Ballade du Péloponnèse
Il est rare que Vanoli fasse deux albums la même année (avant 1999, le cas ne s’est produit qu’en 1996). Il est encore plus rare qu’il en fasse deux bons. Ballade du Péloponnèse, dans la petite collection carrée des Requins Marteaux, au format si drôle et au logo si laid, est raté.
Bien que son trait serve à merveille les drapés antiques et les reliefs de marbre des statues, et bien qu’il trouve parfois le détail incroyablement juste qui soulignera un visage ou fera vivre un geste, Vanoli ne parvient pas à tirer sa Ballade au-dessus d’une simple variation sur thème pour génie désoeuvré, réduisant son riche matériau (la mythologie grecque) à une série de tableaux sans nerf et sans souffle. Céphale, Argus, Hercule et Zeus se croisent poussivement dans un ballet fatigué, approximatif, morne, où le talent d’une image ne suffit jamais à pallier le manque de conviction de l’ensemble.
La Ballade n’a ni début ni fin, et si l’on remarque (comme pour La Planète Watermelon, Chacal Puant, 1996) que le dessin de Vanoli ne supporte pas les impressions médiocres, il ne suffit pas d’incriminer l’éditeur : ce livre est un carnet de projet trop vite publié.
l’autre bande dessinée
Rocco et la toison
L’œil de la nuit
D’une île à l’autre
Le Passage aux Escaliers
Le Décaméron, un divertissement d’après Boccace
La Comète

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