que ce n’est pas en peinture que j’exprime ce que j’ai à dire. La peinture me plaît pour d’autres raisons, comme celle de mettre sur pieds des expositions.
Ce qui m’intéresse le plus c’est la bande dessinée et ensuite, mes petits tableaux érotiques (c’est véritablement là que je suis le meilleur d’ailleurs).

L’I. : De toute votre œuvre se dégage une volonté de séparer l’amour du sexe, sans perversion aucune.

A. B. : Amour est un mot auquel je ne crois pas et que je n’emploie jamais. L’Amour, ça n’existe pas, c’est de la blague. Céline définissait l’Amour comme «l’infini à la portée des caniches». Burroughs pour sa part affirmait que l’Amour «est une supercherie internationale inventée par les femmes pour piéger les hommes» et Cioran de son côté, que l’Amour est «une gymnastique accompagnée de grognements». C’est drôle à en rire, mais on devrait cependant en rire jaune. La baise et le sexe existent, mais l’amour n’est rien d’autre qu’une supercherie totale !

L’I. : Vous revendiquez le droit à l’obscurité et à une part d’ombre dans votre œuvre. Quel est votre rapport à la lisibilité ?

A. B. : Même si je désire être lisible, je n’éprouve pas le besoin de tout donner à comprendre. Il faut du parasitage dans une œuvre. C’est là que le système de simplification dans notre société nous entourloupe. Céline c’est plein de parasites. La première page d’Un château l’autre est à mon sens l’aboutissement absolu de son style parasité. Proust et Céline sont aux antipodes de la langue de bois, du politiquement correct, de la pensée unique que l’on trouve régulièrement dans l’art.
Comme Proust, je me revendique cruel. Je n’aime pas totalement l’homme… et je m’amuse bien avec lui. Je ne suis pas politiquement correct et je l’assume. Je n’écoute pas toutes les sirènes sociales ou politiques qui me chantent toute la journée à l’oreille. J’ai horreur du discours stéréotypé. Mon radicalisme ne m’a jamais fait peur. Willem aussi est un cruel. Nous sommes tous deux cruels envers la, cruauté… Finalement, c’est de la bonté ! D’où De la chose et son caractère sacré.

L’I. : Lettres au Maire de V. s’apparente à un récit épistolaire des perversions quotidiennes, qui sont l’attribut de tout un chacun…

A. B. : C’est le récit des grosses perversions, une sorte d’autoportrait, une liste des choses que je refoule et des choses que j’accepte (bien que je ne refoule rien et accepte beaucoup). Je pense qu’au travers de Lettres au Maire de V. je dis réellement ma vérité. Des livres que j’ai créés, c’est celui que je préfère. J’ai toujours été fasciné par la période florissante des lettres anonymes sous l’occupation. En écrire quelques unes m’aurait peut-être amusé : «Monsieur L’Oberschtroumpfürer, je vous signale que ma voisine…».
Dans les Lettres j’ai réalisé, de façon plus accomplie et aboutie que dans mes autres ouvrages, une narration en caméra subjective qui me convient parfaitement. Mes livres précédents cherchaient leur forme, ma manière de raconter, les Lettres m’ont permis de la trouver, notamment grâce à la disparition de mes angoisses. Mon propos est immédiatement universalisé.
Alors que je déteste l’abstraction dans toutes les formes d’expression, qu’elle ne représente rien d’intéressant à mes sens, j’ai trouvé le moyen de l’introduire dans mon travail au travers de mon utilisation de la couleur. Je suis un réaliste, en peinture je me réclame du Caravage et de Courbet : en un mot, de l’absolue anti-abstraction. Je suis un réaliste tant en bande dessinée qu’en peinture. Je ne veux pas faire le malin, je ne veux pas «colonner de Buren». Sur l’édition japonaise de Lettres au Maire de V. (Shichô e no tegami) l’éditeur japonais a fait imprimer en français une phrase que j’ai écrite et que je revendique ouvertement : «la bande dessinée est le dernier endroit où l’on a le droit de représenter quelque chose».

L’art contemporain par exemple, n’a absolument plus le droit de représenter quoi que ce soit. À partir du moment où il existe des commissaires dans l’art contemporain, la messe est dite. Tout le monde peut montrer n’importe quoi : n’importe quelle installation artistique merdique montre quelque chose, mais ne représente rien. Je veux représenter les choses et les êtres sans forfanterie ni gymnastique intellectuelle douteuse.
La première nature morte jamais réalisée en peinture est une corbeille de fruits du Caravage, dans laquelle l’écoulement du temps est représenté par le vieillissement des fruits… avec infiniment plus de grâce qu’à l’aide des artifices courus de l’art contemporain. L’art contemporain c’est une destruction, de la merde ! Andy Warhol n’est rien. C’est juste un mec qui avait très bien compris qu’il pouvait faire du pognon avec n’importe quoi du moment que c’était suffisamment pittoresque. Malevitch avec son carré blanc sur fond blanc, le monochrome bleu métaphysique de Klein et la peinture très propre et géométrique pour suisses de Mondrian ne me feront jamais bander, contrairement à Géricault. Il faut le voir le portrait photographique de monsieur Mondrian. Il y pose tel un Ayatollah sans voile, laid et buté. Il ne voulait pas de vert parce que le vert lui rappelait la nature… .pas de danger que sa gueule rappelle quoi que ce soit, croyez moi ! !

Je pense très sincèrement que la bande dessinée est la dernière tranchée face au conformisme. En peinture, je pourrais très bien réaliser des monochromes, comme tous ces soi-disant novateurs merdeux que rien ne dérange. Je suis au contraire très à l’aise dans mes baskets et ces influences directes sur mon travail que sont Edward Hopper, Francis Bacon et William Burroughs ont aujourd’hui disparu. Je peux même dire que Lettres au maire de V. est le premier livre d’Alex Barbier.
J’ai l’impression de naître.

Propos recueillis par Bruno Canard & Franck Aveline.
Précédemment publié dans L’Indispensable n°2 en Octobre 1999.

Entretien par en octobre 1999

Les plus lus

Les plus commentés