La Femme Insecte de Tezuka Osamu
En français La Femme Insecte, publié chez Casterman (Sakka)
Dans une langue exotique Ningen Konchû Ki, publié chez Akita Shôten
Chroniqué par Xavier Guilbert en octobre 2009

Lorsque l’on évoque Tezuka Osamu, c’est le plus souvent pour souligner l’importance de sa contribution au manga — que ce soit dans son statut de « créateur du manga moderne » en 1947 avec son Shin Takarajima, dans la diversité des thèmes abordés ou plus simplement pour l’étendue imposante d’une œuvre forte de plus de 150,000 pages en à peine plus de quarante ans de carrière. Et d’entretenir l’image d’un auteur à l’incroyable capacité de « transmutation » — que ce soit de ses premières œuvres, inspirées de classiques littéraires (Shin Takarajima, une « nouvelle île au trésor » empruntée à Stevenson, un Lost World puisé chez Conan Doyle, ou encore un Tsumi to Bachi adapté du Crime et Châtiment de Dostoïevski), ou plus proches de nous les personnages célèbres revisités (Bouddha, Beethoven ou même Hitler), il n’est pas de sujet qui n’ait pu servir de prétexte à un nouveau chef d’œuvre.
Et pourtant, cette vision quasi-monolithique d’un « dieu du manga » à la productivité auréolée de légende passe souvent sous silence une décennie moins glorieuse, dix années qui auraient bien pu marquer la fin de son influence.

Ainsi, le milieu des années 60 vit apparaître du côté d’Osaka une nouvelle forme de manga, le « gekiga », qui prenait ses racines dans la scène des kashibonya (librairies de pret). Le terme, créé par Tatsumi Yoshihiro en 1957, marquait la volonté de proposer une approche plus adulte, tant au niveau graphique qu’au niveau des sujets abordés, plus adultes, plus sombres, et plus ancrés dans une réalité sociale contemporaine. En 1963 naissait donc Garo autour du Kamui-den de Shirato Sanpei, qui n’allait pas tarder à devenir la revue de référence du gekiga. Tezuka, jusque-là créateur et référence du manga, se retrouvait subitement dépassé.
La réaction ne se fit pas attendre — et Mushi Pro s’attela à la création d’une revue pour contrer l’ascension de Garo, [1] mais l’expérience COM (pourtant organisée autour de la publication du Hi no Tori de Tezuka) ne dura finalement que six ans, entre 1967 et 1973. De son côté, Garo survécut à la conclusion de Kamui-den en 1971 et continua son travail de découverte et d’avant-garde jusqu’au milieu des années 90.
Pour Tezuka, alors également empêtré dans la faillite de Mushi Pro [2] à cause de pertes dans l’animation, il faudra attendre jusqu’en 1975 avant de connaître un renouveau avec la série Black Jack. La traversée du désert prenait fin, commençait une seconde période faste plus résolument tournée vers les adultes, qui allait nous donner Bouddha et Adolf ni Tsugu.

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Publié de Mai 1970 à Février 1971 dans la revue PlayComic  [3] d’Akita Shoten, La femme insecte paraît donc au cœur de cette période de transition dans l’œuvre de Tezuka, tant au niveau du contenu (dans la tentative de séduire un nouveau lectorat, plus âgé) qu’au niveau de ses finances. En effet, lourdement endetté, Tezuka se voit obligé de produire à tout va, et les années 69 à 72 sont (de loin) les plus prolifiques de sa carrière. Et forcément, la qualité s’en ressent.
Disons-le tout de suite : La femme insecte n’est pas un bon Tezuka. De l’introduction maladroite et appuyée à la conclusion aussi prévisible qu’indigente, on retrouve ici quasiment la même structure que Tezuka emploiera dans MW quelques années plus tard : un personnage jeune et beau, doté d’une capacité de mimétisme presque surnaturelle, et prêt à tout pour arriver à ses fins. Présentant un incroyable pouvoir de séduction (qui touche jusqu’aux individus du même sexe), chacun évolue au bord de la folie, mû par une force aussi noire que machiavélique, dans un parcours ponctué de cadavres.

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Comme pour Kirihito Sanka qui lui est contemporain, il faut sans doute chercher l’inspiration de La femme insecte au cinéma, dans le film du même titre [4] d’Imamura Shôhei de 1963, qui suit les tribulations d’une jeune femme, Tome, dans le Japon d’après-guerre, qui finira tenancière d’un bordel. Comme Tome, Toshiko vient de la province ; comme Tome, elle en viendra à utiliser son corps comme monnaie d’échange ; et comme Tome, elle fait preuve d’une capacité d’adaptation remarquable. Mais là où Imamura faisait un parallèle entre l’opiniâtreté des insectes et le désir de survivre de son personnage principal, Tezuka se limite à jouer sur les mots, et choisit pour quelques-un de ses protagonistes principaux des noms de petites bêtes. [5]

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Puisqu’il s’agit là d’un titre pour adultes dans une revue à eux destinée, Tezuka se plie aux exigences du genre. On trouvera donc le corps régulièrement dénudé de Toshiko, l’univers corrompu des grandes entreprises, et les bas-fonds troubles de la pègre. Avec, sans surprise, une galerie de personnages tous autant dépourvus de scrupules, du banquier véreux au tueur impitoyable, entourant un blanc chevalier (Mizuno Ryûtarô) qui connaîtra (forcément) un funeste destin.
Je ne sais si Tezuka cherche ici à faire de la critique sociale — et si ce récit porte les marques de son temps, c’est plutôt par quelques intrusions psychédéliques dans le dessin, que ce soit dans la déformation étrange du contenu d’une case [6] ou dans les accents lyriques (et naïfs) de certaines représentations, [7] ou plus simplement encore la seconde scène d’amours saphiques esquissée en quelques formes tourbillonnantes.
C’est sans doute par son traitement graphique que La femme insecte présente un peu d’intérêt — et de se retrouver touché par la beauté de quelques planches, surpris par l’audace de certaines mises en page, intrigué par les immenses cases noires auxquelles Tezuka a parfois recours.

A la lecture de ce titre finalement assez mineur, qui vient se rajouter aux presque 170 volumes de l’œuvre de Tezuka disponible en français, on peut véritablement s’interroger sur les raisons (frilosité ou manque de curiosité ?) qui poussent les éditeurs à continuer à exploiter ce filon désormais faiblissant, alors que le patrimoine japonais regorge d’œuvres d’auteurs tout aussi importants qu’il serait bien de rendre disponibles.

[1] Pour reprendre les termes édulcorés de l’hagiographie signée Tezuka Productions : «  Garo, la revue de manga fondée en 1964 par Seirindô, fut marquée par Kamui-den de Sanpei Shirato, et les œuvres de Shigeru Mizuki et Yoshiharu Tsuge qui y collaboraient activement ... C’était un magazine unique en son genre qui fit découvrir de nouveaux auteurs originaux. Il retenait l’attention d’un public de jeunes amateurs de manga et de fans enthousiastes même parmi les étudiants, chose rare à l’époque. La nouvelle revue de la société commerciale de la Mushi Pro avait pris conscience de cette tendance dans la manga. [...] C’est ainsi que la rédaction s’est immédiatement mise aux préparatifs du lancement d’une nouvelle revue. » (Osamu Tezuka : Biographie 1960-1974, Tezuka Productions, Casterman, 2005, p.147-148)

[2] Le studio d’animation fondé par Tezuka, et producteur, en particulier, de la première série de Tetsuwan Atom / Astro Boy.

[3] Sous-titrée « Play comic for men », et très clairement portée sur la chose, comme on pourra en juger au vu de cette couverture du numéro de Mars 1970, signée Tezuka.

[4] Dans sa traduction française. En Japonais, les deux titres sont proches sans être identiques : Nippon Konchû Ki pour le film (littéralement : « Chronique d’un insecte japonais ») et Ningen Konchû Ki pour le manga (soit : « Chronique d’un insecte humain »).

[5] Hachisuka - papillon (hachi) ; Arikawa - fourmi (ari) ; ou encore Shijimi - Corbicula, un genre de palourde. Les titres de chapitre sont au diapason.
Mais au-delà de cette histoire d’insecte, on notera cependant une référence probable au film d’Imamura, Toshiko venant au sein de sa mère comme le père de Tome à celui de sa fille adoptive (voir la bande annonce du film).

[6] p.209 de l’édition française.

[7] Comme ce Mizuno aux ailes d’ange représenté dans un jardin aux allures de Paradis perdu.

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13 RÉACTIONS
#01
Femme Insecte, La
La question soulevé en fin d’article est interessante. La question est de savoir si un titre méconnu de Tezuka se vend mieux en France qu’un titre méconnu de Mizuki... Je ne suis pas sûr que Tezuka vende si bien en France, à part peu être ses très gros titres (Astro, Prince Saphir, Les 3 Adolf, Bouddha, blackjack...). Donc oui, quel est l’intérêt éditorial ? On peut aussi se poser la question de qu’attendent les petits éditeurs pour sortir ses oeuvres plus expérimentales !
par SydN le 30 octobre 2009 | Répondre à ce message
#02
Femme Insecte, La

A propos de la publication d’autres grands auteurs japonais qui ont marqués le manga, vous évoquez fort à propos "Kamui-den" de Shirato Sanpei. Je me demande depuis des années pourquoi aucun éditeur ne se lance dans la publication de cette oeuvre ?

Effer

par effer le 30 octobre 2009 | Répondre à ce message
>02
Femme Insecte, La

Plusieurs raisons à cela : tout d’abord, l’ampleur de la tâche. La première série de Kamui-den comporte 15 volumes dans l’édition actuelle, en wide-ban chez Shôgakkan, et j’ai ouï dire que les japonais ne voulaient céder les droits qu’à condition de garantir la sortie de l’intégralité de la série.
Ce qui nous amène à une seconde raison, qui est le potentiel de ventes d’une telle œuvre, exigeante et complexe. Comme Loïc le signalait au-dessus, malgré tout le bien qu’on en dit, il est assez connu que Tezuka vend assez peu, et qu’on le traduit plus pour une question de caution culturelle que pour l’angle commercial.
Rajoutons là-dessus que la traduction est également un morceau de bravoure, et on obtient un bon gros nœud gordien que personne n’ose trancher.

Parmi les autres auteurs sous-traduits, je pense également à Tsuge, considéré comme fondamental (à juste titre) dans l’histoire du manga alternatif.

par Xavier Guilbert le 30 octobre 2009 | Répondre à ce message
>02
Femme Insecte, La
Je me pose une question. Les "anciens" auteurs alternatifs tels que Tsuge jouissent-ils de rééditions régulières au Japon ? Ou bien l’édition manga, au même titre que l’édition bande dessinée et comics, a la mémoire courte ? Pour en revenir à Tsuge, a-t-il eu un autre album édité en france que l’homme sans talent chez ego comme x ? et puis cest quoi un wide-ban, d’abord ? :) (oui je sais ca fait beaucoup de questions, en fait !)
par Loïc Massaïa le 31 octobre 2009 | Répondre à ce message
>02
Femme Insecte, La

Pour ce qui est de Tsuge, il ne me semble pas qu’il y ait eu quoi que ce soit d’autre de traduit à part L’homme sans talent (Mugen no Hito). Au Japon, il a eu droit à une édition « œuvre complète » en 1994, et de manière générale, ses livres sont régulièrement réédités. Il y a d’ailleurs une nouvelle édition (2008-2009), la « Tsuge Yoshiharu Collection » chez l’éditeur Chikuma Shôbo qui compte neuf volumes en bunko (soit les petits volumes de poche, le format dans lequel sont sortis les Tezuka chez Asuka, par exemple).

De même, l’édition actuelle de Kamui-den de Shirato Sanpei a été publiée en 2005, en wide-ban donc — ces volumes épais, larges (d’où le « wide »). En fait, des volumes qui correspondent quasi exactement au format de La femme insecte chez Sakka.

Des auteurs que l’on connaît en occident, en fait, il me semble que le seul qui soit assez mal loti en matière de rééditions au Japon soit Tatsumi Yoshihiro. Mais je viens de vérifier, et il semblerait que la sortie de son Gekiga Hyôryû / A drifting life ait relancé quelque intérêt pour ses œuvres, et il y a par exemple un double volume des anciens Machi / Jutsu des années cinquante qui est sorti en début d’année. Sinon, on en était réduit aux deux volumes, le « rouge » et le « jaune », soit Daihakken / Daihakkutsu qui ont été traduits respectivement chez Vertige Graphic et chez Cornélius.

J’ai l’impression, par contre, que les éditeurs japonais sont en train de (re)découvrir la richesse de leur patrimoine (à moins que ce ne soit la crise qu’ils traversent qui les encourage à se tourner vers des rééditions moins coûteuses), et qu’il y a beaucoup de manga des années 50-60 qui sont aujourd’hui à nouveau disponibles.

par Xavier Guilbert le 31 octobre 2009 | Répondre à ce message
#03
Femme Insecte, La
Tezuka a attendu si longtemps avant d’exister ici... Il est certain que les parutions se font sans grande logique, il faudrait presque que quelqu’un publie un vrai guide de l’œuvre de Tezuka.
par Jean-no le 31 octobre 2009 | Répondre à ce message
>03
Femme Insecte, La
C’est deja fait. Par une asso francaise de manga. Je ne sais plus laquelle.
par Un inconnu le 2 novembre 2009 | Répondre à ce message
Femme Insecte, La
Il y a des choses intéressantes dans le numéro 2 de la revue Manga 10 000 Images, que ce soit du point de vue du contexte historique, ou des différentes directions thématiques explorées par Tezuka. Il y a du très bon (comme le texte de Jean-Paul Jennequin sur Shin Takarajima), et puis des choses à mon sens moins intéressantes, mais de manière générale on reste très au-dessus de la seule autre « référence » en français, à savoir la « biographie » de Tezuka Productions...
par Xavier Guilbert le 3 novembre 2009 | Répondre à ce message
#04
Femme Insecte, La

Bonjour,

Je suis vraiment impressionné par la qualité des illustrations de cet article.

Existe-t-il une ou des oeuvres purement érotiques dans le bibliographie de Tezuka ?

par Julien le 4 novembre 2009 | Répondre à ce message
#05
Femme Insecte, La

"Existe-t-il une ou des oeuvres purement érotiques dans le bibliographie de Tezuka ?"

Purement érotique, je ne sais pas. Peut-être la nouvelle Sexodus parue dans Playboy (d’après l’article sur l’érotisme dans l’œuvre de Tezuka dans le Manga 10 000 images qui est consacré à l’auteur). Généralement, on peut dire que l’érotisme chez Tezuka ne serait qu’un élément parmi d’autres servant à bâtir l’histoire et à attirer le lecteur.

"(...) on peut véritablement s’interroger sur les raisons (frilosité ou manque de curiosité ?) qui poussent les éditeurs à continuer à exploiter ce filon désormais faiblissant, alors que le patrimoine japonais regorge d’œuvres d’auteurs tout aussi importants qu’il serait bien de rendre disponibles."

Le grand problème d’éditer en français le patrimoine du manga est que ça ne se vend pas du tout. Cyborg 009 se vend encore plus mal que prévu, ce qui risque d’avoir des conséquences néfastes sur la pérennité de la collection Vintage chez Glénat. Donc, à part quelques petits éditeurs comme Cornélius ou un court récit paraissant de temps en temps chez Akata/Delcourt (qui est bien censé sortir un certain titre très attendu par une poignée de fans de vieilleries mais dont l’annonce est continuellement repoussée), je crains qu’il ne faille pas attendre grand chose dans nos contrées.

par Herbv le 6 novembre 2009 | Répondre à ce message
#06
Femme Insecte, La
Je ne connais pas bien l’oeuvre de Tezuka. Pas quels livres faut-il commencer ? C’est quoi, un "bon" Tezuka ?
par RD le 9 novembre 2009 | Répondre à ce message
>06
Femme Insecte, La
L’Histoire des 3 Adolf ! je l’ai découvert vers 17-18 ans, ça m’a complètement retourné
par WallaSs le 23 novembre 2009 | Répondre à ce message
#07
Femme Insecte, La
J’ai lu le manga, et voulant en apprendre un peu plus sur le contexte et les sources de l’oeuvre, je me suis promené sur internet et tombé sur cet article. Il m’a bien renseigné, donc j’en suis reconnaissant. Je voudrais réagir ensuite sur la vision du manga proposé. Je suis d’accord pour dire que c’est une oeuvre mineure de Tezuka, mais pas pour dire qu’il comporte peu d’intérêt. Je trouve que, comme à son habitude, la force de l’auteur s’y déploie avec magie, et on suit avec plaisir la galerie de personnages qui défilent autour de la femme-insecte, sans que ça ne mène vraiment quelque part, je suis d’accord. Mais je trouve le dessin comme toujours très expressif et tout en mouvement, magnifique pour les paysages de villes ou de natures, et le tout très prenant du début à la fin. Voilà je prenais juste la parole pour répondre ; mais je suis bien d’accord que par rapport à ses oeuvres maitresses il y a beaucoup. Quand au problème pertinent amorcé en fin d’article, je crois pouvoir parler d’expérience en disant que les adolescents lisent des mangas contemporains, et ne s’intéressent que peu aux vieux. C’est comme pour les films, les livres, ou les bds. Le vieux faut apprécier et être cinéphile par exemple pour aller dénicher les films de Murnau, Lang ou Pabst. Sinon personne ne va aller voir. C’est pareil pour les mangas, face à un One Piece, Gunnm ou Akira, toute la vielle génération leur parait désuet, pour ces jeunes européens qui aiment les mangas, et donc ça se vend forcément moins bien (sans oublier le problème des scans.) Voilà, merci pour l’article, et bonne continuation
par Cyprien le 25 avril 2011 | Répondre à ce message
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AVEC LES MÊMES AUTEURS
L’Histoire des 3 Adolf de Tezuka Osamu
Black Jack de Tezuka Osamu
Bouddha de Tezuka Osamu
Barbara (t.1-2) de Tezuka Osamu
Kirihito de Tezuka Osamu
BRÈVES
D’ici de là-bas
25 janvier 2012
A l’occasion de l’édition 2012 du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême, ARGH Association et Entre les cases proposent l’exposition « D’ici de là-bas », qui propose une géographie de la bande dessinée à hauteur d’artiste. Le commissariat en est assuré par Pierre-Laurent Daures (copinage inside). Rendez-vous est donné au 18 boulevard Pasteur (face au Pavillon Jeunes Talents) à Angoulême, du 26 au 29 janvier.
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Ami lecteur, lectrice mon Amour, l’occasion était trop belle. Non seulement du9 s’apprête à faire peau neuve, mais voici que Cornélius (ami et admiré de longue date) vient d’installer ses nouveaux bureaux non loin d’Upian, notre habilleur officiel. Alors, histoire de fêter l’événement sous le regard bienveillant des deux parrains, sept auteurs viennent s’illustrer du 9 au 30 décembre prochains sur les murs de la galerie Since (211 rue Saint-Maur, Paris Xe) : Ludovic Debeurme, Nadja Fejto, Grégory Mardon, Fanny Michaelis, Hugues Micol, Giacomo Nanni, Benoît Preteseille — dignes représentants de cette nouvelle bande dessinée que Cornélius s’attache à découvrir et à faire connaître. Vernissage prévu le 9 décembre à 19h.
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Du 16 au 18 novembre 2011, le groupe de recherche sur la bande dessinée ACME organise le colloque international « Figures indépendantes de la bande dessinée mondiale : tirer un trait/tisser des liens », qui se tiendra à l’université de Liège (Place du XX août 7, 4000 Liège). Les trois journées de réflexion porteront sur les aspects historiques, thématiques et économiques des structures éditoriales qui relèvent ou se réclament entre autres dénominations de « l’indépendance ». Programme détaillé des interventions ici.
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