Portrait
mars 2018

Siris

par Maël Rannou

La bande dessinée québécoise reste mal connue en France. Elle a pourtant vécu une période intense aussi stimulante qu’en Europe au tournant des années 1980-1990: une vague underground passionnante, représentée (et un peu écrasée) par Julie Doucet s’est développée avec des profils aussi curieux que Richard Suicide, Henriette Valium ou Siris, bien connu pour ses histoires de Baloney, poule vivant dans les quartiers populaires de Montréal. La Pastèque vient de publier Vogue la valise, pavé autobiographique dans une approche un peu différente que ce que l’on connaissait. L’occasion pour lui de revenir à Angoulême, et pour nous de réaliser cet entretien brassant trente ans de carrière — ainsi qu’un bout d’histoire de l’underground québécois.

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mars 2018

El Chico Solo

par Maël Rannou

Dans le n°20 de Gorgonzola, les éditions l’Égouttoir s’intéressaient aux « fanzineux disparus », ces auteurs que l’on croisait quasi obligatoirement en se plongeant dans la presse souterraine d’une certaine époque et qui ont disparu de nos radars du jour au lendemain. Trois auteurs ont été choisis, ayant débuté dans les années 70, 80 et 90, pour évoquer cette période de leur vie et leur rapport actuel à la bande dessinée aux fanzines.

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février 2018

Gerbaud

par Maël Rannou

Dans le n°20 de Gorgonzola, les éditions l’Égouttoir s’intéressaient aux « fanzineux disparus », ces auteurs que l’on croisait quasi obligatoirement en se plongeant dans la presse souterraine d’une certaine époque et qui ont disparu de nos radars du jour au lendemain. Trois auteurs ont été choisis, ayant débuté dans les années 70, 80 et 90, pour évoquer cette période de leur vie et leur rapport actuel à la bande dessinée aux fanzines.

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février 2018

Filipandré

par Maël Rannou

Dans le n°20 de Gorgonzola, les éditions l’Égouttoir s’intéressaient aux « fanzineux disparus », ces auteurs que l’on croisait quasi obligatoirement en se plongeant dans la presse souterraine d’une certaine époque et qui ont disparu de nos radars du jour au lendemain. Trois auteurs ont été choisis, ayant débuté dans les années 70, 80 et 90, pour évoquer cette période de leur vie et leur rapport actuel à la bande dessinée aux fanzines.

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janvier 2018

Tanx

par Xavier Guilbert

Lorsqu’en 2016, le Ministère de la Culture avait voulu l’élever au rang de Chevalier des Arts et des Lettres, la réponse de Tanx ne s’était pas faite attendre: « Chevalier mon cul, que crève l’état et son ministère. » Mais il ne faudrait pas que son caractère explosif et ses prises de position passionnées viennent occulter l’oeuvre qu’elle construit depuis plus d’une dizaine d’années. Car malgré ses doutes et ses questionnements quant à son propre travail, c’est une évidence: Tanx est une artiste.

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décembre 2017

Delmas x Jurictus

par Gabriel Delmas

L’art poursuit toujours son émancipation, et le livre dessiné poursuit sa métamorphose en se libérant de ses contraintes : contraintes de formes, de formats, de codes, de narration, de récit, contraintes commerciales, contraintes d’impression, contraintes d’expression, de dessin, de représentations. Vu de l’underground, la bande dessinée des éditeurs majeurs est embourbée dans son académisme de narrations et de styles qui se recopient les uns les autres. Ce qui est marginal aujourd’hui sera un jour majoritaire. Une utopie ? Ou un mouvement déjà bien installé qui modifie en profondeur la façon dont les artistes peuvent s’investir dans le livre.

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décembre 2017

Ishikawa Jirô

par Xavier Guilbert

En 2016, il avait fait l’affiche du F.OFF à Angoulême — et l’on avait pu découvrir, dans une exposition qui lui était consacré, le travail surprenant de Ishikawa Jirô. Entre son dessin très appliqué et ses personnages à tête de pénis, on pouvait hésiter entre la pochade égrillarde et l’un de ces délires dont les japonais sont coutumiers. Présent au programme du projet Mangaro/Heta-Uma organisé par le Dernier Cri fin 2014, Ishikawa Jirô était de retour en France à l’été 2017 pour une nouvelle exposition. L’occasion d’explorer le parcours atypique d’un auteur résolument en marge.

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décembre 2017

Daniel Merlin Goodbrey

par Tony

Daniel Merlin Goodbrey est l’un des pionniers les plus importants et les plus prolifiques de la bande dessinée numérique. Débutant ses expérimentations autour de l’an 2000, il a exploré un large panorama de formes et d’utilisations de la publication en ligne, depuis les webcomics les plus simples jusqu’à l’interactivité pensée pour ordinateur ou tablette. C’est donc tout naturellement qu’il s’est récemment lancé dans une thèse à la University of Hertfordshire et qu’il participe au projet Electricomics.
Pourtant, il reste étonnamment inconnu en France, même au sein de la communauté qui s’intéresse à la bande dessinée numérique, que ce soit dans la pratique ou dans la recherche. D’où cet entretien, qui (espérons-le) contribuera à régler cette situation paradoxale.

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décembre 2017

Daniel Merlin Goodbrey

par Tony

Daniel Merlin Goodbrey is one of the most important and prolific pioneers in digital comics. He started his experiments around 2000, and set to explore numerous forms and uses of online publishing, from simple webcomics to full-on interactivity, designed for computers or tablets. As a logical consequence of his long time questionning about forms and tools, he recently started a professional doctorate at University of Hertfordshire and is involved in the Electricomics project.
In spite of all this, he remains strangely unknown in France, even among the little community involved in digital comics practice or research. This conversation is an attempt to sort out this paradoxical situation.

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novembre 2017

Lukas Verstraete

par Annabelle Dupret

Ses dessins triviaux révèlent autant d’affinités graphiques que narratives avec, au premier regard, des formes de satires sociales et populaires où les démêlées entre bêtes et figures humaines se conjuguent avec des couleurs bigarrées marquées par des rapides et sinueux. Comme Lukas Verstraete, jeune auteur prolifique, le révèle librement dans une conversation menée pour du9 il y a un an (alors qu’il préparait l’édition de Ramone, son premier album, pour La 5e Couche), derrière cette effervescence et ce bouillonnement dessiné se cache une science de la couleur, de l’histoire, et de l’étonnement qui est portée par un amour premier pour l’expérimentation et la découverte.

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octobre 2017

André Schiffrin

par Xavier Guilbert

Parmi les projets en souffrance qui attendent de peut-être, pouvoir un jour finir par être publiés sur du9, il y avait cet entretien avec André Schiffrin qui me tenait à cœur. Non seulement parce que ce grand monsieur nous a quittés en décembre 2013, mais surtout parce que son discours m’a toujours frappé par sa justesse et son intelligence, et qu’il me semblait toujours particulièrement d’actualité, bien que cet échange ait eu lieu en 2011.

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octobre 2017

Delmas x Brunet

par Gabriel Delmas

L’artiste aujourd’hui ne se limite pas seulement à une seule technique; il explore, il est opportuniste, il se révèle au gré des expériences qui lui sont possibles. La bande dessinée fait définitivement partie de sa culture, de son champ d’action, et tous les codes graphiques contemporains sont autant de références que la peinture classique, que l’art primitif. C’est son univers, un monde où il voit des liens, où il créé des liens, où il révèle ce que l’histoire de l’art ne peut faire apparaître. Avec Julien Brunet, le manga se juxtapose aux vases grecs antiques et ils réapparaissent métamorphosés, dans un clip d’art digital. L’impression, le livre, le zine sont des morceaux, des fragments d’interventions plastiques ou graphiques protéiformes.