Ibicus

de

La révolution ! ! ! C’est la révolution en Russie ! Par ces temps troublés, Siméon, obscur comptable a peur … L’armée du Tsar est passée au peuple. La nuit résonne des combats de rues. Mais Siméon est sous le signe d’Ibicus. Il vivra des aventures extraordinaires et deviendra riche ! La cartomancienne l’a prédit. Et c’est vrai. Siméon devient riche. Bravant sa couardise, il trouvera de l’argent. Du sale argent, gagné d’une sale manière …une sale affaire. Il va quitter Petrograd pour Moscou où nul ne le connaît, et sous le titre de Comte Nevzorof, chercher une place dans la société des artistes et gens de lettres. Il va y trouver une compagne, des amis et un associé …avant que l’histoire ne le rattrape.

C’est avec un coup de pinceau extraordinaire que Rabaté nous dépeint cette histoire tirée d’un roman d’Alexis Tolstoï. Nuages de gris et de noir, appliqués avec soin suivant la technique de l’aquarelle, dessinent des décors urbains du début du siècle. La peur, le froid et la nuit des rues moscovite transpirent sous chaque trait. Les personnages, courbes et longilignes, rayonnent d’une vie que le papier ne semblait pouvoir donner. Jeux d’ombres, de corps qui se cherchent, s’attrapent et s’entrelacent. Des visages expressifs qui n’ont pas besoin de texte pour exprimer ce qu’ils vivent.

Un album d’une richesse graphique incroyable. Un des albums de l’année. A noter qu’une suite est prévue.

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Chroniqué par en juin 1998

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